06 octobre 2008
Un dimanche en chine
Et non, nous n'avons pas pris soudainement l'avion pour aller voir la Grande Muraille. Nous aimerions bien cependant, mais cela est une autre histoire. Nous étions partis pour voir des vaches, et nous nous sommes retrouves sur un marche aux puces. Programme tout a fait adapte a nos campagnes, n'est ce pas ? Et pourtant tout cela était au cœur de Tokyo, a deux pas du Palais Imperial.
Les vaches donc paissaient tranquillement dans les rues de Marunouchi : elles avaient été habillées de couleurs et de dessins étranges, par des gens célèbres. Cette cow parade, née en Suisse il y a quelques années déjà, fait le tour des capitales. Sensible a l'art contemporain, j'avoue tout de même rester fidèle a notre très chère vache Milka. Rien n'est plus seyant que le violet, non ?
En tout cas Romane a apprécié les quelques rencontres que nous avons faites...
En fait, en traversant le magnifique Tokyo Forum, le centre des congres de Tokyo (enfin, l'un des centres de congres), nous sommes tombes sur la Oedo Fair, un marche aux puces qui se tient tous les 1er et 3e dimanches du mois.
O joie ! O frétillement de mes quelques yens restants de cette semaine ! Je ne suis pas une vraie chineuse, je trouve que nous accumulons déjà bien trop d'objets dans notre modeste 85m2, mais j'aime a regarder, farfouiller, pour peut etre trouver une pièce intéressante... Et depuis notre arrivée ici je n'avais pas encore eu le plaisir de déambuler dans une brocante. Entre coupons de tissus vintage, poupées kokeshi, vaisselle et icônes mangas, difficile de rester sereine....

Combien l'astro-boy ? 70 000 Yens !!! (420 euros environs)
Il y avait des choses jolies et abordables, cela ne semblait pas être l'antre de l'arnaque comme a Portobello. C'est certain j'y reviendrai, d'autant que le lieu est beau et agréable (une place couverte et arboree, aux cotes de ce bâtiment dont le plafond ressemble a une coque de bateau retournée, un incontournable de Tokyo a mes yeux).
En tout cas, j'en ai vu qui sont assurément des habitues du lieu...
Merci a Urbanbroc pour l'inspiration de ce titre.
22 septembre 2008
Kawagoe, la petite Edo
Il y a quelques jours, je vous faisais part de la requete d'une lectrice cherchant des promenades hors des sentiers battus. Et bien nous en avons fait une pas plus tard qu'hier, a Kawagoe. La ville est mentionnée dans le Petit futé ou dans le Rough guide, mais pas dans le Lonely Planet. C'est dommage, elle mérite amplement qu'on s'y arrête une journée. Située au nord de Tokyo, dans la préfecture de Saitama, Kawagoe a conserve une trentaines de bâtiments anciens, pour certains construits au 18e siècle. Compte tenu des catastrophes naturelles fréquentes au Japon, ainsi que du peu d'intérêt que port(ai?)ent les Japonais a la préservation de leur architecture, il est rare de trouver une telle concentration de patrimoine. Nombre de ces bâtisses, maisons de marchands, boutiques pour la plupart, sont situées sur une artère commerçante (qui serait bien plus agreable si elle etait fermee a la circulation...) : on les appelle les Kurazukuri, maison d'argile résistantes au feu, et généralisées apres l'incendie de 1893. (désolée, photos vraiment pas terribles, pour cause de temps pourri!)
Il y a aussi quelques bâtiments en pierre, comme on en voit peu a Tokyo...
On peut aussi y admirer une tour de guet, Toki no Kane, la tour du temps, reconstruite après le grand incendie et sonnant sa cloche 4 fois par jour : elle servait en particulier a repérer les débuts d'incendie.
Kawagoe est aussi réputée pour une petite rue truffée de pâtissiers, et en particulier pour ses douceurs a la patate douce. Moi ce que j'adore c'est voir les artisans a l'œuvre... comment ne pas craquer ? (ci dessous, des gauffres aux haricots rouges, slurp)
En fait, juste avant, nous avions craque pour des vrais desserts dans un salon de thé... malgre les 20 degres dehors j'avais craque pour ces fameux granites. Ouaip, moi j'aime bien prendre les japonais a contre pied ;o)

par contre, je n'arrive toujours pas a identifier précisément ce qu'est la poudre beige servie avec : je pensais que c'etait du sesame, mais ce n'est pas si parfume que cela...En tout cas, c'était super bon :o)
Malgre la pluie, et mon rhume ce fut une ballade très agréable. Je recommande en particulier de se procurer le dépliant présentant les maisons a voir : pour une fois, les descriptifs sont assez rigolos et donnent envie de rentrer dans toutes les échoppes.
Seul bemol a cette journee : la ville est située a 45 km, il nous a fallu 1h30 pour l'atteindre et .... 3h pour rentrer ! la partie autoroutière a 18h etait bondee de chez bondee.... Le train (depuis Ikebukuro) est donc nettement plus pratique.
08 septembre 2008
Takao-San
Malgre la menace de pluie hier, nous avons decide de prendre des risques et de nous aventurer pour une excursion dans les montagnes environnant Tokyo. De toute façon, avec les arsouilles nous n'allions pas partir pour une randonnee en pleine nature et bivouaquer pour la nuit : nous resterions a distance raisonnable de la civilisation. Ce qui n'est pas chose tres compliquee au Mont Takao, lieu de promenade tres prise des Tokyoites, et donc tres organise. Il s'eleve a 599 m de hauteur et est visite par 2,5 millions de promeneurs chaque annee. On y visite un temple bouddhiste, le Takaosan Yakuōin Yūkiji, ce qui nous a permis d'allier la tete et les jambes pour cette excursion.
Nous avons naturellement pris la voiture, le trajet depuis Todoroki dure 1h30, de la ville, un peu d'autoroute, puis de la ville pour arriver brusquement a la montagne. Cote transport, nous avions emmene la poussette Volo au cas ou, mais surtout le Chinado pour un test en conditions reelles : la poussette n'est pas sortie du coffre de la voiture. Apres un dejeuner copieux, nous nous sommes diriges vers le funiculaire (il y a aussi un telepherique, mais avec Dorian il n'etait pas possible de l'emprunter...)
Arrives en haut, nous n'avons pas resiste aux gauffres fourrees aux haricots rouges, strategiquement placees a la sortie du funiculaire, miam ! Par contre nous aurions du nous abstenir d'aller visiter les singes : il nous en a coute 1000 Yens, et ce n'etait pas tres interessant...

... a ceci pres que ces singes vivent dans des conditions sanitaires meilleures qu'une bonne partie de la population mondiale, avec 2 ramasseurs de crotte en permanence sur les lieux. C'est aussi ca le Japon...
Apres cette pause animaliere, nous nous sommes attaques au temple et a la montagne. L'endroit est effectivement tres frequente, mais j'ai trouve cela encore vivable. Les japonais etaient tous super equipes (batons, chaussures, vetements techniques...) mais j'ai quand meme vu quelques demoiselles en talons ! Moi et Romane nous etions en crocs et ma foi cela a suffi. Quant a Dorian, il a eu bien chaud dans le chinado, ralait un peu des fois. Cela tire un chouilla sur les epaules, mais le lendemain matin je n'ai pas eu de douleurs dorsales. Nicolas a meme pu s'y essayer, et il faut dire que cela sied plus a un homme qu'a une femme (pas top le croise sur la poitrine...). Nous aimerions bien essayer le porte bebe dorsal classique, histoire de comparer. Mais il va sans dire que porter bebe dans le dos est incontournable si nous voulons profiter des temples japonais...Si vous avez un avis la dessus nous sommes preneurs.
La petite famille a donc pris le chemin des pelerins... et cela a beau etre un temple, on y vend rafraichissement, douceurs et glaces...










Le temple est celebre pour ses bas relief polychromes.
Au pied d'un autel, des "getas" (les tongs japonaises en bois) en ex voto... placees la par les marcheurs j'imagine ?

On gravit le mont tout en decouvrant de nouveaux pavillons du temple... Une belle decouverte, qui fait oublier les nombreuses marches a gravir... puis le temple laisse place a la foret pour atteindre le sommet... mais apres quelques minutes de marche, Nicolas et moi decidons de rebrousser chemin : nous n'avions pas de carte, ne savions pas encore combien de temps il fallait monter et il commencait a se faire tard. Et nous avons eu raison ! d'une part parce que le temps de descendre, d'offrir une glace a Romane pour la feliciter de son endurance et de sa sagesse (pas un seul caprice de toute la journée), de reinstaller tout notre petit monde dans la voiture, il a commence a pleuvoir doucement d'abord, puis un veritable deluge comme nous voyons rarement... D'autre part, j'ai appris qu'une superstition locale decourageait les couples de monter au sommet du Mont Takao : peu apres l'ascension, ils se sépareraient !
Nous avons eu du nez pour cette journee : une belle ballade, sans pluie, a des temperatures agreables, et pas de risque de divorce !
La ballade est chaudement recommandée et tout a fait faisable pour les petits, pour peu qu'ils aient une bonne endurance. Romane a demande un peu les bras mais a fait 90% du chemin seule. Quelle energie !
01 septembre 2008
Ikebukuro
Nicolas devant travailler dimanche, il a renonce a son traditionnel sport du samedi après midi. Nous avons donc pu faire une longue promenade... sous la pluie ! Et oui, depuis 15 jours, il pleut quasiment tous les jours... ça rafraichit, mais bon, j'avais espéré mieux pour finir mon été.
Nous avons hésité longuement entre Odaiba et Ikebukuro. Nous nous disions que dans ces deux endroits les centres commerciaux fournirait de la distraction au sec. Finalement, Romane étant un peu nerveuse nous optons pour Ikebukuro, un peu plus facile a rejoindre en métro. J'y ai surtout repéré un Japanese Traditional Craft Center, que je veux aller visiter. A part cela le quartier n'est pas franchement folichon : les deux grands magasins Seibu et Tobu, ainsi que l'immense centre commercial Sunshine city fournissent distraction et chalandise, mais moins colorees qu'a Shibuya. Cependant, le craft center vaut le voyage a lui seul : il rassemble des exemples d'artisanat japonais (poterie, papiers, tissus, laques...) de toutes les régions du Japon, avec notices explicatives en anglais. On peut y acheter bon nombre d'objets (prix apparemment raisonnables). A l'étage il y avait une exposition (temporaire j'imagine) d'artisans, proposant des objets traditionnels modernises. J'ai beaucoup apprécié cet endroit, en voici quelques photos...(en bonne gaijin, je n'avais pas vu que les photos étaient interdites...)
Au sortir de cette visite, le soleil était réapparu, nous nous sommes donc diriges vers Sunshine city, et au détour d'un carrefour, nous tombons sur un restau de Ramen avec une queue d'au moins 20 personnes (il était 14h)
Immédiatement nous pensons que c'est une bonne adresse... "mais on est deja venus ici" me dit Nicolas : oui, en Aout 2006, et il y avait de la queue, deja... on y avait mange (apres avoir attendu...) et on avait pas trouve ca renversant... peut etre changerions nous d'avis aujourd'hui ? Nous connaissons donc ce quartier, pour y avoir tourne longtemps en quête d'un marche aux antiquites...que nous n'avions jamais trouve...
A Sunshine city, nous nous promenons comme tout bon pékin : le centre commercial est nettement moins guinde que celui de Futako-Tamagawa, ce qui n'empêche pas qu'au detour d'une allée nous trouvions...
Et que prenons nous dans cette boulangerie Kayser? un pain d'Assas bien sur ;o) La queue etant longue pour ce fameux pain, je me suis promenée dans l'allée et j'ai découvert une marque charmante de sacs et accessoires de tous les jours, Shinzi Kotoh Design. Ca change d'Hello Kitty et Anpanman !
Apres ces petits achats, il était déjà temps de rentrer... et pour ce faire nous avons parcouru les 400 m qui nous séparaient de la station sous une pluie battante : vive les crocs !
Epilogue : vous voyez ce plat rouge au craft center ? et bien comme je l'aimais beaucoup et j'attendais toujours mon cadeau d'anniversaire, Nicolas y est retourne hier après sa journée de travail pour me l'offrir... pas de bol, l'endroit fermait a 19h (20h sur leur site web...) et il est arrive a 19h10...
12 mai 2008
Sortie au musée
Ce dimanche était encore pluvieux, mais heureusement les microbes avaient largement battu retraite : Dorian, Romane et moi même avions besoin d'air. C'est donc en famille que nous avons retrouve C. et sa tribu au Musée Edo-Tokyo, à l'est de la ville. Ce musée retrace l'histoire de la ville depuis la fondation d'Edo en 1590 par le shogun Tokugawa Ieyasu à travers reconstitutions, maquettes et objets. Il a été inaugure en 1993 dans un immense bâtiment qui se situe tout près de la station Ryogoku, et juste derrière le stade de sumo.



Le musée, le stade, l'accès a l'intérieur du musée.
Ce lieu est cite par plusieurs guides comme étant un incontournable. Ils ont bien raison. Surtout avec des enfants et surtout par temps de pluie. L'exposition permanente est organisée sur deux niveaux, l'un en mezzanine de l'autre. Ceci permet d'apprécier complètement la reconstitution grandeur nature d'une partie du pont de Nihonbashi, ainsi que les maisons et bâtiments construits à l'étage inférieur. La muséographie y est très réussie, les reconstitutions ainsi que l'ambiance lumineuse permettent aisément de se plonger dans ces temps anciens, sans jamais avoir l'impression de déambuler dans du carton-pâte. Il y a de nombreuses explications en anglais, et je crois un audio guide disponible, de même que des guides bénévoles parlant anglais, et d'autres langues européennes. Le musée est dense mais spacieux, permettant à nos petites puces de gambader sans crainte. Meme si à 3 ans c'est encore un peu jeune pour comprendre et retenir, j'ai pu montrer des tas de choses à poupette : là, une actrice de Kabuki, ici une maison de l'ancien temps...On peut toucher certains objets, monter dans un pousse pousse, se prendre pour une ménagère du 19e siècle...

Les porteuses d'eau, ou presque !
"argh c'est lourd !"
Romane brandissant l'enseigne d'une compagnie de Pompiers de l'ère Edo.
"A bicyclette..." : l'engin est vraiment trop petit pour moi !
Bref, une visite très intéressante dans un musée très réussi, et ceci sans ennuyer la marmaille. Un bémol cependant : nous avions choisi de nous restaurer sur place dans un des restaurants du musee proposant de la cuisine traditionnelle ("MOI" c'était le nom du restaurant !). Ce n'était pas franchement bon. Nous aurions peut être du ressortir du musée (puisque les tickets sont valables toute la journée) et tenter notre chance dans les nombreux restaurants à proximité de la station de métro, qui avaient l'air savoureux. Je me vengerai vendredi puisque nous allons passer l'après midi au tournoi de sumo.
15 avril 2008
La pluie est notre amie
Olala, je vous fais mariner avec notre séjour à Kyoto...et puis cela commence à faire réchauffé maintenant... mais bon, je ne peux pas laisser ce feuilleton en suspens ainsi. Promis, on va essayer d'éviter le ton "regardez mes belles photos de vacances" ;o)
Un des avantages de la voiture est de pouvoir se déplacer sans être dépendant des transports en commun. A Kyoto, "petite" ville de 1 500 000 habitants, ils sont beaucoup moins denses qu'à Tokyo : seulement deux lignes de métro, un réseau d'autobus et deux lignes de tram. De nombreux sites se trouvant à la périphérie de la ville, il est possible de les atteindre en vélo si l'on veut être indépendant, mais gare aux mollets ! La voiture, pour notre configuration familiale, était donc idéale, à ceci près que les parkings sont tous payants (et privés manifestement), et ca coutch'!...Le cout du parking est donc à intégrer à toute escapade motorisée en ville...
Pour notre deuxième jour, nous sommes donc allés à Fushimi, et heureusement que nous n'étions pas à vélo, car il pleuvait des cordes. Vous me direz pas de bol... mais non ! compte tenu de la pluie, le site était très peu fréquenté et vous comprendrez rapidement pourquoi il vaut mieux l'apprécier de cette manière. Il s'agit d'un temple dédié à la déesse Inari, protectrice des cultures de céréales et donc du riz, et par extension des sousous, du flouze, de l'oseille...Entreprises, businessmen locaux, artisans, familles font ainsi ériger un Torii , portail en bois vermillon séparant le monde réel du monde spirituel, afin de s'attirer les faveurs d'Inari. Il y en a des milliers (je ne sais pas du tout combien !) et passer dessous (dans les deux sens, car il faut bien revenir du monde spirituel) est particulièrement impressionnant. Cela fait aussi de jolies photos, pourvu, justement, qu'il n'y ait pas d'autre pèlerin aux alentours....
Alors, certes la pluie était froide et nous manquions de luminosité, mais quel plaisir de découvrir le site quasi désert après les foules du Kiyomizu Dera la veille...Je me suis bien gardée de dire à Nicolas et Pierre ce qui les attendaient sur ce site. Et oui, Nicolas fait son intéressant avec ses livres et ses opéras, mais c'est qui qui bouquine les guides, fait les recherches et concocte les itinéraires touristiques ? c'est bibi ! Ils ont particulièrement apprécié la "surprise", que nous avons savouré séparément, pour cause de Romane de mauvais poil ce matin la. Pierre m'a demandé si les inscriptions étaient des prières ou autres sûtras : que nenni ! ce sont les noms des donateurs et de leur entreprise !
Pour déjeuner, nous sommes revenus dans le centre de Kyoto, aux abords des grandes avenues commerciantes, aux arrières cours truffées de petits restaurants et de bars parfois un peu louches. La ville est striée de canaux, agrémentés de cerisiers : même sous la pluie l'effet était très réussi... surtout les pétales tombes dans l'eau. Le Petit Fute nous a recommande un restau typique qui donnait justement sur un de ces canaux, et à l'ambiance irréelle, comme suspendue dans le temps, que Pierre a très bien su saisir...
Au sortir d'un repas plus que copieux, nous avons pu flâner sur les artères commercantes (couvertes ! cela c'est l'effet mousson). Pour Nicolas la flânerie avait un objectif précis :
Une glace enooooorme qu'il avait repéré la veille au soir... et il était bien parti pour la commander (70 euros tout de même !). Mais quand nous avons vu qu'une tablée de 14 adolescents se la partageaient et avaient du mal a la terminer, nous avons réussi à raisonner notre homme, et avons revu nos ambitions. N'empêche, manger une glace par 8 degrés dehors et une pluie glaciale, faut le faire ! Romane a longuement hésité... et manifestement n'était pas contente de son choix ou plutôt de celui que nous avions du deviner de ses moult hésitations.
"mais je voulais au chocolat !!!"
Quant à moi, voici quel a été mon choix...
Vais je un jour m'en lasser ???
11 avril 2008
Scandale au Pavillon d'Or !
Escapade a Kyoto, épisode 2
Lors de notre voyage de noces, nous avions passé 3 jours à Kyoto : trop peu pour tout découvrir ! et surtout en plein mois d'aout, la chaleur était difficilement supportable... ainsi revenir au Printemps était un incontournable, pour compléter nos découvertes et surtout voir la ville décorée de cerisiers. Une chose en particulier était importante à mes yeux : revoir le Pavillon d'Or entouré de cerisiers en fleurs. Nous avons eu de la chance car les températures froides ont fait durer la floraison jusqu'à notre séjour (je n'avais pas encore compris que les cerisiers n'étaient en fleurs et sans feuilles qu'une dizaine de jours seulement...), cependant cela n'a pas empêché une belle déception. Car autour du Pavillon d'Or, point de cerisiers ! Les pétales étaient peut être déjà tombés, je ne sais pas. J'en doute car dans la ville nous en avons vu de magnifiques... bref, ça été ma seule vraie déception de cette escapade, et je trouve bien étonnant que l'écrin de verdure de ce bâtiment ne soit pas agrémenté de cet arbre mythique. Il y a peut être une explication quelque part ?
Aout 2006....
...Avril 2008
En fait de cerisiers, nous nous sommes vengés au temple de Kiyomizu Dera, que nous n'avions pas vu lors de notre premier séjour.
Il faisait un temps superbe, c'était dimanche... résultat c'était bondé ! Et en particulier de japonais en tenue traditionnelle, y compris des hommes. Etait-ce un jour particulier pour s'habiller ainsi ? ou bien le font ils chaque dimanche ? Ça je n'en sais rien... Bayia, Shizuka, des idées ?
C'est un des plus beaux points de vue sur Kyoto et une promenade agréable sur les collines environnantes. Il était d'ailleurs essentiel que nous allions jusqu'à la colline faisant face au temple principal pour constater sa construction impressionnante. La tradition veut que si l'on se jette de la terrasse (13m de hauteur) et que l'on en réchappe, l'on voit son vœu réalisé. "Se jeter du Kiyomizu Dera" en Japonais signifie d'ailleurs se jeter a l'eau. La pratique est désormais interdite mais pendant l'ère Edo 234 sauts ont été comptabilisés pour un taux de survie de 85%. Mais est ce que leur vœu s'est réalise ? on ne le sait pas...
Pour terminer cette journée déjà bien remplie nous sommes allés au parc de Maruyama, réputé lui aussi pour ses cerisiers. Et bien, nous qui avions "loupé" Hanami à Tokyo le samedi précédent, nous avons pu nous rattraper : quelle foule ! On avait peine a voir un centimètre carre de gazon, les groupes de pique niqueurs avaient tout envahi. Un DJ mixait dans un coin et bien sur moult stands étaient installés pour nourrir ces admirateurs de cerisiers affamés... enfin admirateurs c'est vite dit, voila une belle excuse pour faire la fête entre amis ;o)
Fin de l'épisode 2 ;o)
11 mars 2008
Sorties en famille
Ce week end nous avons allègrement négligé le dernier portant Ikea à monter et avons profité du début du printemps (et oui déjà !). Nous avons fait deux sorties, qui se sont avérées très adaptées à notre configuration familiale.
Samedi midi d'abord, nous sommes allés dans un restaurant japonais situé à 10 minutes à pieds de chez nous. Les restaurants ici sont majoritairement de petite taille et, contrairement à nos habitudes occidentales, il n'y a pas de baie vitrée qui permette de voir comment cela se passe à l'intérieur. Dans mon quartier il s'agit plus de petites gargottes, qui seraient fort sympathiques si nous étions dépourvus d'enfants, mais qui à mon avis accommodent mal une poussette et une poupette agitée. Sans compter qu'il est toujours autorisé d'y fumer, comme je l'expliquais dans un précédent billet. Or ce restaurant, situé sur une large rue, est grand et même si des stores obstruent la majorité des vitres, on voit quand même un petit peu comment l'endroit est agencé. Manifestement le bâtiment a été conçu pour y loger ce type d'établissement. Je ne connais pas le nom exact, puisqu'il était inscrit en kanji, mais il y était écrit "Japanese restaurant" : je soupçonne cependant qu'il s'agit d'une chaîne. Arrivés là bas, nous avons du laisser la poussette dans le vestibule et nous déchausser. On nous a proposé une table dans une des pièces tatami : nous la partagions avec trois autres tablées, toutes assorties d'enfants en bas âge. Voilà qui s'est avéré idéal : j'ai pu allonger Dorian confortablement sur des coussins plats, et Romane s'est tout de suite trouvé une belle place autour de cette table à sa hauteur. Dans cet environnement également il n'était pas trop gênant qu'elle se lève et tourne autour de la table : nous étions isolés des autres tablées grâce à des panneaux de papiers, nous avions juste à côté de nous un jeune couple avec leur petit de 15 mois. Ainsi déchaussés et installés sur un sol souple, nous avons trouvé cela très confortable. C'est sûr on se prend 40 ans dans les articulations lorsqu'on se lève, mais cela doit être une question d'habitude.
Le menu était tout en photographies et nous avons eu du mal à nous décider. J'ai opté pour une soupe de udon aux praires absolument délicieuse et qu'il me tarde de reproduire (j'ai même reconnu les herbes qui la parfumait, mitsuba et shunjiku).
Romane apprécie de plus en plus la gastronomie Japonaise et a beaucoup aimé son menu enfant, adapté à son palais mais qui n'était pas l'éternel steack haché frites que l'on trouve habituellement. Elle a aussi gouté du thé vert et en a redemandé. Et nous avons bien sur terminé sur une glace au thé vert, miam miam. Le restaurant étant quand même d'un certain standing, nous en avons eu pour 5500 Yens à trois (35 euros) : pas aussi bon marché qu'une gargote évidemment, mais tout à fait raisonnable pour le service rendu. Nous espérons bien y retourner sous peu...
Le lendemain, nous avons retrouvé Marie et sa family à Ebisu, situé dans Shibuya-ku. L'idée était de visiter l'Ebisu Garden Palace, complexe de logements, bureaux, magasins et musées construit sur le site de l'ancienne fabrique de bière Sapporo. Nous y avons vu le Metropolitan Museum of Photography, qui proposait une très intéressante sélection de jeunes photographes liés à l'industrie publicitaire, et le fameux château 19e siècle renfermant les restaurants Taillevent et Joël Rebuchon. Le complexe immobilier est organisé autour d'une verrière de belle hauteur, sous laquelle des fontaines ont ravi les oreilles de Romane.
Ce qui était particulièrement appréciable : il y avait peu de monde...c'est un peu sinistre au départ mais c'est rare à Tokyo... pourtant ce ne sont pas les attractions qui manquent (notamment un musée de la bière, que nous ne sommes pas allés voir... mais nous avons gouté l'Ebisu ambrée qui est très agréable). Malgré un vent à décorner les cocus, cette ballade fut très agréable : Romane a pu courir et jouer en toute sécurité, nous avons profité du relatif calme de l'endroit. Bref, un lieu que je recommande.
17 février 2008
L'habit et le moine
Ah ! après des semaines d'installation et de virées shopping, je commençais sérieusement à avoir envie d'une bonne sortie un petit peu plus culturelle : boudiou ! je ne suis pas venue ici pour écrire un guide de shopping quand même ;o) Rendez vous était pris par ce beau dimanche ensoleillé (mais frisquet) à la station Harajuku, à l'ouest de Tokyo, avec Marie et sa tribu. Objectif : aller shooter quelques Cosplayers, dont c'est un point de rendez vous le week end. En termes de Cosplayers, nous n'avons pas été décus... mais pas comme nous l'imaginions.
Les Cosplayers sont des jeunes se déguisant en personnages de mangas, chanteurs etc... Nous en avons vu quelques unes à la sortie de la station, mais je dois avouer que la surprise n'y est plus, ayant vu beaucoup de personnages de ce type à la télévision ou dans des magazines. (Edition du 18 Février: En fait, Marie et Vincent en ont vu sur le chemin du retour et ont pris des photos magnifiques... moi j'ai tout loupé, trop occupée à gérer une Romane fugueuse à ce moment là...)
Nous pensions en trouver encore dans le parc de Yoyogi attenant, mais je pense que la présence d'un sanctuaire Meiji en son sein n'encourage pas le mélange des genres. Nous avons d'abord découvert des barils de saké donnés en offrande aux Dieux et juste en face... des tonneaux des meilleurs crus de Bourgogne pour le même usage ! rhaaaaa quel gachis !!!



Voici la cour principale du sanctuaire, reconstruit en 1958 après les bombardements de 1945:
(Remarquez comme Nicolas reste impassible aux récriminations de son fils)
Quelques secondes après cette prise de vue, un cortège de mariage est apparu... les voila nos Cosplayers imprévus !
Les mariages shintos semblent avoir été délaissés par les jeunes couples japonais. Ces derniers organisent maintenant une bénédiction catholique, sans grand influx spirituel. Le mariage shinto est en fait consideré comme trop formel, n'y acceptant que la proche famille. On ne peut s'empêcher pourtant d'admirer ces kimonos somptueux et la dignité du cortège. Nous avons vu plusieurs mariages : cela devait être un jour faste pour les jeunes couples ("dai-an").
Avant ou après la cérémonie (je n'en sais rien en fait !) il ne faut pas oublier les photos de famille, comme chez nous :

Et biensûr il faut se véhiculer jusqu'à la fête, sans abîmer la superbe coiffure traditionnelle :

Et oui, les japonais pensent à tout !
Après ces jolies découvertes, nous avons flané sur Omotesando, les Champs Elysées de Tokyo. Il y avait du peuple et un dernier Cosplayer, pour la route !
Nous avons quitté avec regret Marie et sa petite famille : dommage qu'ils repartent dans quelques mois... mais nous nous sommes promis de nous revoir d'ici là.






























































