3 ans au Japon

La vie trépidante d'une Desperate Housewife à Tokyo.

30 novembre 2008

Lost in deposit

Avant que les souvenirs ne s'effacent, quelques mots sur nos derniers jours a Tokyo. L'emballage de nos affaires, en soi, n'a rien de passionnant. Bien sur la bibliothèque a pose quelques soucis a nos gentils emballeurs, qui n'étaient pas les mêmes qui l'avaient monte. Mais il y sont arrives...

P1010597

7e demontage ! Maintenant, apres la visite des premiers appartements à Singapour, je me demande si j'arriverai à la placer quelque part. Elle a une grande valeur sentimentale, mais elle n'est pas vraiment indiquee pour "alleger" un decor...
Après 3 jours à camper (lundi dernier était férié au Japon, donc pas de déménageurs), ils ont fini d'emballer mardi. A la nuit tombée, l'appartement vide a dévoilé tous ses coins sombres et bien crasseux : Nicolas me dit de ne pas m'en faire, le propriétaire fera venir, à nos frais, une société de nettoyage. Certes, mais ce n'est pas génial pour donner une bonne impression de l'ensemble et sauvegarder notre caution, autant que faire se peut. Autant, en France, malgré ma crasserie genetiquement inmodifiable, je n'ai jamais perdu un sou de caution. Meme à Berthier où une etagere de verre etait bien cassee, je suis passee entre les mailles du filet. Autant au Japon c'est une autre histoire. Pour relouer un logement les proprietaires les remettent reellement à neuf (en tout cas dans le standing de location que nous visions), et font donc contribuer les precedents locataires en fonction des degats causes. Ce qui est rassurant est que tout cela semble assez codifie. Ainsi, pour les papiers peints, une pratique courante est de considerer que la valeur de remplacement est amortie de 20% chaque annee. Ainsi au bout de 5 ans, le locataire repart sans avoir à financer le remplacement des papiers peint. Mais s'il part au bout d'un an, il devra financer 80% du remplacement...Cela nous a fait fremir, d'autant que Romane avait aime laisser sa trace dans le salon...Sans compter que pour economiser son energie Nicolas a esquinte plusieurs marches de l'escalier en descendant de lourdes valises, et que nous craignons que l'ensemble y passe aussi. Apres cette funeste decouverte, Romane dit au revoir a la maison : nous allons passer la nuit à l'hotel à Yoga. Nous avons d'ailleurs dine à proximite dans une chaine de cuisine Japonaise assez bonne et bon marche : Otoya (enseigne bleu marine et lettrage romanji blanc). J'y ai en particulier mange un dessert compose de mousse au sesame noir, glace au soja et azuki absolument delicieux (et treeeeeeeees calorique!).
Mercredi matin donc, apres avoir depose Romane à l'ecole pour son dernier jour, rendez vous etait pris avec l'agent immobilier - l'affable Tada-san - le proprietaire (un vieux monsieur et un plus jeune) et deux representants de la societe de nettoyage. Nous nous sommes donc retrouves face à 4 personnes, Tada etant de notre cote, j'espere ! L'inspection a ete minutieuse : ouverture des placards, test des plaques de gaz, des robinets, observation millimetrique du parquet... et je voyais progressivement des petits scotchs jaunes places sur les preuves incriminantes. Et surtout, je scrutais ce que l'homme au metre deroulant mesurait sur les murs, craignant une facture salee pour les papiers peints. L'operation a pris 45 minutes environ, et ils nous ont presente un devis estime de 168 000 Yens (environ 1300 euros) pour reparations et nettoyage, ce dernier etant pris a 50% par le proprietaire : seuls quelques murs de papier peint seront remplaces, le meuble de la salle de bains (qui etait deja en piteux etat a l'arrivee, et du coup ils nous font payer moins que prevu), quelques planches de parquet... ils n'ont pas tout vu, en particulier les scarifications realisees par Romane sur les encadrures de fenetre et que les toiles des moustiquaires n'etaient pas loin de ceder (sous le poids de devinez qui ? Romane bien sur).  On ne s'en sort pas trop mal finalement... mais il y eut le coup de grace. On nous demande nos clefs : nous les tendons. Pas de bol : pendant le trip debut Novembre j'ai perdu mon trousseau de clef (avec mon porte clef WW sniiiif), ils se rendent compte que la clef est une copie. Et plaf, 20 000 Yens de plus sur la note : la clef d'origine etant perdue ils doivent refaire la serrure. Un conseil donc a tous mes amis locataires au Japon : faites des copies des clefs et gardez les originaux au chaud.
C'est au meme moment que Tada san avait pris rendez vous avec les compagnies de gaz, d'eau et d'electricite pour cloturer les abonnements. On paye les dernieres factures en liquide directement aux employes idoines, et voila c'est fini. Nous prenons Dorian et nos dernieres affaires, et nous partons nous refugier chez Rosario, ma toute recente voisine francophone. Heureusement qu'elle etait là ! Derniers papotages, beaucoup de regrets à se quitter si tot apres avoir fait connaissance, dernieres petites choses à faire, chercher Romane à l'ecole, et hop direction Narita, pour y domir la veille du depart. Probleme : Romane veut prendre l'avion tout de suite maintenant ! Apres quelques caprices nous arrivons à faire manger notre petit monde et nous nous installons au Skycourt, un business hotel de base. La nuit est penible, Dorian se reveille de nombreuses fois (comme la veille en fait), ne veut plus dormir entre 3 et 6h du matin... mais le lendemain, nous sommes à nouveau sur le pied de guerre. Nous recuperons nos 9 bagages au Takkyubin, nous allons enregistrer et constatons les 188 kg, et donc les 88 kg d'excedent que la societe de Nicolas financera. Apres un petit dejeuner, le change de nos Yens restant en dollars singapouriens et le controle de securite, nous nous dirigeons vers le controle passeport. Dernier glitch : il faut rendre nos Alien Registration Cards... or j'ai oublie celle des enfants, elles sont dans le demenagement. Nous remplissons un papier, garantissant qu'à reception de nos affaires nous les renverrons au bureau d'immigration. S'il y avait eu le temps, je suis sure qu'ils nous auraient demande une lettre d'excuse ! Nous passons la frontiere, finalement, et nous dirigeons vers la porte d'embarquement 46. L'embarquement de l'A380 vient a peine de commencer, nous n'avons pas le temps de souffler et montons dans l'avion....

Posté par FloaSingapour à 00:45 - S'installer - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


19 novembre 2008

Photo souvenir

Dernière girly night pour moi a Tokyo : le pli est pris, les filles vont s'en refaire. La soirée était tellement sympa qu'on en a oublie de faire des photos dans le restau... séance de rattrapage aux portillons de la ligne Oedo.

P1010476

Misere ! Il en manque une !
Et celles qui n'ont pas pu etre presentes...

Diner au Monsoon cafe d'Azabu Juban : cuisine thai et vietnamienne de tres bonne tenue, epicee comme j'aime. Ambiance et decor sympa, mais ca manquait de chauffage ! on a termine avec la pashmina sur les epaules. Autre point faible : la carte propose des entrees, mais tout a ete servi en meme temps, a la japonaise... Addition : 4600 Yens pour un cocktail, une biere, une entree, un plat et un dessert. Acceptable. Un point fort a signaler : la reservation peut se faire par mail et sans risque d'incomprehension.

Vous allez me manquer les filles...

Posté par FloaSingapour à 00:52 - Ma life.com - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

10 novembre 2008

Lastminute.co.jp

26 Novembre : en principe c'est la date de départ vers Singapour... il restait peu de temps pour un dernier visiteur. Fabien, qui vient tout juste de s'installer a Singapour, est donc venu nous voir pour 4 jours. Le temps d'avoir une impression de Tokyo, et de se remémorer ce que c'est d'avoir froid. 14 degrés maximum en journée, vitrines déjà décorées par des Père Noël : l'hiver approche à grand pas... (et il va falloir ressortir les vêtements chauds des enfants pour les remballer dans 15 jours, finalement la doudoune va servir !). Il souhaitait voir un temple et un quartier "typique", et comme nous le savons intéressés par la cuisine japonaise, nous l'avons emmené samedi après midi à Asakusa pour ensuite nous promener à Kappabashi, le quartier ou l'on trouve tout le matos nécessaire à l'ouverture d'un restaurant.
Asakusa, dans le nord est de Tokyo, était bonde : c'est une destination particulièrement prisée des touristes, le quartier étant réputé parmi les plus typiques de la ville. Son temple bouddhiste, le Senso Ji, est le plus ancien de Tokyo. Les commerçants ont flaire la bonne affaire, et l'approche du temple ainsi que ses alentours sont truffes d'échoppes vendant japonaiseries et douceurs. Mais attention ! Ici, plus que nulle part ailleurs, les prix sont très très très élevés. Si vous voulez ramener de jolies choses japonaises mieux vaut faire un tour à l'Oriental Bazar sur Omote-sando.
L'endroit était d'autant plus fréquenté que ce mois ci est fêté le cinquantenaire de la reconstruction du temple. De nombreux evenements s'y tiennent, comme l'installation d'une sandale géante ou encore l'ouverture exceptionnelle de bâtiments permettant d'admirer de très belles statues bouddhistes. Du coup, les lieux étaient décorés de lanternes et agrementes de stands éphémères...
Le quartier est également un quartier de plaisirs (Pachinko, parc d'attractions...) : la faune qui s'y trouve est nettement moins aspetisee qu'à Shinjuku ou Ginza.
A quelques centaines de mètres, nous avons flâné sur Kappabashi Dori, quartier spécialisé dans le matériel de cuisine. Nous avions prévu cette expedition de longue date pour compléter notre matériel et notre vaisselle. Malheureusement le temps nous a manque pour en profiter vraiment, mais j'ai tout de même ramené une poêle carrée (indispensable pour faire le feuilleté d'omelette a la japonaise... je ne sais pas si je ferai cela un jour, mais bon j'ai la poêle !) et Nicolas a ramené un couteau et un aiguiseur.

Après un bref retour a la maison, nous avons laisse les enfants à une baby sitter pour aller nous perdre dans les rues de Jyugaoka : nous avons trop peu profite de la vie nocturne ici, compte tenu du caractère de la grande et du coup exorbitant du baby sitting (10 euros de l'heure !). Cela faisait séance de rattrapage ! Nous avons trouve un restau de Yakitori tout ce qu'il y a de plus local, les serveurs ne parlant pas un mot d'anglais et la carte sans images ou presque. Pas grave : il suffit de rajouter un "u" au nom de viande en anglais et on se comprends vite... "bifu", "porku", "nama birru" (oups le dernier c'est pas de la viande, je vous laisse deviner ;o) ) . Une excellente soirée, que nous aurons le plaisir de renouveler, a Singapour ;o)
La suite demain....

Posté par FloaSingapour à 15:47 - Découvertes et insolite - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

17 octobre 2008

Girly night, edition d'octobre

Cette fois ci, ayant réuni encore une fois 7 autres comparses (+ 3 bébés en préparation !), nous avons teste une Izakaya de cuisine "fusion" au 49e étage de la tour Sumimoto a Nishi-Shinjuku. Des tapas, au filet de porc caramelise en passant par les sashimis, extraits...

CIMG3985 CIMG3986 CIMG3990

Et tout cela, avec une tres belle vue...

CIMG3989

Verdict : decor et ambiances tres agreables, cuisine soignee et savoureuse, presentation et service irreprochables. Une adresse a conserver.

Tous les details en cliquant sur le nom pour le moins perturbant de ce restaurant : At

La prochaine girly night in Tokyo sera deja la derniere pour moi : qui prends le relais ?
 

Posté par FloaSingapour à 21:16 - Ma life.com - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

25 septembre 2008

Girly night in Tokyo

Une des reussites de mon expatriation a Londres a ete de faire partie d'un groupe d'amies francophones (et oui, je ne dis pas françaises car il y a une helvète dans le lot), désormais célèbre sous le nom des Belettes. Comme nous n'avions pas nos familles a portée de main, nous avons recréé un lien quasi familial, en nous voyant quasiment chaque semaine autour d'un bon diner. Bon il faut bien l'avouer, nous avons été légèrement inspirées par Carrie et ses copines New Yorkaises. Nos discussions d'ailleurs s'en rapprochaient, et nous faisions comme si Londres était une ville ou personne ne comprenait le français : il y a des oreilles a South Kensington qui ont du être légèrement choquées par nos sujets de conversation! En fait, mes copines étant pour la plupart des financières de haut vol (travaillant tard donc....), planifier une sortie hebdomadaire, la plupart du temps le mercredi, leur permettait de prévoir cela dans leur agenda et de s'échapper du bureau. Et puis de fil en aiguille, se voir une fois par semaine est devenu vital, sans compter les nombreuses sorties du week end, les anniversaires, les escapades, les mariages et j'en passe. Aujourd'hui, seulement trois sont restées a Londres, une vit au Qatar, deux autres a Singapour (ou presque) et moi a Tokyo : on essaye de se donner des nouvelles, de s'épauler en cas de coup dur et de se voir des qu'on est dans la même ville. Les soirées de Belette nous manquent, mais le lien est toujours la.
Ici a Tokyo, ce ne sont pas les agendas professionnels qui nécessitent de s'organiser, mais la capacité a s'éloigner des boutchous une soirée, l'agenda de Monsieur ("Cheri, ce soir tu rentres a 19h pétantes !"), ainsi que l'immensité de la ville. Ainsi c'est plutot sur un rythme mensuel que j'ai propose de retrouver quelques amies pour un diner entre filles. Toutes me connaissaient, certaines se connaissaient entre elles (en expat, le reseau est comme une toile d'araignée...) et elles ont toutes répondu avec enthousiasme a mon invitation. Apres quelques recherches sur www.bento.com, nous avons jete notre devolu sur une Izakaya spécialisée en cuisine d'Okinawa dans le quartier de Shibuya, Teyandei. Apres c'est bien beau d'avoir une adresse sur un bout de papier, encore faut il la trouver ... a Tokyo, point de nom de rue mais un codage par pâté de maison, ni même souvent point de numéro sur les batisses. Quand on y rajoute que les noms des restaus sont bien sur en Kanji et qu'en plus certains se payent le luxe de ne pas avoir de pancarte bien visible, je vous laisse imaginer le jeu de piste ! Une bonne technique lorsqu'on cherche un lieu précis est d'observer attentivement son Atlas City Guide  : il est fort possible qu'une bonne âme vous interpelle pour vous aider a vous repérer. C'est ce qui m'est arrive, mais en cela l'une de mes comparses a fait plus fort : elle est arrivée accompagnée de trois salary  men ! Encore et toujours, il faut exercer son sens de l'observation et ne pas hésiter a rentrer dans un établissement pour demander si c'est bien l'adresse que l'on cherche. C'est ici que j'ai fait ma première tentative...

CIMG3749
Bingo ! c'etait bien le Teyandei ! (facile, hein ?)

Le rendez vous etait a 20h30, j'y etais, mais entre le baby sitter qui a oublie de venir, le cours de tir a l'arc en début de soirée, Monsieur qui arrive légèrement en retard et bébé qui ne veut pas s'endormir tout de suite, nous étions toutes réunies a 21h30 : qu'importe, une bonne "noma birru" a fait l'affaire en attendant.

Ce que j'apprécie dans les restaus japonais c'est qu'ils sont souvent divises en petites pièces : nous n'étions pas seules mais l'espace était suffisamment intime pour que nous puissions avoir une bonne discussion a 7. Par contre nous avons été surprises de la hauteur des tables, assez basses, dans les 70 cm, avec chaises assorties. Moi et mes 1m80 on etait bien contents d'etre en bout de table pour pouvoir s'étirer sur le cote...Autre surprise, bien que le restau soit recommande par bento.com et que tous les serveurs parlent anglais, point de menu en anglais, ni même de menu avec photo. Je vais de ce pas utiliser le feedback du site pour qu'a minima cette particularité soit notée dans la fiche. Et les propriétaires ne perdraient pas grand chose a avoir au moins un menu en anglais, comme dans beaucoup d'autres lieux. Pour éviter une longue discussion avec le serveur nous avons choisi le menu "de fete" (party menu) a 2500 Yens (15 euros). Comme il est de tradition au Japon, les plats nous ont ete servis en grandes assiettes, et c'etait a nous de nous repartir les mets dans des petites assiettes. Ce menu comportait de nombreux petits plats, du sashimi au curry de viande et omelette, en passant pas des beignets de crevettes, de la salade de mache (ou d'épinards, je ne me souviens plus!) ou encore une délicieuse omelette japonaise fourre d'anguille (deux de mes plats préférés ici !).

CIMG3750CIMG3751CIMG3752


Il y avait du bon et du moins bon, certainement pas de la grande cuisine (de toute façon ce n'est pas le concept d'Izakaya) mais l'ensemble était agréable et nourrissant. De toutes façons, quand je suis en (très) bonne compagnie, je fais moins attention au contenu de mon assiette. Le dessert a été pour le moins surprenant...

CIMG3753
Une baguette de pain sucre, fourre a la glace vanille. Ariane en avait deja vu, moi pas... et pourtant j'aime les douceurs sous toutes ses formes, mais celle la heu non, pas terrible !

Dans tout ca, je ne sais pas trop ce qui etait vraiment Okinawen. Difficile d'en savoir plus auprès des serveurs, qui nous indiquaient quand même ce que nous mangions, mais a la présentation des sashimis nous avons demande de quel poisson il s'agissait et on nous a répondu "white fish". C'est cela oui...

A la sortie, une addition de 3300 Yens par personne. Malheureusement le caissier n'a pas voulu que nous payions séparément, et peu d'entre nous avaient la monnaie. Il a fallu jouer un peu a la banquière (hem cette profession n'a pas la cote en ce moment !) et me voila redevable de mon repas a une des participantes. Il était déjà plus de minuit, je commençais a m'inquiéter de louper les derniers trains sur la Toyoko et la Oimachi. Ouf, je les ai eu (d'ailleurs pas tout a fait les derniers) et j'ai pu constater qu'ils étaient bien remplis pour cette heure. Retour a la maison, tout le monde endormi, vaisselle laissée par mon cher et tendre : la vie reprend son cours...

Quant au contenu de nos discussions hier soir, je resterai discrète et respectueuse de la vie privée : il y avait quand même une majorité de mères de famille respectables autour de la table ! ;o)

Posté par FloaSingapour à 14:19 - Ma life.com - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

21 mars 2008

Anniversaire

415Aujourd'hui exactement Nicolas et moi fêtons notre premier rendez-vous et le début de notre relation : 6 ans plus tard, nous voila mariés et abonnes aux nuits hachées ! Parbleu! si nous savions ce soir la ce qui allait nous attendre, aurions nous poursuivi ???
Mais que vient faire cet anniversaire dans la catégorie Miam miam ? et bien parce que notre premier rendez vous a eu lieu au Foujita 2, un restaurant japonais parisien, près de la Concorde. A l'époque j'aimais déjà les sushis, mais je n'étais encore qu'une béotienne  : Nicolas n'a pas eu trop de mal a m'impressionner avec ses makis "saumon-peau de saumon grillée" et "thon gras-ciboulette" ! Je me souviens d'une discussion assommante sur la mort annoncée d'Arthur Andersen, que Nicolas vivait de l'intérieur. Je me souviens aussi qu'il était coiffe de prés, ce qui lui donnait un air sérieux, voire légèrement réac (ce qu'il est a vrai dire lol). Non ce  n'est pas dans ce lieu qu'il m'a vraiment séduite, mais a ce moment la mes papilles le remerciaient. Quelques semaines plus tard il y invite son meilleur ami et moi même pour faire les présentations. Je suis assise a cote de lui, et Fabien me fait face. Au bout d'un moment, Nicolas lance "alors, t'en penses quoi?". Fabien et moi nous nous regardons interdits: il ose demander en direct live ce que Fabien pense de moi? Mais non bien sur, il s'enquiert au sujet du restaurant que Fabien ne connaissait pas... soulagement ! Dernier souvenir, moins gastronomique, c'est la qu'il m'emmène pour fêter nos retrouvailles apres une semaine de vacances en Égypte, et en repartant, nous traversons la Concorde, où je vois l'obélisque : le matin même j'étais a Louxor, visitant le temple d'où elle a été prélevée...
Maintenant que nous connaissons mieux la cuisine japonaise, ce n'est pas notre meilleure adresse, mais elle reste d'un très bon rapport qualité prix et d'une qualité constante.  Ce restaurant a également l'avantage d'être ouvert toute l'annee. Et commandez les makis saumon peau de saumon grillée, ils sont divins !

Foujita 2
7 rue du 29 Juillet
75001 Paris
01 49 26 27 70
Métro Tuileries

Posté par FloaSingapour à 17:36 - Miam miam ! - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

11 mars 2008

Sorties en famille

Ce week end nous avons allègrement négligé le dernier portant Ikea à monter et avons profité du début du printemps (et oui déjà !). Nous avons fait deux sorties, qui se sont avérées très adaptées à notre configuration familiale.
Samedi midi d'abord, nous sommes allés dans un restaurant japonais situé à 10 minutes à pieds de chez nous. Les restaurants ici sont majoritairement de petite taille et, contrairement à nos habitudes occidentales, il n'y a pas de baie vitrée qui permette de voir comment cela se passe à l'intérieur. Dans mon quartier il s'agit plus de petites gargottes, qui seraient fort sympathiques si nous étions dépourvus d'enfants, mais qui à mon avis accommodent mal une poussette et une poupette agitée. Sans compter qu'il est toujours autorisé d'y fumer, comme je l'expliquais dans un précédent billet. Or ce restaurant, situé sur une large rue, est grand et même si des stores obstruent la majorité des vitres, on voit quand même un petit peu comment l'endroit est agencé. Manifestement le bâtiment a été conçu pour y loger ce type d'établissement. Je ne connais pas le nom exact, puisqu'il était inscrit en kanji, mais il y était écrit "Japanese restaurant" : je soupçonne cependant qu'il s'agit d'une chaîne. Arrivés là bas, nous avons du laisser la poussette dans le vestibule et nous déchausser. On nous a proposé une table dans une des pièces tatami : nous la partagions avec trois autres tablées, toutes assorties d'enfants en bas âge. Voilà qui s'est avéré idéal : j'ai pu allonger Dorian confortablement sur des coussins plats, et Romane s'est tout de suite trouvé une belle place autour de cette table à sa hauteur. Dans cet environnement également il n'était pas trop gênant qu'elle se lève et tourne autour de la table : nous étions isolés des autres tablées grâce à des panneaux de papiers, nous avions juste à côté de nous un jeune couple avec leur petit de 15 mois. Ainsi déchaussés et installés sur un sol souple, nous avons trouvé cela très confortable. C'est sûr on se prend 40 ans dans les articulations lorsqu'on se lève, mais cela doit être une question d'habitude.

CIMG1743CIMG1748

Le menu était tout en photographies et nous avons eu du mal à nous décider. J'ai opté pour une soupe de udon aux praires absolument délicieuse et qu'il me tarde de reproduire (j'ai même reconnu les herbes qui la parfumait, mitsuba et shunjiku).

CIMG1750

Romane apprécie de plus en plus la gastronomie Japonaise et a beaucoup aimé son menu enfant, adapté à son palais mais qui n'était pas l'éternel steack haché frites que l'on trouve habituellement. Elle a aussi gouté du thé vert et en a redemandé. Et nous avons bien sur terminé sur une glace au thé vert, miam miam. Le restaurant étant quand même d'un certain standing, nous en avons eu pour 5500 Yens à trois (35 euros) : pas aussi bon marché qu'une gargote évidemment, mais tout à fait raisonnable pour le service rendu. Nous espérons bien y retourner sous peu...

Le lendemain, nous avons retrouvé Marie et sa family à Ebisu, situé dans Shibuya-ku. L'idée était de visiter l'Ebisu Garden Palace, complexe de logements, bureaux, magasins et musées construit sur le site de l'ancienne fabrique de bière Sapporo. Nous y avons vu le Metropolitan Museum of Photography, qui proposait une très intéressante sélection de jeunes photographes liés à l'industrie publicitaire, et le fameux château 19e siècle renfermant les restaurants Taillevent et Joël Rebuchon. Le complexe immobilier est organisé autour d'une verrière de belle hauteur, sous laquelle des fontaines ont ravi les oreilles de Romane.

CIMG1773

CIMG1768

Ce qui était particulièrement appréciable : il y avait peu de monde...c'est un peu sinistre au départ mais c'est rare à Tokyo... pourtant ce ne sont pas les attractions qui manquent (notamment un musée de la bière, que nous ne sommes pas allés voir... mais nous avons gouté l'Ebisu ambrée qui est très agréable). Malgré un vent à décorner les cocus, cette ballade fut très agréable : Romane a pu courir et jouer en toute sécurité, nous avons profité du relatif calme de l'endroit. Bref, un lieu que je recommande.

Posté par FloaSingapour à 14:46 - Testé pour vous - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 février 2008

Fast food à la Japonaise

Ici, comme tout pays largement colonisé culturellement par l'Uncle Sam on trouve des MacDo, des KFC et même des Wendys (pour ceux qui connaissent...). Les adolescents s'en donnent à coeur joie et je vois de plus en plus d'ados bien rondelettes. Étonnamment, les jeunes mamans sont, elles, toutes fines : les kilos s'envolent ils à l'approche du mariage ?
Mais ce n'est pas de ça dont je voulais vous parler, mais du vrai fast food à la japonaise, à savoir les échoppes de bento. Comme l'indique cette page Wikipédia, le bento est un repas complet servi dans une boite à compartiments. Il trouve ses origines pendant la période Kamakura (1185-1333), comme du simple riz à emporter, puis au XVIe siècle on commença à le disposer dans des boites en laque et enfin il se généralisa pendant la période Edo (1603-1867) pour ensuite être vendu dans les gares et les échoppes pendant l'Ere Meiji (1867-1912). Aujourd'hui on parle de Bento pour désigner le repas à emporter amoureusement préparé par la maîtresse de maison pour son mari et ses enfants, qu'ils emporteront à l'école ou au travail, mais également les repas tout prêts achetés dans des combinis (sorte de magasin à tout faire, ouverts à des horaires extensifs) ou des échoppes spécialisées. On les sert aussi dans certains restaurants. Un bento contiendra presque toujours du riz mais également une viande ou un poisson, des croquettes, des légumes, des pickles : les combinaisons sont infinies. Depuis l'apparition du micro-ondes et la généralisation de boites de polystyrène, le bento est le plat à emporter par excellence. Et surtout, il est très bon marché.
Voici l'échoppe à Bento ("Bento-Ya") de mon quartier:

CIMG1577

On passe commande du plat désiré, et les deux cuisinières s'affairent à le réaliser : c'est à mon sens encore plus "frais" qu'un hamburger. L'attente n'est que de quelques minutes. Voila ce que ce jour la j'avais choisi :

CIMG1580

Cela contenait : une croquette aux fruits de mer et pomme de terre, de l'omelette, du konnyaku, une boule de tofu frit, du riz avec feuilles de nori et oeufs de poisson, et du chou en salade. Le tout pour 504 Yens soit environ 3,5 euros... et d'après le menu 790 calories. Il y en a de  300 à 1000 Yens mais le prix de base est de 500 Yens. Coté calories, de 530 à 1100 calories, donc de quoi satisfaire tous les type de clientèle.
Dans les combinis on prend simplement la boite du présentoir et on l'amène à la caisse.... rien de plus simple. Vu le prix et la rapidité d'obtention, ce type de repas est idéal pour le midi, surtout quand Romane sera à l'école et que je me retrouverai seule à manger. C'est aussi très pratique à emmener comme pique nique, même pour les enfants.

Posté par FloaSingapour à 13:49 - Miam miam ! - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

07 octobre 2007

Les meilleurs restaus japonais à Paris

Je poste ici un lien vers un excellent guide réalisé par un comité d'évaluation composé de japonais et de français.
Malheureusement nous n'avons pas pu tester toutes ces tables. Le Toritcho, à Montparnasse, nous a définitivement rappellé les saveurs de notre voyage de noces, et le Foujita 2 est le lieu de notre première rencontre...
A vos baguettes !

Comité d'Evaluation de la Cuisine Japonaise

Posté par FloaSingapour à 16:26 - Carnet d'adresses - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1