11 décembre 2008
10 raisons de ne pas aimer le Japon
Suite et fin de ce petit billet rétrospective : vais je trouver 10 raisons de ne pas aimer le Japon? Je me lance, sans y avoir trop réfléchi...
1 - Les moustiques : voraces et nombreux, ils nous ont vraiment pourri notre fin d'été malgré nos précautions
2 - La difficulté à apprendre la langue : je ne fustige pas le Japonais en soi, c'est une langue magnifique, mais sa difficulté d'accès pour nous les Européens. Sans travailler une à deux heures par jour, vous avez peu de chance de la parler ou de la comprendre. Nous n'avons pas mis l'effort nécessaire et surtout je pense que nous avons fait des erreurs fondamentales dans notre apprentissage, mais j'en reparlerai un peu plus tard.
3 - La sécheresse de l'hiver : des le mois de Novembre double crème obligatoire sur la peau pour éviter les craquelures (je n'ai pas eu l'occasion de tester l'été chaud et humide autrement que lors de notre voyage de noces, mais à Singapour c'est quasiment la même chose et pour l'instant je ne le vis pas trop mal)
4 - Les tremblements de terre... boudiou une fois qu'on a commence à les ressentir, ils deviennent profondement angoissants. Non on ne s'y habitue pas, en tout cas pas moi. On se demande lorsqu'on en ressent un si une nouvelle secousse plus forte va arriver, et on stresse...
5 - Le statut de la femme, quasiment obligée de rester au foyer. Certaines travaillent malgré leur maternité, mais c'est complique et d'après plusieurs témoignages elles ne sont pas reconnues dans leur travail. Être femme au foyer en soi n'est pas un mal, bien au contraire, mais il est dommage que cette société ne leur donne pas un vrai choix. De ce point de vue la, la France est quasiment un paradis sur terre...
6 - Les GPS qui ne parlent que Japonais (normal, on est au Japon me direz vous) mais surtout qui donnent des indications foireuses. Je pensais que c'était du à l'ancienneté du notre, mais j'ai appris que d'autres récents n'étaient pas toujours efficaces.
7 - La pluie froide, forte et persistante.
8 - (ca devient dur) L'ambiance sonore des magasins d'electronique : musique à fond la caisse, vendeurs sur leurs stands, ca hurle, ca braille, ca etouffe. Cela me surprend beaucoup car en tant que cliente j'aime passer un long moment a etudier les divers modeles disponibles d'un produit que je souhaite acheter, et cette ambiance là me herisse tant que je n'arrive pas a rester trop longtemps dans ces magasins...
9 - Qu'etre situee a 1h d'Ichigaya (le ghetto francais), c'est etre consideree comme habitant quasiment de l'autre cote du Japon par certains expats (non non je ne parle pas de vous Ariane, Gaelle, Sophie, Catherine, Vanessa, ne vous inquietez pas), et que c'est fort etonnant que vous n'habitiez pas là pour mettre votre fille a l'ecole Francaise (et oui, pas les moyens de s'y loger, desolee !)... alors que de mon cote je faisais des aller retours de plus d'une heure et demi plusieurs fois par semaine...
10 - la contradiction etonnante entre jardins et nature magnifiques et horribles maisons et structures urbaines grisatres, qui sont a peine maintenues par leur proprietaire.
Je pourrais citer aussi l'abondance de sacs plastiques mais je'en avais deja parle...
voila ! j'ai trouve, mais ca n'a pas ete si facile. J'ai retenu peu de choses contre les Japonais eux memes (le nationalisme, l'hypocrisie...) car je ne peux pretendre a vraiment les connaitre. Je n'aime pas juger sans avoir une reelle connaissance des choses.
PS : je reedite legerement le billet precedent... j'avais oublie une chose que j'adore.
30 novembre 2008
Lost in deposit
Avant que les souvenirs ne s'effacent, quelques mots sur nos derniers jours a Tokyo. L'emballage de nos affaires, en soi, n'a rien de passionnant. Bien sur la bibliothèque a pose quelques soucis a nos gentils emballeurs, qui n'étaient pas les mêmes qui l'avaient monte. Mais il y sont arrives...
7e demontage ! Maintenant, apres la visite des premiers appartements à Singapour, je me demande si j'arriverai à la placer quelque part. Elle a une grande valeur sentimentale, mais elle n'est pas vraiment indiquee pour "alleger" un decor...
Après 3 jours à camper (lundi dernier était férié au Japon, donc pas de déménageurs), ils ont fini d'emballer mardi. A la nuit tombée, l'appartement vide a dévoilé tous ses coins sombres et bien crasseux : Nicolas me dit de ne pas m'en faire, le propriétaire fera venir, à nos frais, une société de nettoyage. Certes, mais ce n'est pas génial pour donner une bonne impression de l'ensemble et sauvegarder notre caution, autant que faire se peut. Autant, en France, malgré ma crasserie genetiquement inmodifiable, je n'ai jamais perdu un sou de caution. Meme à Berthier où une etagere de verre etait bien cassee, je suis passee entre les mailles du filet. Autant au Japon c'est une autre histoire. Pour relouer un logement les proprietaires les remettent reellement à neuf (en tout cas dans le standing de location que nous visions), et font donc contribuer les precedents locataires en fonction des degats causes. Ce qui est rassurant est que tout cela semble assez codifie. Ainsi, pour les papiers peints, une pratique courante est de considerer que la valeur de remplacement est amortie de 20% chaque annee. Ainsi au bout de 5 ans, le locataire repart sans avoir à financer le remplacement des papiers peint. Mais s'il part au bout d'un an, il devra financer 80% du remplacement...Cela nous a fait fremir, d'autant que Romane avait aime laisser sa trace dans le salon...Sans compter que pour economiser son energie Nicolas a esquinte plusieurs marches de l'escalier en descendant de lourdes valises, et que nous craignons que l'ensemble y passe aussi. Apres cette funeste decouverte, Romane dit au revoir a la maison : nous allons passer la nuit à l'hotel à Yoga. Nous avons d'ailleurs dine à proximite dans une chaine de cuisine Japonaise assez bonne et bon marche : Otoya (enseigne bleu marine et lettrage romanji blanc). J'y ai en particulier mange un dessert compose de mousse au sesame noir, glace au soja et azuki absolument delicieux (et treeeeeeeees calorique!).
Mercredi matin donc, apres avoir depose Romane à l'ecole pour son dernier jour, rendez vous etait pris avec l'agent immobilier - l'affable Tada-san - le proprietaire (un vieux monsieur et un plus jeune) et deux representants de la societe de nettoyage. Nous nous sommes donc retrouves face à 4 personnes, Tada etant de notre cote, j'espere ! L'inspection a ete minutieuse : ouverture des placards, test des plaques de gaz, des robinets, observation millimetrique du parquet... et je voyais progressivement des petits scotchs jaunes places sur les preuves incriminantes. Et surtout, je scrutais ce que l'homme au metre deroulant mesurait sur les murs, craignant une facture salee pour les papiers peints. L'operation a pris 45 minutes environ, et ils nous ont presente un devis estime de 168 000 Yens (environ 1300 euros) pour reparations et nettoyage, ce dernier etant pris a 50% par le proprietaire : seuls quelques murs de papier peint seront remplaces, le meuble de la salle de bains (qui etait deja en piteux etat a l'arrivee, et du coup ils nous font payer moins que prevu), quelques planches de parquet... ils n'ont pas tout vu, en particulier les scarifications realisees par Romane sur les encadrures de fenetre et que les toiles des moustiquaires n'etaient pas loin de ceder (sous le poids de devinez qui ? Romane bien sur). On ne s'en sort pas trop mal finalement... mais il y eut le coup de grace. On nous demande nos clefs : nous les tendons. Pas de bol : pendant le trip debut Novembre j'ai perdu mon trousseau de clef (avec mon porte clef WW sniiiif), ils se rendent compte que la clef est une copie. Et plaf, 20 000 Yens de plus sur la note : la clef d'origine etant perdue ils doivent refaire la serrure. Un conseil donc a tous mes amis locataires au Japon : faites des copies des clefs et gardez les originaux au chaud.
C'est au meme moment que Tada san avait pris rendez vous avec les compagnies de gaz, d'eau et d'electricite pour cloturer les abonnements. On paye les dernieres factures en liquide directement aux employes idoines, et voila c'est fini. Nous prenons Dorian et nos dernieres affaires, et nous partons nous refugier chez Rosario, ma toute recente voisine francophone. Heureusement qu'elle etait là ! Derniers papotages, beaucoup de regrets à se quitter si tot apres avoir fait connaissance, dernieres petites choses à faire, chercher Romane à l'ecole, et hop direction Narita, pour y domir la veille du depart. Probleme : Romane veut prendre l'avion tout de suite maintenant ! Apres quelques caprices nous arrivons à faire manger notre petit monde et nous nous installons au Skycourt, un business hotel de base. La nuit est penible, Dorian se reveille de nombreuses fois (comme la veille en fait), ne veut plus dormir entre 3 et 6h du matin... mais le lendemain, nous sommes à nouveau sur le pied de guerre. Nous recuperons nos 9 bagages au Takkyubin, nous allons enregistrer et constatons les 188 kg, et donc les 88 kg d'excedent que la societe de Nicolas financera. Apres un petit dejeuner, le change de nos Yens restant en dollars singapouriens et le controle de securite, nous nous dirigeons vers le controle passeport. Dernier glitch : il faut rendre nos Alien Registration Cards... or j'ai oublie celle des enfants, elles sont dans le demenagement. Nous remplissons un papier, garantissant qu'à reception de nos affaires nous les renverrons au bureau d'immigration. S'il y avait eu le temps, je suis sure qu'ils nous auraient demande une lettre d'excuse ! Nous passons la frontiere, finalement, et nous dirigeons vers la porte d'embarquement 46. L'embarquement de l'A380 vient a peine de commencer, nous n'avons pas le temps de souffler et montons dans l'avion....
21 novembre 2008
On remballe !
Alors que Romane est à l'école, Dorian apprécie beaucoup le spectacle. Il ne semble pas du tout stresse par le remue-ménage dans la maison (quelle différence d'avec sa grande sœur lors de l'emmenagement a Paris en septembre 2005!). Nous sommes alles chez l'ORL : nouveaute pour moi, je n'etais jamais alle chez un ORL... et j'ai ete un peu desarconnee par l'appareillage digne d'un dentiste qui s'y trouvait. J'ai meme cru m'etre trompee de cabinet ! Encore des sirops a prendre : aie aie aie, il n'aime pas ca.... La doctoresse me demande de revenir dans une semaine : gomenasai, not possible... we're moving to Singapore...
20 novembre 2008
j-7
Le compte a rebours s'emballe : dans 7 jours nous atterrirons à Changi Airport ... Trouver un appartement, preparer Noel, inscrire Romane au Lycee Français.... que de choses a faire. Mais surtout un truc que je n'ai realise qu'il y a peu : je vais m'installer dans une ville que je n'ai jamais visite auparavent. Ca me fait tout bizarre... Londres, Rouen, Tokyo, je connaissais deja avant de decider d'y venir. Chicago, ce n'etait que pour un stage et je connaissais deja quelques villes americaines, je savais a quoi m'attendre. Mais la, aucune reference : ma vision de cette ville se resume a ce que m'ont en dit mes amis et ce que je lis dans des blogs... Des fois, je me dis que je suis un peu fada de partir comme ca a l'aventure... Bref.
Demain les demenageurs commencent l'encartonnage : notre bazar est organise, les choses sont rassemblees, les meubles ont ete nettoyes. Trois casses tete :
- coordonner le jetage des objets avec la recuperation municipale. Nous n'avons que deux passages par semaine pour le gros des ordures, 1 passage par semaine pour le carton, les verres et les canettes, et 1 passage tous les 15 jours pour les plastiques recyclables et petit electromenager. D'ailleurs, je croyais que c'etait la semaine derniere mais je me suis trompee... esperons que ce soit ce samedi, sinon j'aurai des trucs sur les bras mardi sans savoir qu'en faire (et en plus de voiture pour les amener a une dechetterie, qu'il me reste d'ailleurs a localiser). Pas de chance, nous avons oublie ce matin de vider quelques bouteilles en verre... et la recuperation pour ces dernieres a lieu tous les jeudi : qu'allons nous en faire maintenant ?
- organiser les rendez vous pour la vente de nos objets. Le plus gros est fait : le mari d'une de mes fideles lectrices vient recuperer la voiture dimanche matin. Elle va desormais resider a Osaka chez Megu Chan. Le transfert est tres complique au Japon : paperasse, signature a faire certifier par le consulat et autres joyeusetes. Les hommes se sont debrouilles, je suis contente (on les a u peu aide quand meme !). Les telephones aussi sont promis a un jeune couple qui vient d'arriver. Softbank nous demandait de payer le reste du contrat (engagement de 2 ans) et donc les revendre devenait une perte de 25 000 Yens par telephone... heureusement on peut transferer les contrats avec le numero de telephone, ce qui nous arrange autant que les repreneurs qui ne restent qu'un an. Le frigo sera livre samedi matin et j'attends confirmation pour la television et le four.
- preparer les valises : les valises d'ete qui partiront a Narita par Takkyubin mardi matin et les valises d'hiver que nous gardons avec nous (mardi soir nous ne pouvons plus loger a la maison, et nous n'avons toujours pas reserve d'hotel !)... avec evidemment couches, lingettes, quelques jouets pour amuser les enfants. J'ai l'angoisse que les demenageurs encartonnent des objets dont je pourrais avoir besoin pour les 4 semaines a venir...En tout cas, elles sont faites. Maintenant je traque l'oubli...
Sur le front des enfants, Dorian a une double otite, je vais voir l'ORL demain. Romane se remet de son gros rhume, surtout qu'elle a enfin compris a quoi servait un medicament et le prend sans broncher maintenant (bien evidemment Dorian le refuse, tant pis pour lui ca sera suppo maintenant !). Je l'ai bien prevenue que ses jouets seraient empaquetes demain et que dans quelques jours nous prendrons l'avion pour trouver une nouvelle maison a Singapour (pas loin de l'ours polaire qui se baigne dans la piscine). Elle va a l'ecole jusqu'a mercredi, elle y sera bien occupee (meme lundi il y a ecole alors que c'est ferie, pas mal non ?). Je suis confiante.
Le stress retombera apres l'encartonnage. Je me sentirai deja plus legere. Vivement mardi soir !
19 novembre 2008
Photo souvenir
Dernière girly night pour moi a Tokyo : le pli est pris, les filles vont s'en refaire. La soirée était tellement sympa qu'on en a oublie de faire des photos dans le restau... séance de rattrapage aux portillons de la ligne Oedo.

Misere ! Il en manque une !
Et celles qui n'ont pas pu etre presentes...
Diner au Monsoon cafe d'Azabu Juban : cuisine thai et vietnamienne de tres bonne tenue, epicee comme j'aime. Ambiance et decor sympa, mais ca manquait de chauffage ! on a termine avec la pashmina sur les epaules. Autre point faible : la carte propose des entrees, mais tout a ete servi en meme temps, a la japonaise... Addition : 4600 Yens pour un cocktail, une biere, une entree, un plat et un dessert. Acceptable. Un point fort a signaler : la reservation peut se faire par mail et sans risque d'incomprehension.
Vous allez me manquer les filles...
17 novembre 2008
Des cartons ?
Je vais briser un mythe : non, nous ne sommes pas en plein cartons. Et pourtant nous partons bien pour Singapour le 27 Novembre. C'est que le déménageur nous encartonne nos affaires, voila l'astuce. L'employeur de Nicolas finance le déménagement, cela fait partie des prestations attendues. En attendant, il y a quand même du boulot, surtout pour les bordéliques que nous sommes : trier, jeter ce qu'il y a a jeter, organiser la maison au mieux pour que les encartonneurs encartonnent facilement et que l'on retrouve nos petits 4 semaines après. Et puis revendre le matériel inutilisable ailleurs : rice cooker, aspirateur, téléphones... mis a part quelques objets, le principal est vendu, via le blog et les petites annonces de gaijin pot. Le principe est que l'acheteur se déplace pour acheter les objets, mais comme nous habitons les confins de Tokyo, nous consentons parfois a faire un bout de chemin. Voire a livrer a domicile, comme chez Helene, qui nous a fort bien accueilli cet après midi avec des pâtisseries délicieuses. S'assurer de l'achat, prendre rendez vous, finaliser la transaction, cela demande pas mal de travail en fait. Et puis préparer les objets, retrouver boite et notice, nettoyer (pas comme cette famille néozélandaise qui avait refourgue tout son électroménager a des amis absolument infect avec champignons dans le frigo !).
Parmi les autres travaux de déménagement, il y a aussi préparer Romane : depuis le passage de son parrain le week-end end dernier, Romane a hâte de voir de ses yeux l'ours polaire qui se baigne dans une piscine (hein ?!?!). Elle a bien compris désormais que nous allons avoir une nouvelle maison et qu'a sa nouvelle école la maitresse et ses nouveaux camarades parleront francais. Même si nous apprécions beaucoup le travail de Kumiko, nous espérons beaucoup de ce passage a la vraie école maternelle, avec des enfants de son age ou plus ages (en ce moment elle est toujours dans la classe des petits). Elle a donc bien conscience de tout cela, ce qui lui occasionne parfois résistance et colères, mais rien qui ne soit ingérable pour nous. Il faudrait juste qu'elle soit tout a fait propre de jour... Espérons qu'elle suivra le mouvement sans accidents a sa nouvelle ecole.
Pour son dernier jour d'école a Tokyo, nous ferons une petite fête. J'ai trouve chez Cuddlesome un très bel imagier franco-japonais a offrir a sa maitresse, illustre par Alain Gree. J'ai demande a Romane ce qu'elle souhaite lui offrir : "un gros bouquet de fleurs", voila une belle attention. Je prévois également de constituer des petits sacs de surprises pour ses copains. Mais elle ne sera pas oubliée : sur les conseils d'une éducatrice de l'école, j'ai acheté un nounours Hello Kitty dans lequel nous avons place des puces sur lesquelles Kumiko a enregistre une chanson et un message a l'attention de Romane.
De notre cote, Nicolas ne reprenant le travail que le 8 Décembre, nous profitons autant que faire ce peut de ces derniers jours, en voyant des copains, en goutant des spécialités encore inconnues... et en allant a Disneyland Tokyo mercredi (enfin moi je vais en profiter, Nicolas moins...).
Voici le planning de ces prochains jours :
Lundi 17/Mardi 18 rangement, triage... et espérons bouclage ! Derniere girly night in Tokyo
Mercredi 19 : Mickey !
Jeudi 20 ... derniere reunion couture ? elle a lieu le 21, ca va pas le faire (snif)....
Vendredi 21: Encartonnage jour 1
Samedi 22 : Encartonnage jour 2 et livraison du frigo
Dimanche 23 : vente de la télévision
Lundi 24 : férié au Japon...
Mardi 25 : encartonnage jour 3, dodo a l'hôtel pres de chez nous
Mercredi 26 a 10h : état des lieux de sortie, dernier jour d'ecole pour Romane, dodo a Narita
Jeudi 27, 11h : décollage pour Singapour....
Et dans les interstices, dernières séances de shopping, rendez vous pour la vente des objets, dernières choses a voir a Tokyo....
Et maintenant dodo : on en a du travail cette semaine !
17 octobre 2008
Girly night, edition d'octobre
Cette fois ci, ayant réuni encore une fois 7 autres comparses (+ 3 bébés en préparation !), nous avons teste une Izakaya de cuisine "fusion" au 49e étage de la tour Sumimoto a Nishi-Shinjuku. Des tapas, au filet de porc caramelise en passant par les sashimis, extraits...

Et tout cela, avec une tres belle vue...
Verdict : decor et ambiances tres agreables, cuisine soignee et savoureuse, presentation et service irreprochables. Une adresse a conserver.
Tous les details en cliquant sur le nom pour le moins perturbant de ce restaurant : At
La prochaine girly night in Tokyo sera deja la derniere pour moi : qui prends le relais ?
15 octobre 2008
9
9.... mais qu'est ce donc que ce chiffre ? le nombre de mes conquêtes avant de rencontrer Nicolas ? oh, non ma bonne dame, il y en eut bien plus mais la décence m'oblige à rester discrète.... le nombre d'enfants que je rêve d'avoir ? oulala, je ne m'appelle pas dgedge moi ! le nombre de langues que je parle ou que j'ai tente d'apprendre... voyons voir, Français, Anglais, Espagnol, Grec moderne (oui oui), Russe (j'ai tenu trois cours...), Hindi (une année complète a l'INALCO s'il vous plait !), Allemand (allez apprendre l'allemand dans une classe remplie d'anglophones, et vous apprécierez la grammaire française d'un autre œil), Japonais (pour un piètre résultat malheureusement...), donc ça fait 8. Et si je rajoute les langues mortes, 10, non, le compte n'y est pas....
Alors, 9, c'est quoi ? ...........
C'est le nombre de déménagements depuis Septembre 1997....
De Paris à Paris, pour emménager dans mon premier studio d'étudiante.....
De Paris à Rouen, pour être a 10 minutes de mon premier CDI...
De Rouen à Rouen, pour changer de rive....
De Rouen à Rouen, encore pour changer de rive et changer de vie...
De Rouen à Londres, pour changer de pays...
De Londres à Londres, pour pouvoir accueillir l'homme de ma vie dans un appartement plus grand....
De Londres à Paris, pour retrouver ma mère patrie...
De Paris à Tokyo, pour quitter ma mère patrie...
De Tokyo à Singapour, pour vivre de nouvelles aventures, retrouver un lave vaisselle et un lave linge qui lave A CHAUD, et peut être de nouvelles perspectives professionnelles.
(après, ne soyez pas étonnés si ma maison est TOUJOURS en bazar...)
Atterrissage prevu pour la mi-decembre...
(et ca m'apprendra à intituler un blog "3 ans au Japon")
13 octobre 2008
Le dejeuner sur l'herbe
Et bien nous avons fêté la journée du sport, férié au Japon avec petits drapeaux nationaux sur les bus, de la meilleure maniere qui soit : allonges sur des bâches a pique nique au bord de la riviere (fleuve?) Tama, sous un soleil radieux (et oui, l'automne est une tres belle saison ici) et humant le parfum d'un barbecue concocte par nos hommes. Nous avons meme eu le plaisir de ne pas avoir à faire la police toutes les 5 minutes avec les marmots (une bonne dizaine, de 11 mois à 4 ans) : il y eut à peine quelques eclats de voix, quelques disputes autour d'un velo tres convoite, mais il y eut aussi un moment magique où certains d'entre eux lisaient sagement les livres apportes par une amie...
On m'aurait dit il y a un an qu'à 20 minutes de voiture de chez moi j'aurais le plaisir de faire un barbecue au bord d'une rivière en plein milieu de la plus grosse mégapole du monde, je ne l'aurais pas cru. La rivière Tama separe Tokyo de Kawasaki, 8e ville la plus peuplee du Japon (1,4 M d'habitants), prise en sandwich entre Tokyo et Yokohama. : c'est du cote de cette ville que nous etions installes. J'imagine que les terrains aux abords de la riviere sont inconstructibles, car je n'ai pas beaucoup vu de planification raisonnee (=gardons un peu d'espace vert et ouvert pour les habitants) dans cette conurbation surpeuplee. Il y a bien quelques buildings de part et d'autres, mais la plupart du temps 30 m de large de berges sont reservees aux pietons et cyclistes, en contrebas de la route et donc protegees des bruits de la ville. Des equipes de sport s'y retrouvent pour faire leur entrainement, des familles comme nous pour un barbecue, mais aussi quelques SDF aux tentes bleues. L'endroit est assez propre, malgre quelques detritus sous les ponts. Detail amusant, nous avons remarque que beaucoup de Japonais s'installaient pour pique niquer sous ces ponts justement. Le bruit ne semble pas les deranger...Autre detail surprenant, il n'y a quasiment pas de moustiques à cet endroit là. Certes le temps s'est rafraichi, mais chez moi ils sont toujours la, et voraces !
Kawasaki a peu de caractere, mais son enoooorme musee municipal, aupres duquel nous etions gares, m'intrigue... il est possible que nous y allions faire un tour un de ces jours. En attendant, nous avons eu droit à un petit tour by night : a 16h30, nous avons replie les baches, le soleil etant pres de se coucher. Puisque nous avions la voiture, nous sommes alles deposer un porte bebe dorsal emprunte à l'amie qui avait propose le barbecue : sans un numero de telephone pour guider le GPS, je pensais que l'expedition serait hasardeuse. Et bien pas du tout ! ma memoire visuelle des paysages urbains s'etant fortement accrue, j'ai retrouve sans probleme son immeuble. En revanche, une fois le GPS programme pour nous ramener a la maison, voila qu'il veut imperativement nous faire passer dans une zone pietonne ! Nous avons tourne de longues minutes, pris dans un dedale de rues et ruelles (sans nom, je vous le rappelle !), dans la nuit noire... chaque fois nous revenions sur la fameuse zone pietonne... "Il nous reste un demi-plein, tu crois qu'on va reussir a rentrer ?" me dit Nicolas. Et c'est la que notre complementarite nous a sauve de la dispute conjuguale : lui comptant sur moi pour nous orienter, moi comptant sur lui pour conduire la voiture. Impensable que l'un de nous claque la porte en decretant un retour par les transports en commun. Finalement, nous avons reussi à nous sortir de ce bourbier, à force d'essayer de nouveaux chemins. Ouf !
Et voila ma petite aventure du jour.. .que j'ai bien fait de consigner dans ce blog, car autrement je n'aurais certainement jamais su pourquoi il y a un quartier denomme Todoroki à Kawasaki, en face de notre quartier a nous... l'info est cachee dans ce billet....je vous laisse la decouvrir par vous meme ;o)
25 septembre 2008
Girly night in Tokyo
Une des reussites de mon expatriation a Londres a ete de faire partie d'un groupe d'amies francophones (et oui, je ne dis pas françaises car il y a une helvète dans le lot), désormais célèbre sous le nom des Belettes. Comme nous n'avions pas nos familles a portée de main, nous avons recréé un lien quasi familial, en nous voyant quasiment chaque semaine autour d'un bon diner. Bon il faut bien l'avouer, nous avons été légèrement inspirées par Carrie et ses copines New Yorkaises. Nos discussions d'ailleurs s'en rapprochaient, et nous faisions comme si Londres était une ville ou personne ne comprenait le français : il y a des oreilles a South Kensington qui ont du être légèrement choquées par nos sujets de conversation! En fait, mes copines étant pour la plupart des financières de haut vol (travaillant tard donc....), planifier une sortie hebdomadaire, la plupart du temps le mercredi, leur permettait de prévoir cela dans leur agenda et de s'échapper du bureau. Et puis de fil en aiguille, se voir une fois par semaine est devenu vital, sans compter les nombreuses sorties du week end, les anniversaires, les escapades, les mariages et j'en passe. Aujourd'hui, seulement trois sont restées a Londres, une vit au Qatar, deux autres a Singapour (ou presque) et moi a Tokyo : on essaye de se donner des nouvelles, de s'épauler en cas de coup dur et de se voir des qu'on est dans la même ville. Les soirées de Belette nous manquent, mais le lien est toujours la.
Ici a Tokyo, ce ne sont pas les agendas professionnels qui nécessitent de s'organiser, mais la capacité a s'éloigner des boutchous une soirée, l'agenda de Monsieur ("Cheri, ce soir tu rentres a 19h pétantes !"), ainsi que l'immensité de la ville. Ainsi c'est plutot sur un rythme mensuel que j'ai propose de retrouver quelques amies pour un diner entre filles. Toutes me connaissaient, certaines se connaissaient entre elles (en expat, le reseau est comme une toile d'araignée...) et elles ont toutes répondu avec enthousiasme a mon invitation. Apres quelques recherches sur www.bento.com, nous avons jete notre devolu sur une Izakaya spécialisée en cuisine d'Okinawa dans le quartier de Shibuya, Teyandei. Apres c'est bien beau d'avoir une adresse sur un bout de papier, encore faut il la trouver ... a Tokyo, point de nom de rue mais un codage par pâté de maison, ni même souvent point de numéro sur les batisses. Quand on y rajoute que les noms des restaus sont bien sur en Kanji et qu'en plus certains se payent le luxe de ne pas avoir de pancarte bien visible, je vous laisse imaginer le jeu de piste ! Une bonne technique lorsqu'on cherche un lieu précis est d'observer attentivement son Atlas City Guide : il est fort possible qu'une bonne âme vous interpelle pour vous aider a vous repérer. C'est ce qui m'est arrive, mais en cela l'une de mes comparses a fait plus fort : elle est arrivée accompagnée de trois salary men ! Encore et toujours, il faut exercer son sens de l'observation et ne pas hésiter a rentrer dans un établissement pour demander si c'est bien l'adresse que l'on cherche. C'est ici que j'ai fait ma première tentative...

Bingo ! c'etait bien le Teyandei ! (facile, hein ?)
Le rendez vous etait a 20h30, j'y etais, mais entre le baby sitter qui a oublie de venir, le cours de tir a l'arc en début de soirée, Monsieur qui arrive légèrement en retard et bébé qui ne veut pas s'endormir tout de suite, nous étions toutes réunies a 21h30 : qu'importe, une bonne "noma birru" a fait l'affaire en attendant.
Ce que j'apprécie dans les restaus japonais c'est qu'ils sont souvent divises en petites pièces : nous n'étions pas seules mais l'espace était suffisamment intime pour que nous puissions avoir une bonne discussion a 7. Par contre nous avons été surprises de la hauteur des tables, assez basses, dans les 70 cm, avec chaises assorties. Moi et mes 1m80 on etait bien contents d'etre en bout de table pour pouvoir s'étirer sur le cote...Autre surprise, bien que le restau soit recommande par bento.com et que tous les serveurs parlent anglais, point de menu en anglais, ni même de menu avec photo. Je vais de ce pas utiliser le feedback du site pour qu'a minima cette particularité soit notée dans la fiche. Et les propriétaires ne perdraient pas grand chose a avoir au moins un menu en anglais, comme dans beaucoup d'autres lieux. Pour éviter une longue discussion avec le serveur nous avons choisi le menu "de fete" (party menu) a 2500 Yens (15 euros). Comme il est de tradition au Japon, les plats nous ont ete servis en grandes assiettes, et c'etait a nous de nous repartir les mets dans des petites assiettes. Ce menu comportait de nombreux petits plats, du sashimi au curry de viande et omelette, en passant pas des beignets de crevettes, de la salade de mache (ou d'épinards, je ne me souviens plus!) ou encore une délicieuse omelette japonaise fourre d'anguille (deux de mes plats préférés ici !).
Il y avait du bon et du moins bon, certainement pas de la grande cuisine (de toute façon ce n'est pas le concept d'Izakaya) mais l'ensemble était agréable et nourrissant. De toutes façons, quand je suis en (très) bonne compagnie, je fais moins attention au contenu de mon assiette. Le dessert a été pour le moins surprenant...

Une baguette de pain sucre, fourre a la glace vanille. Ariane en avait deja vu, moi pas... et pourtant j'aime les douceurs sous toutes ses formes, mais celle la heu non, pas terrible !
Dans tout ca, je ne sais pas trop ce qui etait vraiment Okinawen. Difficile d'en savoir plus auprès des serveurs, qui nous indiquaient quand même ce que nous mangions, mais a la présentation des sashimis nous avons demande de quel poisson il s'agissait et on nous a répondu "white fish". C'est cela oui...
A la sortie, une addition de 3300 Yens par personne. Malheureusement le caissier n'a pas voulu que nous payions séparément, et peu d'entre nous avaient la monnaie. Il a fallu jouer un peu a la banquière (hem cette profession n'a pas la cote en ce moment !) et me voila redevable de mon repas a une des participantes. Il était déjà plus de minuit, je commençais a m'inquiéter de louper les derniers trains sur la Toyoko et la Oimachi. Ouf, je les ai eu (d'ailleurs pas tout a fait les derniers) et j'ai pu constater qu'ils étaient bien remplis pour cette heure. Retour a la maison, tout le monde endormi, vaisselle laissée par mon cher et tendre : la vie reprend son cours...
Quant au contenu de nos discussions hier soir, je resterai discrète et respectueuse de la vie privée : il y avait quand même une majorité de mères de famille respectables autour de la table ! ;o)















