20 novembre 2008
Promenade chez Mickey !
Dernier jour possible pour aller a Disneyland Tokyo aujourd'hui. La persuasion de Nicolas avait ete difficile : c'est cher et ça ne l'intéresse pas tant que ça, d'autant que nous etions alles a Disneyland Paris (billets gratuits !) juste avant notre installation a Tokyo. Mais on m'avait dit qu'a Tokyo, ce ne sont pas les attractions qui valent le détour, mais les visiteurs...
Chance : soleil radieux. Pas de chance : Enfants fiévreux depuis quelques jours. Mère indigne, je ne renonce pas. On les couvrira bien. Après quelques mésaventures avec le GPS (ohhh comme c'est beau Yokohama sous le soleil...pas grave, un dernier au revoir a la Landmark Tower avant le depart...*), nous sommes arrives vers midi (on était pas partis super tôt non plus...) et avons realise que certes, le soleil etait la, mais le vent aussi ! et quel froid ! l'excuse parfaite pour....

... investir dans des chapeaux a oreilles !!!
Et même Dorian a eu droit a ses oreilles...
Il est pas mignon avec ses oreilles de Minnie ? ;o) (bon OK, j'ai pas trop fait gaffe quand j'ai pris les oreilles ;o) )
Ridicule ? certainement pas...
Disneyland Tokyo, c'est beaucoup mieux que Disneyland Paris. Pourquoi ? d'abord parce que cela se rapproche bien plus du Disneyland original a Los Angeles. Le quartier New Orleans y est, ainsi que l'original Tomorrowland et pas les trucs mochasse dans le style Jules Verne pour plaire aux Européens (vraie betise à Paris car ce que vends Disney c'est le rêve américain, la NASA et compagnie, et pas du "culturel"...). Les attractions sont un peu plus ramassées qu'a Paris, et la végétation plus sympatique (le génie du jardin japonais se retrouve dans la taille des arbres !). Évidemment, le Japon étant le Japon, pas un seul papier a terre... et pas non plus de "cast member" en train de balayer (je n'en ai pas vu un seul). Autre différence, surprenante, des boutiques a foison certes, mais moins qu'a Disneyland Paris dont les étals débordaient sur le pave. J'avoue que pour une maman c'est particulièrement reposant : pas trop de tentation a portée de poupette, pas de tirage de veste "mamannnnnnnn je veux le costume de princesseeeeeeeuuuuuuhhhhh !".
Par contre ce qui ne change pas d'un parc a l'autre, ce sont les queues. Et ici au Japon, les queues sont pires qu'ailleurs : on fait la queue pour les maneges, pour les restaurants, pour se faire prendre en photo avec un personnage disney ou devant le perfect spot pour avoir le chateau derriere soi.... nous etions mercredi, le parc etait plein a craquer : nous avons fui les queues trop longues. Tant pis pour Peter Pan (dont je garde un souvenir emu depuis 1984), Space Mountain (le vrai)... par contre nous avons vu la Tiki Room (qui n'existe pas a Paris) qui a ravi Romane, puis son papa l'a emmene au Tasses d'Alice au Pays des Merveilles, elle a "bounce" dans la maison de Goofy (20 minutes de queue pour....1 min 30 dans la piece...), et enfin SpaceJet.
Pas grand chose en une après midi. En fait, nous avons plus profite de l'ambiance, laissant Romane se promener, decouvrir... Et puis il y a eu la parade, pour laquelle nos amis japonais étaient bien préparés....
couvertures et toiles de pique-nique, pour s'asseoir confortablement et permettre a tous de voir le spectacle. Les poussettes étaient d'ailleurs pliées ou reléguées sur le cote.
Romane et Dorian étaient fascines par le spectacle, et nous les regardions épatés. En fait, avec des enfants de cet age et compte tenu des queues, le mieux est de profiter des spectacles et de l'ambiance du parc plutot que de les faire patienter de longues minutes. A la tombee de la nuit nous aurions aime rester jusqu'a la Parade Electrique mais le froid etait devenu insupportable et Romane s'agitait de plus en plus. Tant pis... et rendez vous dans quelques annees, quand les enfants auront au minimum 8 ans, le meilleur age pour profiter d'un tel lieu.
* Attention, les numeros sur leur site internet pointent vers des bureaux qui ne se trouvent pas sur le site de Disneyland Tokyo...
13 novembre 2008
Hiroshima, le phoenix
En 1995, j'emmenais quelques camarades visiter Auschwitz-Birkenau. En 2008, j'ai emmené ma famille voir Hiroshima. Se rendre sur les lieux, graver dans sa mémoire ce qui s'y est passe, ressentir, tout cela est essentiel pour moi. Dans quelques années, la génération ayant vécu ces événements ne sera plus la pour témoigner : c'est a nous de prendre le relais pour nos enfants.
Le dome de la Bombe A, batiment qui se trouvait au dessus du point presume d'explosion de Little Boy et qui n'a pas ete souffle par l'explosion. Il est conserve en l'etat.
Non, je ne vais pas me lancer dans des élans lyriques : je ne pense pas avoir la plume suffisamment habile pour honorer la mémoire des victimes. D'autant que compte tenu du groupe que nous formions, il ne nous a pas été possible de visiter le musée (conçu par Kenzo Tange), écrin de leurs témoignages. Nicolas s'était pourtant dévoué pour surveiller Romane dans le parc de la Paix pendant que je visitais, mais j'ai été rappelée bien vite : offrir une glace au chocolat sans se munir de lingettes, pas malin malin....Ce changement de programme ne nous a pourtant pas empêché d'"apprécier" les lieux, et surtout de nous recueillir. Je vous livre nos quelques cliches ainsi qu'un lien vers le blog remarquable d'une journaliste. A lire !
Pour autant Hiroshima ce n'est pas QUE cela, bien au contraire... cette ville, littéralement renée de ses cendres, vibre aujourd'hui comme jamais. Son tram, dont certains rails sont encore enchâssés entre des paves, lui donne un petit air d'Amsterdam, on taille la bavette (comme on peut) avec les artistes de l'okonomiyaki (cette délicieuse crêpe japonaise où l'on met un peu de tout, fruits de mer, sobas, ciboulette...), attables directement a leur table de cuisson, et a quelques centaines de mètres du parc de la Paix, les arcades commerçantes sont arpentées par des jeunes qui n'ont rien a envier a leurs compères d'Harajuku. J'ai d'ailleurs appris en découvrant ce blog que la ville était classée 133e parmi les 200 villes classées par le Lonely Planet. Comme il est dit dans cet article, les touristes viennent pour la bombe et y découvrent une ville dynamique et chaleureuse... (soupir de la mere de famille qui n'a pas pu tester le clubbing a Hiroshima...)
J'ai aime Hiroshima, pour sa dignite, sa force et son elan.
PS : nous avons loge dans un ryokan tres basique, mais charmant et surtout dans une "suite" de deux pieces distinctes, avec toilettes, lavabo et un frigo, separee de la maison principale. Lorsqu'on voyage avec des enfants bruyants, c'est fort appreciable. L'hotesse ne parlait pas un mot d'anglais, mais elle etait charmante et nous sommes repartis avec une photo de famille devant son etablissement. A voir ici.
12 novembre 2008
Lastminute.co.jp, episode 2 (et final)
Suite des aventures du Fabien a Tokyo : dimanche Nicolas s'est dévoué et a garde les petits a la maison... hemmm il devait bien faire 10 degrés dehors, il était bien mieux a l'intérieur (je suis mauvaise langue, il les a emmené au jardin tout de même). J'ai donc pris Fabien sous mon aile pour l'emmener faire "the" ballade dominicale dans Tokyo : Harajuku, Meiji Jingu, puis arret au musee du sabre et enfin shopping a Shinjuku.
Malheureusement il était trop tôt lorsque nous sommes arrives a Harajuku : il n'y avait pas beaucoup de Cosplayers, et ceux présents n'étaient pas encore en train de poser pour les photographes amateurs. Nous avons file direct sur le Meiji Jingu, qui est certainement mon temple shinto favori sur la mégapole. Le calendrier nous était favorable car le 15 Novembre les enfants de 3, 5 et 7 ans sont fêtés, on appelle cela Shichigosan. Ainsi ce jour n'etant pas ferie, le week end le precedant de nombreuses familles parent leur progéniture de leur plus beau kimono (3 et 7 ans pour les filles, 5 ans pour les garçons) et les emmènent au temple pour une bénédiction (est ce le bon terme ?). Pour les garcons de 5 ans, au temps des samourais, il s'agissait d'un veritable rite de passage : a partir de ce jour ils etaient autorises a faire pousser leurs cheveux. Pour les filles de 7 ans, elles remplacaient la simple corde qui nouait leur kimono par un obi, cette centure lourde et fastueuse. Ils étaient donc nombreux les petits japonais en ce dimanche au Meiji Jingu, tous plus kawai les uns que les autres. Un grand magasin du coin fournissait même ballons multicolores. Malgré la faible luminosité (temps gris pourri !), j'ai donc dégainé mon appareil et son zoom assez satisfaisant pour vous ramener ces quelques cliches.
Il y eut bien sur l'inevitable mariage shinto (apparemment les japonais aiment a se marier avec tout plein de touristes autour !), ce qui n'a pas manque d'impressionner mon visiteur.
A quelque 10 minutes a pieds et après un petit onigiri rapidement avale au combini, nous avons visite le musée du sabre. Je l'avoue, les sabres de samourai pour moi c'était une affaire de geek, pas vraiment ma tasse de the, et le lieu ne me motivait guere : vieillot, tout plein de vieux messieurs tres concentres... en realite, dans la petite salle d'exposition, eclairee juste comme il faut, nous avons vu des merveilles. Certes, difficile pour nous d'apprecier l'exception des lames presentees comme tresors nationaux ou "very important cultural property", mais le musee nous a fourni une documentation en anglais qu'il ne nous reste plus qu'a potasser. Non, ce qui nous a vraiment enchante ce sont les accessoires finement decores, et en particulier les Tsuba (garde). Dommage que les indications soient tout en japonais : nous ne savions pas de quelle epoque exactement dataient ces merveilles... A vrai dire, je crois qu'on est sortis un peu geek de cette visite !
Enfin, nous avons termine la ballade par une viree a Shinjuku, grouillant de monde (le dimanche ici tout est ouvert... et les japonais depensent a coeur joie). Apres un detour par Tokyu Hands (ca y est j'ai enfin un pilon a sesame digne de ce nom et des baguettes qui accrochent vraiment), nous avons arpente le sous sol d'Issetan*, un grand magasin luxueux, l'equivalent de Selfridges pour moi. Nous avons decide de ramener de quoi diner : anguilles, gyozas, legumes cuisines et rouleaux de makis... je crois que nous avons du depenser dans les 10 000 Yens pour trois, mais franchement cela valait vraiment la peine : rien a voir avec les douceurs de notre traiteur de quartier.
J'etais frigorifiee de cette escapade, mais quel plaisir de se ballader nez au vent sans avoir a surveiller la marmaille... Derniers moments a Tokyo... enfin, j'espere pas la derniere fois quand meme !
Pour la petite histoire, Fabien est reste les deux jours suivants, parcourant Ginza le lundi et dinant avec Nicolas chez En (une excellente chaine d'Izakaya), et le Musee National de Tokyo a Ueno le mardi avant de reprendre l'avion. A son retour au bercail, il nous ecrit ceci "Je
voulais voir votre maison, prendre le pouls du Japon, sentir l'atmosphère.
Objectif pleinement atteint. Je n'ai qu'envie d'y retourner avec Anne pour découvrir
le Japon bucolique de l'arrière pays."Voila qui ne peut que me rejouir.
* Only in Japan : dans le rayon chaussures d'Issetan, j'ai vu une cliente assise qui venait de se decider pour une paire : la vendeuse etait agenouillee devant elle, lui presentant l'etiquette, la cliente a sorti sa carte bleue, l'a donne a la vendeuse qui est allee encaisser le montant a la caisse pendant que la cliente attendait. Vous feriez cela en France vous ?
11 novembre 2008
Himeji, "ze casteul" de la princesse japonaise
Après cette belle matinée au Horyu Ji, nous avons repris la route pour atteindre Himeji, un des rares châteaux forts de la période Edo reste intact après la seconde guerre mondiale. Ainsi, c'est ce château que l'on voit dans les feuilletons et films parlant de cette époque, comme Ran de Kurosawa. Pour motiver Romane, je lui ai explique que nous allions visiter le château de la princesse japonaise. Elle était encore plus contente lorsqu'elle a vu des affichettes représentant Hello Kitty en kimono devant le château. Malheureusement, je voulais lui en ramener une pour afficher dans sa chambre mais je n'en ai pas trouve en vente.
Nous avons eu la chance de bénéficier d'un service de guide gratuit en anglais : un jeune homme charmant et très patient avec nous qui devions driver la puce parmi les centaines de visiteurs en ce beau dimanche ensoleille. Lorsque nous l'avons présenté à Shin, Romane a tout de suite switche sur l'anglais, montrant du doigt l'édifice en s'écriant "ze casteul!". Il ne me semble pas lui avoir appris ce mot, cela doit venir de l'école.
L'édifice est impressionnant de majesté, surtout pare de blanc ainsi (raison pour laquelle on l'appelle aussi le Heron). Le guide nous a explique qu'il y avait en gros deux couleurs de château, noir sur l'est de l'ile, blanc sur l'ouest. D'après lui le blanc signifierait aussi l'allégeance au shogun. Il nous a ensuite guide a travers cours et coursives jusqu'au donjon. L'approche de ce dernier est truffe d'impasses, destinées à désorienter l'adversaire. Le donjon lui même, construit de bois (ainsi les cuisines sont séparées pour éviter l'embrassement), n'était pas un lieu d'habitation mais de stockage de vivres, d'armes et bien sur de garnison. Comme en Europe, de nombreuses meurtrières et trappes permettaient de décocher flèches et pierres sur l'assaillant. Ici aussi on nous a parle d'huile bouillante... mais que ce mythe a la vie dure ! l'huile était bien trop précieuse pour être ainsi utilisée !
Dans le donjon, on se déchausse pour le gravir : les escaliers sont raides, oubliez la poussette. Nous avons tenu Dorian aux bras. Une écharpe aurait été confortable, mais moins pratique pour se passer le saucisson de l'un à l'autre. Un porte bébé dorsal n'aurait pas convenu, bébé se serait cogne la tête sur les plafonds à l'approche du palier. Arrives au sommet, c'était l'heure du gouter : dans un coin tranquille j'ai donne la tétée à Dorian, voila un lieu d'allaitement inédit ! Du haut du donjon, qui reste l'édifice le plus élevé de la ville, la vue est impressionnante : effectivement on voit les ennemis arriver de loin. Et c'est assez étonnant de voir depuis un édifice ancien la ville moderne en contrebas.
J'avoue ne pas avoir retenu grand chose des propos du guide, très occupée a driver Romane. Celle ci a été assez disciplinée, heureuse de pouvoir courir sur les beaux parquets de bois, et n'a pas montre de signe de fatigue a l'ascension. C'est sur une petite fille aussi énergique c'est crevant, mais c'est quand même pratique. En tout cas elle a bien mérité sa glace au chocolat une fois ressortis du château...
La nuit tombée, nous nous sommes rendus dans le business hôtel que nous avions réservé, pour avoir la désagréable surprise d'avoir une chambre "fumeur". Aucune autre chambre n'étant disponible, notre seule compensation a été un flacon de Febreze pour degager l'odeur. Super. Un conseil donc lorsque vous reservez un business hotel, pensez bien a preciser non fumeur. Nous avons dine de viande grillee par nos soins dans un "family restaurant" (pas le choix gastronomique, mais quand meme plus pratique pour les enfants) et nous avons roule un peu dans cette ville. C'etait samedi soir, de nombreux mariages avaient eu lieu car nous avons repere beaucoup de japonais ceremonieusement vetus et affubles de leur "goody bag" (les maries offrent des cadeaux en echange de l'enveloppe amenee par chaque invite). Nous sommes d'ailleurs passes devant des fausses chapelles enooooormes (je pense que c'est un truc de province, car je n'en ai pas vu a Tokyo), ca ressemblait un peu à Las Vegas ! dommage que j'ai laisse mon appareil photo à l'hotel....
10 novembre 2008
Lastminute.co.jp
26 Novembre : en principe c'est la date de départ vers Singapour... il restait peu de temps pour un dernier visiteur. Fabien, qui vient tout juste de s'installer a Singapour, est donc venu nous voir pour 4 jours. Le temps d'avoir une impression de Tokyo, et de se remémorer ce que c'est d'avoir froid. 14 degrés maximum en journée, vitrines déjà décorées par des Père Noël : l'hiver approche à grand pas... (et il va falloir ressortir les vêtements chauds des enfants pour les remballer dans 15 jours, finalement la doudoune va servir !). Il souhaitait voir un temple et un quartier "typique", et comme nous le savons intéressés par la cuisine japonaise, nous l'avons emmené samedi après midi à Asakusa pour ensuite nous promener à Kappabashi, le quartier ou l'on trouve tout le matos nécessaire à l'ouverture d'un restaurant.
Asakusa, dans le nord est de Tokyo, était bonde : c'est une destination particulièrement prisée des touristes, le quartier étant réputé parmi les plus typiques de la ville. Son temple bouddhiste, le Senso Ji, est le plus ancien de Tokyo. Les commerçants ont flaire la bonne affaire, et l'approche du temple ainsi que ses alentours sont truffes d'échoppes vendant japonaiseries et douceurs. Mais attention ! Ici, plus que nulle part ailleurs, les prix sont très très très élevés. Si vous voulez ramener de jolies choses japonaises mieux vaut faire un tour à l'Oriental Bazar sur Omote-sando.
L'endroit était d'autant plus fréquenté que ce mois ci est fêté le cinquantenaire de la reconstruction du temple. De nombreux evenements s'y tiennent, comme l'installation d'une sandale géante ou encore l'ouverture exceptionnelle de bâtiments permettant d'admirer de très belles statues bouddhistes. Du coup, les lieux étaient décorés de lanternes et agrementes de stands éphémères...
Le quartier est également un quartier de plaisirs (Pachinko, parc d'attractions...) : la faune qui s'y trouve est nettement moins aspetisee qu'à Shinjuku ou Ginza.
A quelques centaines de mètres, nous avons flâné sur Kappabashi Dori, quartier spécialisé dans le matériel de cuisine. Nous avions prévu cette expedition de longue date pour compléter notre matériel et notre vaisselle. Malheureusement le temps nous a manque pour en profiter vraiment, mais j'ai tout de même ramené une poêle carrée (indispensable pour faire le feuilleté d'omelette a la japonaise... je ne sais pas si je ferai cela un jour, mais bon j'ai la poêle !) et Nicolas a ramené un couteau et un aiguiseur.
Après un bref retour a la maison, nous avons laisse les enfants à une baby sitter pour aller nous perdre dans les rues de Jyugaoka : nous avons trop peu profite de la vie nocturne ici, compte tenu du caractère de la grande et du coup exorbitant du baby sitting (10 euros de l'heure !). Cela faisait séance de rattrapage ! Nous avons trouve un restau de Yakitori tout ce qu'il y a de plus local, les serveurs ne parlant pas un mot d'anglais et la carte sans images ou presque. Pas grave : il suffit de rajouter un "u" au nom de viande en anglais et on se comprends vite... "bifu", "porku", "nama birru" (oups le dernier c'est pas de la viande, je vous laisse deviner ;o) ) . Une excellente soirée, que nous aurons le plaisir de renouveler, a Singapour ;o)
La suite demain....
07 novembre 2008
Horyu Ji, les plus vieux batiments de bois du monde
Suite de notre voyage dans le sud de Honshu. Le premier jour de visite était nuageux et frisquet, le deuxième s'est passe sous un soleil rayonnant, idéal pour visiter le Horyu Ji. Ce complexe, à la fois couvent et séminaire bouddhiste, renferme des bâtiments de bois parmi les plus vieux du monde (7e siecle), dont l'architecture est directement issue des styles chinois et coreens. C'est à cette époque, sous le règne du Prince Shotoku, que le bouddhisme commença à se diffuser au Japon.
Loin du faste de Nikko, c'est une beauté pure qui s'offre au regard : les boiseries finement sculptées, l'harmonie des couleurs entre bois, sable, arbres et tuiles, la disposition des bâtiments... Les lieux renferment également parmi les plus belles statues du Bouddhisme au Japon. Quelle misère que nous ne connaissions quasiment rien à cette religion... pour autant cela n'empêche pas d'apprécier la finesse des œuvres présentées au Trésor (a ne surtout pas rater !).
Nous y avons laisse une trace, en subventionnant pour 1000 Yens une tuile qui sera posée sur l'un des bâtiments en rénovation.
Pour plus d'informations, je vous invite vivement à consulter la fiche Wikipedia en anglais, tres bien realisee. A noter : le site est entierement accessible aux poussettes et fauteuils roulants. Les rampes enlaidissent parfois, mais j'avoue que c'est bien pratique !
05 novembre 2008
Meoto Iwa, les rochers maries
A une dizaine de kilomètres des sanctuaires d'Ise, un autre temple attire les foules : Meoto Iwa. Ce sanctuaire shinto est particulièrement représentatif de l'animisme de la religion Shinto. Ces rochers représentent Izanagi (le male) et Izanami (la femelle), dont le mariage est symbolise par la corde (pesant une tonne!), appellee Shimenawa. Bien sur, le gros rocher fait le mâle, rien d'étonnant. Mais ce que les guides ne disent pas est qu'Izanagi et Izanami sont les parents d'Amaterasu, principale divinité Shinto, ainsi que d'autres divinités secondaires. Ainsi, il faudrait peut être mieux visiter d'abord Meoto Iwa, puis les sanctuaires d'Ise, si l'on veut respecter une certaine logique.
L'endroit est aussi peuple de grenouilles de pierre, liées au sanctuaire Okitama et qui protègent les voyageurs (en japonais, grenouille se dit "kaeru", homonyme de "rentrer a la maison" - non non je ne suis toujours pas nippophone, je traduit une page trouvée sur Internet...de l'anglais, il est donc possible que ce ne soit pas tout a fait exact, soyez averti !). Dans le temple Okitama on vénère également Miketsu, kami de la nourriture.
Pour en savoir plus sur le Shintoisme, rendez vous ici
Ise, le Geku et le Naiku, en photos
Qui dit nouvel appareil dit photos de meilleure qualité et forcement plus lourdes... du coup, merci slide.com !
Retour
Deja de retour a la maison : apres Miya Jima, Romane a enchaine colères sur colères, elle avait eu sa dose. Ainsi, après une matinée a Kobe ou j'ai enfin rencontre Sayaka, nous avons repris la route en direction de Tokyo. 8 heures de route, pour une arrivee a minuit (je ne vous raconte meme pas le reveil des enfants et le transfer dans leur lit... un poeme !). Un conseil : ne prenez jamais l'autoroute de nuit en semaine, c'est bonde de camions ! A touche touche et ne cessant de se doubler les uns les autres ! je deteste ca ! Encore une fois, la geographie difficile de l'archipel et le surpeuplement de l'est de l'ile expliquent ce remake de Duel.
De notre programme, nous avons renonce a Amanohashidate (trop de route), Hikone et le musee Miho (au grand regret de Nicolas)... voila de quoi nous motiver pour revenir au Japon dans quelques annees.... Par contre, meme si le cout de l'autoroute est tres eleve, nous sommes une nouvelle fois impressionne pas le service rendu. Une route impeccable, des aires d'autouroute nickel... et meme dans l'une d'elle un panneau indiquant par des diodes quels sont les toilettes libres. Les francais devraient s'en inspirer...
Notre voyage en image dans les prochains billets.... quand j'aurai le temps d'intercaler cela entre mes 12 travaux d'Hercule de cette fin de semaine : les demenageurs viennent evaluer le travail a realiser demain et nous recevons un ami de samedi a mardi soir.
31 octobre 2008
Carnet de voyage
C'est rapidement que je passe vous donner de nos nouvelles : je n'ai droit qu pc du Ryokan que pour 30 minutes. Apres un voyage vers Ise parfait, et une premiere nuit dans un ryokan traditionnel (une maison tres ancienne, tout en bois, et au jardin interieur superbe), nous avons visite Ise ce matin. Cette ville renferme les temples les plus veneres du Shintoisme, la religion originelle du Japon. Alors que Nikko n'est que flamboyance, Ise est d'une austerite imposante. Les batisses des deux sanctuaires, de bois brut, et reconstruites periodiquement pour conjurer le malheur et la mort (n'y voyez pas de precision scientifique, je retranscris ce que ma memoire me laisse me souvenir apres une longue journee !), sont nichees dans des forets luxuriantes aux arbres multi centenaires. Ils sont dedies a la deesse originelle (argh le nom m'echappe, il faudra que je reedite ce billet) et aux kamis du ble. Le coeur de ces sanctuaires imperiaux est cache a la vue des fideles, mais cela n'empeche pas de ressentir l'importance des lieux. Beaucoup de visiteurs japonais : nous avons commence par le sanctuaire exterieur (Geku), a 8h30 (les enfants nous ont fait lever tot, et c'est tant mieux) et je pense que c'est celui que j'ai le plus apprecie meme s'il est moins important que le Naiku, dedie a la deesse Ameratsu (ca y est je crois me souvenir du nom !). La simplicite des lieux m'ont rendu la tache plus difficile pour interesser Romane a la visite, qui adore admirer statues et bouddhas "qui reflechissent tres tres fort". Apres ces visites matinales, nous avons traine aux abords du Gaiku ou de nombreuses echoppes nous tentaient de mille douceurs : des huitres frites cuites devant nos yeux ont fait notre bonheur... de meme que les feuilletes a la chataigne, dont une boite complementaire attend d'etre mangee dans les jours a venir (c'est la saison des chataignes et les japonais s'en donnent a coeur joie, tant mieux pour moi). Apres cette pause gustative, nous avons repris la route pour voir les fameux rochers maries et lies par une corde. Bientot les photos, vous allez voir, c'est d'une beaute exceptionnelle.
Le pari de la journee etait de caser le Hyoru Ji, temple bouddhique parmi les plus anciens du Japon en fin de journee, distant de 150 km. Si nous n'avions pas eu quelques difficultes a suivre les instructions du GPS, nous y serions peut etre arrives a temps.... de toute facon, malgre la sieste dans la voiture, je ne sais pas si les enfants auraient apprecie la visite. C'est beau d'avoir des ambitions, mais la realite n'est pas forcement aidante ! Nous avons donc pose nos valises (et elles sont nombreuses !) directement a Nara, a quelques kilometres du Hyoru-Ji. Nous avons dine dans un restaurant japonais a cote du ryokan (reservation mal enregistree au ryokan, nous n'avons pas pu y diner) et nous nous sommes regales d'un menu comportant sashimis, boeuf grille, cassolette de poulet et legumes, poisson grille et riz mouille au the vert (une heureuse decouverte), le tout au comptoir avec Romane relativement sage et Dorian sur mes genoux qui a lui aussi goute a ces saveurs. C'etait quand meme assez sportif !
Il est fort possible que le reveil soit encore tres matinal demain et si nous sortons du ryokan dans les 8h, nous irons le visiter avant de nous diriger vers Himeji. Objectif : y etre pour 13h, le site fermant a 16h...
Du cote des enfants, ils supportent bien la voiture et prennent un bol d'air pur(?). Romane demande spontanement a aller voir la petite dame rouge, cela me change ! Le seul veritable souci est l'endormissement : nous faisons chambre commune, sur tatamis. Ces derniers sont investis par Romane pour les galipettes, ce qui fait rire Dorian aux eclats. Pas facile de calmer ce petit monde... Demain l'hotel sera "western style" (nous avons emmene le lit parapluie pour Dorian), je pense que les choses seront plus faciles (et que mon dos en souffrira moins, meme si je vais partager mon lit avec Romane !)
Merci pour vos messages : comme pour Romane, Dorian les recevra sur sa boite mail perso et les lira lui meme dans quelques annees !
























































