15 novembre 2008
Miya Jima , comme si vous y etiez
Vous avez peut être vu cela dans le métro parisien l'hiver dernier...
Et depuis, peut être rêvez vous d'aller voir cet étrange arche rouge aux pieds immerges.... En tout cas, moi j'étais impatiente de le voir de mes yeux, ce torii, porte symbolisant l'entrée en zone sacrée dans les temples shinto, et considérée comme l'un des trois plus beaux sites japonais. Il se trouve à quelques kilomètres d'Hiroshima, et constitue la porte d'entrée du sanctuaire d'Itsukushima.
Sur cette ile sacrée, on ne peut y naitre ni mourir. Par contre on peut y faire un bon business touristique. La aussi cela rappelle le Mont Saint Michel. Et il y avait du touriste en ce lundi férié, y compris les rockers que nous avions croises au pied du Parco d'Hiroshima la veille. Alors tant qu'a faire la touriste, je me suis laissée entrainer sur une barque, au grand bonheur de Romane, pour passer sous le torii comme les pèlerins. Et de cette agréable ballade j'ai ramené beaucoup de photos et un petit film...(admirez le travail : d'une main je tiens l'appareil, de l'autre je retiens pas le col une Romane qui a très envie de gouter l'eau de la Mer Interieure)
Le tori de Miya Jima from Florence au Japon on Vimeo.
Voila donc le torii au plus près (et avec les commentaires pour ceux qui comprennent le japonais !).
Le torii c'est évidemment ce qui frappe d'emblée, mais il y a également le sanctuaire principal auquel il est attache, construit sur pilotis et lui aussi flottant sur la mer intérieure. On y a déambulé comme dans les couloirs de la station Montparnasse Bienvenue a l'heure de pointe. Oui c'est beau, mais c'est fréquenté. Le must est de se faire prendre en photo au bout du ponton principal, face au torii. A-t-on le temps de faire la queue ? non, Romane est déjà en avance de 30 mètres, alors on prends en photo les gens qui font la queue pour se faire tirer le portrait.
Beaucoup d'autres sanctuaires parsèment l'ile. Nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tous visiter. Des daims, comme à Nara, arpentent les lieux, à la recherche de biscuits, prospectus et autres gourmandises à grignoter. Romane les réprimandait vertement des qu'ils s'approchaient d'elle...
Myia Jima ce sont aussi les délicieux momijis, des gâteaux de pâte à crêpe, fourre d'azuki, de custard ou de chocolat. Tout chaud, sortis du four et trempes dans la pâte à beignet, hummmm. Plus diététique, les huitres sont à l'honneur en cette saison, et nous avons eu la main heureuse dans un petit restaurant proposant un menu nous permettant de les gouter sous plusieurs formes, notamment cuites en bouillon, de type nabe.
Après ce bon repas, et une petite promenade en foret, nous permettant d'admirer les premières couleurs flamboyantes des érables japonais (les authentiques momijis), nous avons pris le téléphérique pour le mont Misen, ce qui nous a permis d'admirer une vue superbe de la mer Intérieure. Juste un peu gâchée par une Romane qui, en couches, avait décidé de faire la grosse commission pendant l'ascension. Ayons une pensée pour les 29 autres passagers de la nacelle...
Nous sommes redescendus du Mont Misen vers 16h30 : les visiteurs étaient déjà moins nombreux dans le sanctuaire principal, la marée basse laissait voir les pieds du torii. Nous avons traine dans les rues (très) commerçantes du village, où même Hello Kitty avait son petit magasin. Par contre, je n'ai toujours pas compris pourquoi la cuillère de riz est à l'honneur dans ce village : ils y exposent la plus grande du monde.
17h30, la nuit était tombée depuis un certain temps : nous avons repris le ferry, voyant au loin le torii éclairé. Nous serions bien restes une journée de plus pour profiter du site sans la foule à la nuit tombée, et découvrir l'intérieur de l'ile...
PS : si vous venez visiter en voiture, sachez que vous devrez la laisser sur Honshu et que les parkings qux abords du ferry sont pleins des 10h du matin. En transport en commun, le tram offre de tres bon packages (pass 2 jours incluant le ferry, pass incluant le telepherique).
14 novembre 2008
Choux, cailloux, genoux
En 1984, mes parents nous emmenaient à Los Angeles. C'est la (ou peut être à Washington l'année précédente ?) qu'ils nous ont fait gouter des pâtisseries japonaises. Le souvenir que j'en ai n'était pas très brillant : couleur et parfum fade, voire gout cartonne. Mes papilles ont bien change depuis, et je me régale de moshis fourres à l'azuki, ou autres gaufres de diverses formes. Mais pas que ca ! comme je l'évoquais precedemment, nous trouvons aussi à Tokyo des pâtisseries fort jolies à regarder et à manger. Une caractéristique fréquente est qu'elles sont à la crème. Et pas n'importe quelle crème, de la crème fouettée, parfois assez lourde à vrai dire. La bonne crème, ça les Japonais en raffolent... Et comme nous sommes dans nos derniers jours ici, nous nous laissons un peu plus aller a gouter ce qui nous lorgnait depuis des mois.
C'est ainsi que Nicolas a dignement fêté nos quatre ans de mariage la semaine dernière en me ramenant ceci...

Une tartelette, à la crème et surmontée d'une pâte (en spaghettis, rappelez vous) au thé vert.
Il y en avait même une deuxième, à la châtaigne. Et c'était fort bon, je recommande. La crème, pour une fois, n'était pas estouffe chrétien. Il a acheté ça à Shibuya, sur le quai de la Yamanote (rocade intérieure) en revenant de sa séance de sport.
Hier soir, toujours en revenant du sport, il a arpente le Food Show, un immense food hall au sein même de la gare de Shibuya, pour me ramener tout le diner, mais aussi ça....
Des choux de Beard Papa's !!! Cela faisait des mois que je salivais devant le stand situe à proximité de l'entrée de la Toyoko line En plus ces sagouins cuisent les choux sur place.... le parfum de ces petits choux était proprement insupportable ! Le problème c'est que soit j'avais Romane à gérer, donc impossible de m'y arrêter (sous peine de scandale en pleine rue pour un petit chou, la tout de suite maintenant), soit il y avait trop de queue devant. Je n'y avais donc jamais goute.
La boite (d'une valeur de 1380 Yens, environ 10 euros) renfermait 6 choux : 2 "Paris-Brest", 2 au sucre de canne et 2 a la patate douce. Et là (mis a part celui à la patate douce), c'est a se damner : la pâte à chou est fine et croustillante à souhait, la crème à l'intérieur beaucoup plus légère que nos crèmes pâtissières en France - la texture n'est pas loin de la custard cream anglaise- et parfumée juste ce qu'il faut de vanille. Les choux ne devaient pas avoir plus de 2 heures de vie.... 3 sont passes à la casserole hier soir, et les 3 autres je les ai mange pour mon petit déjeuner (et Romane dans tout ça ? et bien elle n'a pas aime ! tant mieux pour moi, niarf niarf niarf). Ces choux là vont me manquer à Singapour...
En fait, il n'y a pas que chez Beard Papas que l'on trouve des choux dans Tokyo : j'ai vu dans le métro en particulier de nombreux stands qui ne vendent que ça. En France on irait a la pâtisserie mais ce que l'on trouverait ce sont des religieuses ou des glands à la pâte épaisse et à la crème lourdingue. Ce qui se rapproche le plus de ces choux nippons ce sont les choux de la pièce montée d'un mariage ou d'un baptême (devinez ce qu'il y avait a mon mariage?). Et encore ! les choux nippons ont le bon gout d'être deux fois plus gros. Nicolas et moi avons imagine ce que cela donnerait d'ouvrir une échoppe de ces choux sur les Champs Elysees, cuits sur place bien sur... assurément il y aurait du business a faire. Avis aux amateurs.
Pour conclure ce billet sucre, une info de taille : il n'y a pas qu'à Shinjuku qu'on trouve des donuts Krispy Kreme. Une deuxieme echoppe s'est ouverte à Yurakucho, au sous sol du building ITOCIA (juste à la sortie de la station). Voila qui vous evitera une longue queue (nous etions passes devant il y a quelques semaines, un dimanche, et personne a l'horizon !).
12 novembre 2008
Lastminute.co.jp, episode 2 (et final)
Suite des aventures du Fabien a Tokyo : dimanche Nicolas s'est dévoué et a garde les petits a la maison... hemmm il devait bien faire 10 degrés dehors, il était bien mieux a l'intérieur (je suis mauvaise langue, il les a emmené au jardin tout de même). J'ai donc pris Fabien sous mon aile pour l'emmener faire "the" ballade dominicale dans Tokyo : Harajuku, Meiji Jingu, puis arret au musee du sabre et enfin shopping a Shinjuku.
Malheureusement il était trop tôt lorsque nous sommes arrives a Harajuku : il n'y avait pas beaucoup de Cosplayers, et ceux présents n'étaient pas encore en train de poser pour les photographes amateurs. Nous avons file direct sur le Meiji Jingu, qui est certainement mon temple shinto favori sur la mégapole. Le calendrier nous était favorable car le 15 Novembre les enfants de 3, 5 et 7 ans sont fêtés, on appelle cela Shichigosan. Ainsi ce jour n'etant pas ferie, le week end le precedant de nombreuses familles parent leur progéniture de leur plus beau kimono (3 et 7 ans pour les filles, 5 ans pour les garçons) et les emmènent au temple pour une bénédiction (est ce le bon terme ?). Pour les garcons de 5 ans, au temps des samourais, il s'agissait d'un veritable rite de passage : a partir de ce jour ils etaient autorises a faire pousser leurs cheveux. Pour les filles de 7 ans, elles remplacaient la simple corde qui nouait leur kimono par un obi, cette centure lourde et fastueuse. Ils étaient donc nombreux les petits japonais en ce dimanche au Meiji Jingu, tous plus kawai les uns que les autres. Un grand magasin du coin fournissait même ballons multicolores. Malgré la faible luminosité (temps gris pourri !), j'ai donc dégainé mon appareil et son zoom assez satisfaisant pour vous ramener ces quelques cliches.
Il y eut bien sur l'inevitable mariage shinto (apparemment les japonais aiment a se marier avec tout plein de touristes autour !), ce qui n'a pas manque d'impressionner mon visiteur.
A quelque 10 minutes a pieds et après un petit onigiri rapidement avale au combini, nous avons visite le musée du sabre. Je l'avoue, les sabres de samourai pour moi c'était une affaire de geek, pas vraiment ma tasse de the, et le lieu ne me motivait guere : vieillot, tout plein de vieux messieurs tres concentres... en realite, dans la petite salle d'exposition, eclairee juste comme il faut, nous avons vu des merveilles. Certes, difficile pour nous d'apprecier l'exception des lames presentees comme tresors nationaux ou "very important cultural property", mais le musee nous a fourni une documentation en anglais qu'il ne nous reste plus qu'a potasser. Non, ce qui nous a vraiment enchante ce sont les accessoires finement decores, et en particulier les Tsuba (garde). Dommage que les indications soient tout en japonais : nous ne savions pas de quelle epoque exactement dataient ces merveilles... A vrai dire, je crois qu'on est sortis un peu geek de cette visite !
Enfin, nous avons termine la ballade par une viree a Shinjuku, grouillant de monde (le dimanche ici tout est ouvert... et les japonais depensent a coeur joie). Apres un detour par Tokyu Hands (ca y est j'ai enfin un pilon a sesame digne de ce nom et des baguettes qui accrochent vraiment), nous avons arpente le sous sol d'Issetan*, un grand magasin luxueux, l'equivalent de Selfridges pour moi. Nous avons decide de ramener de quoi diner : anguilles, gyozas, legumes cuisines et rouleaux de makis... je crois que nous avons du depenser dans les 10 000 Yens pour trois, mais franchement cela valait vraiment la peine : rien a voir avec les douceurs de notre traiteur de quartier.
J'etais frigorifiee de cette escapade, mais quel plaisir de se ballader nez au vent sans avoir a surveiller la marmaille... Derniers moments a Tokyo... enfin, j'espere pas la derniere fois quand meme !
Pour la petite histoire, Fabien est reste les deux jours suivants, parcourant Ginza le lundi et dinant avec Nicolas chez En (une excellente chaine d'Izakaya), et le Musee National de Tokyo a Ueno le mardi avant de reprendre l'avion. A son retour au bercail, il nous ecrit ceci "Je
voulais voir votre maison, prendre le pouls du Japon, sentir l'atmosphère.
Objectif pleinement atteint. Je n'ai qu'envie d'y retourner avec Anne pour découvrir
le Japon bucolique de l'arrière pays."Voila qui ne peut que me rejouir.
* Only in Japan : dans le rayon chaussures d'Issetan, j'ai vu une cliente assise qui venait de se decider pour une paire : la vendeuse etait agenouillee devant elle, lui presentant l'etiquette, la cliente a sorti sa carte bleue, l'a donne a la vendeuse qui est allee encaisser le montant a la caisse pendant que la cliente attendait. Vous feriez cela en France vous ?
31 octobre 2008
Carnet de voyage
C'est rapidement que je passe vous donner de nos nouvelles : je n'ai droit qu pc du Ryokan que pour 30 minutes. Apres un voyage vers Ise parfait, et une premiere nuit dans un ryokan traditionnel (une maison tres ancienne, tout en bois, et au jardin interieur superbe), nous avons visite Ise ce matin. Cette ville renferme les temples les plus veneres du Shintoisme, la religion originelle du Japon. Alors que Nikko n'est que flamboyance, Ise est d'une austerite imposante. Les batisses des deux sanctuaires, de bois brut, et reconstruites periodiquement pour conjurer le malheur et la mort (n'y voyez pas de precision scientifique, je retranscris ce que ma memoire me laisse me souvenir apres une longue journee !), sont nichees dans des forets luxuriantes aux arbres multi centenaires. Ils sont dedies a la deesse originelle (argh le nom m'echappe, il faudra que je reedite ce billet) et aux kamis du ble. Le coeur de ces sanctuaires imperiaux est cache a la vue des fideles, mais cela n'empeche pas de ressentir l'importance des lieux. Beaucoup de visiteurs japonais : nous avons commence par le sanctuaire exterieur (Geku), a 8h30 (les enfants nous ont fait lever tot, et c'est tant mieux) et je pense que c'est celui que j'ai le plus apprecie meme s'il est moins important que le Naiku, dedie a la deesse Ameratsu (ca y est je crois me souvenir du nom !). La simplicite des lieux m'ont rendu la tache plus difficile pour interesser Romane a la visite, qui adore admirer statues et bouddhas "qui reflechissent tres tres fort". Apres ces visites matinales, nous avons traine aux abords du Gaiku ou de nombreuses echoppes nous tentaient de mille douceurs : des huitres frites cuites devant nos yeux ont fait notre bonheur... de meme que les feuilletes a la chataigne, dont une boite complementaire attend d'etre mangee dans les jours a venir (c'est la saison des chataignes et les japonais s'en donnent a coeur joie, tant mieux pour moi). Apres cette pause gustative, nous avons repris la route pour voir les fameux rochers maries et lies par une corde. Bientot les photos, vous allez voir, c'est d'une beaute exceptionnelle.
Le pari de la journee etait de caser le Hyoru Ji, temple bouddhique parmi les plus anciens du Japon en fin de journee, distant de 150 km. Si nous n'avions pas eu quelques difficultes a suivre les instructions du GPS, nous y serions peut etre arrives a temps.... de toute facon, malgre la sieste dans la voiture, je ne sais pas si les enfants auraient apprecie la visite. C'est beau d'avoir des ambitions, mais la realite n'est pas forcement aidante ! Nous avons donc pose nos valises (et elles sont nombreuses !) directement a Nara, a quelques kilometres du Hyoru-Ji. Nous avons dine dans un restaurant japonais a cote du ryokan (reservation mal enregistree au ryokan, nous n'avons pas pu y diner) et nous nous sommes regales d'un menu comportant sashimis, boeuf grille, cassolette de poulet et legumes, poisson grille et riz mouille au the vert (une heureuse decouverte), le tout au comptoir avec Romane relativement sage et Dorian sur mes genoux qui a lui aussi goute a ces saveurs. C'etait quand meme assez sportif !
Il est fort possible que le reveil soit encore tres matinal demain et si nous sortons du ryokan dans les 8h, nous irons le visiter avant de nous diriger vers Himeji. Objectif : y etre pour 13h, le site fermant a 16h...
Du cote des enfants, ils supportent bien la voiture et prennent un bol d'air pur(?). Romane demande spontanement a aller voir la petite dame rouge, cela me change ! Le seul veritable souci est l'endormissement : nous faisons chambre commune, sur tatamis. Ces derniers sont investis par Romane pour les galipettes, ce qui fait rire Dorian aux eclats. Pas facile de calmer ce petit monde... Demain l'hotel sera "western style" (nous avons emmene le lit parapluie pour Dorian), je pense que les choses seront plus faciles (et que mon dos en souffrira moins, meme si je vais partager mon lit avec Romane !)
Merci pour vos messages : comme pour Romane, Dorian les recevra sur sa boite mail perso et les lira lui meme dans quelques annees !
27 octobre 2008
Delice
Il y a déjà plus d'un an, je vous faisais part de mon angoisse de ne pas trouver de yaourts au Japon. Même si le choix n'est pas aussi étendu qu'en France, on trouve de quoi ravir nos papilles. Les yaourts japonais sont pour beaucoup médiocres (en tout cas les yaourts bon marche) et nous choisissons souvent les Danone. Elle ne l'a découvert que très récemment, mais les pots sont plus petits qu'en France : on évite d'en manger deux ;o) Pourtant, cote yaourts japonais, Nicolas et moi avons une marque favorite, à tel point que nous les gardons pour nous. De toutes façons Romane n'aime pas beaucoup ça alors....
Cette marque c'est Kowai Farm, qui fait des yaourts de 125g vendus a l'unité, bien crémeux et avec de gros morceaux de fruits dedans (des vrais ! pas des petits morceaux rikikis et rabougris). Notre préféré ? la pèche. Chaque fois que l'on en mange Nicolas déclare "ya pas a dire , Kowai c'est les meilleurs yaourts !". Et hier soir, nous avons teste leur super rich creamy yoghurt en pot de 400g : avec une cuillerée de miel de Hamamatsu, c'était un délice, encore meilleur qu'une glace....
J'ai lu de ci de la que les yaourts Singapouriens n'etaient pas a la hauteur et les yaourts francais importes hors de prix... il sera temps peut etre de me mettre à la yaourtiere....
28 septembre 2008
Kit Kat addict, mais pas que...
Et bien on peut dire que je suis une bonne cliente. En tout cas, je suis complètement tombée dans le piège du marketing Kit Kat ici au Japon. Rappelez vous il y a quelques mois je vous parlais du Kit Kat fleurs de cerisiers, puis du Kit Kat the vert. Comme vous pourrez le lire dans l'excellent billet de Sophie, la saga des KK, Nestle , comme d'autres fournisseurs en douceurs d'ailleurs, édite ici des parfums et packagings éphémères, qui durent quelques semaines, en fonction des saisons ou des événements de la vie de ses consommateurs (comme le pack de bonne chance aux examens au fevrier). Je trouve deux nouveaux parfums (ou réédition) a peu près chaque mois... et c'est ainsi que chaque fois que je rentre dans un combini ou que je me rends a ma supérette je passe au rayon chocolat pour regarder s'il n'y a pas une nouvelle saveur a gouter. Et alors même que la plupart du temps je trouve le gout insignifiant, voire mauvais (celui au muscat en Septembre, est absolument infâme !), et que cette sucrerie n'est décidément pas a la hauteur d'une bonne gaufre fourrée a la pâte de haricots rouges, je continue de regarder et d'acheter si le packaging me tente. Il faut dire cependant que parfois le test est satisfaisant, comme le Kit Kat thé vert au vrai chocolat vert, mais surtout comme le Kit Kat McFlurry caramel Macchiato que j'ai trouve cette semaine...
Cela me permet d'ailleurs de vous informer de la créativité du MacDonalds nippon en termes de McFlurry, puisque la aussi les parfums éphémères se succèdent toutes les 6 semaines environ. Il y a eu bien sur l'inévitable "the vert" mais accompagne d'Oreo, ces biscuits chocolatés américains : je ne l'ai pas trouve terrible. Par contre, le McFlurry Oreo-myrtille estampille Hello Kitty était fort réussi, je regrette sa disparition. Désormais, ce n'est pas seulement les Kit Kat que je vais surveiller, mais egalement les McFlurry... heureusement que j'allaite encore !
PS : je demande a toutes mes comparses tokyoites de me prévenir si vous voyez en rayons un Kit Kat chataigne ou marrons, je suis fan ;o)
26 septembre 2008
Pas wewette...
Sur la gentille invitation d'Ariane, voici quelle a été mon activité du jour...
Nous passerons sur les courses de la veille...allez trouver de la pâte d'amande dans les fins fonds de Tokyo, en soi c'est déjà un challenge ! Pas trouvée d'ailleurs, ce qui m'a fait changer mon idée initiale de macarons au café pour des macarons au citron. Deuxième difficulté, devinez ? et oui la marmaille... Pas pour le déplacement d'ailleurs, car désormais pour me rendre a Ichigaya j'ai trouve un trajet avec un seul changement de quai a quai : de chez moi a chez elle, porte a porte, une heure. Une paille. Et Romane, bien qu'un peu agitée, a désormais bien intégré les règles de sécurité et de... bienséance ! Elle a même accepte volontiers d'aller aux toilettes de la station Ichigaya, alors que ces derniers temps les wc publics la paniquaient...J'ai donc débarqué avec une Romane timide mais jouant sagement dans son coin, et un Dorian manifestement embêté par une dent qui ne se voit pas encore. Et faire des macarons avec un bébé brailleur qui ne veut pas faire la sieste, cela relève de l'exploit...
Ceci etant dit, dans une joyeuse ambiance, et epaulee par des quasi professionnelles, j'ai pu mener a bien ces premier macarons. Vous ne me croyez pas ? voici la preuve !

J'avais bien force sur le colorant, comme chez Laduree ;o)
Mes comparses ont réalisé des macarons pistache, chocolat et citron également. Le seul souci véritable a été de manager les cuissons : je crois qu'il y avait une bonne vingtaine de plaques a faire cuire ! Et puis au fur et a mesure des fournées, l'on a pu se rendre compte des bêtises a ne pas commettre pour préserver l'aspect de nos douceurs coupables. Car, en soi, la recette n'est pas très compliquée, mais obtenir des biscuits lisses et fermes est une autre histoire. On peut faire de très bons macarons facilement, mais en faire des beaux voila le souci !

Ca c'est pas les miens...ca serait trop beau !
Ouaip, moi c'est plutot "freestyle" comme elles disent les copines ;o)
Ceci dit, ils n'ont pas trop mal tenu au décollage de la plaque et ont un joli aspect lisse. Si la tenue n'est pas a la hauteur de Laduree ou Pierre Herme, le gout est fort acceptable, je n'ai pas honte de mon ouvrage.
J'ai pris une petite douzaine pour la maison (et oui, seulement une douzaine, car j'entendais déjà Nicolas me reprocher de vouloir nous engraisser et je déteste jeter de la nourriture ...). Humm ce soir le dessert fut fort bon, et il nous en reste pour demain, miam. Une mention spéciale a Miss Cacouille qui n'a pas été trop pénible a réclamer sa part...
Merci Ariane, encore une étape de franchie dans mon apprentissage de Desperate Housewife :o) Je me demande si je ne vais pas t'imiter et proposer une soirée cocktails, nettement plus dans mes cordes !
25 septembre 2008
Girly night in Tokyo
Une des reussites de mon expatriation a Londres a ete de faire partie d'un groupe d'amies francophones (et oui, je ne dis pas françaises car il y a une helvète dans le lot), désormais célèbre sous le nom des Belettes. Comme nous n'avions pas nos familles a portée de main, nous avons recréé un lien quasi familial, en nous voyant quasiment chaque semaine autour d'un bon diner. Bon il faut bien l'avouer, nous avons été légèrement inspirées par Carrie et ses copines New Yorkaises. Nos discussions d'ailleurs s'en rapprochaient, et nous faisions comme si Londres était une ville ou personne ne comprenait le français : il y a des oreilles a South Kensington qui ont du être légèrement choquées par nos sujets de conversation! En fait, mes copines étant pour la plupart des financières de haut vol (travaillant tard donc....), planifier une sortie hebdomadaire, la plupart du temps le mercredi, leur permettait de prévoir cela dans leur agenda et de s'échapper du bureau. Et puis de fil en aiguille, se voir une fois par semaine est devenu vital, sans compter les nombreuses sorties du week end, les anniversaires, les escapades, les mariages et j'en passe. Aujourd'hui, seulement trois sont restées a Londres, une vit au Qatar, deux autres a Singapour (ou presque) et moi a Tokyo : on essaye de se donner des nouvelles, de s'épauler en cas de coup dur et de se voir des qu'on est dans la même ville. Les soirées de Belette nous manquent, mais le lien est toujours la.
Ici a Tokyo, ce ne sont pas les agendas professionnels qui nécessitent de s'organiser, mais la capacité a s'éloigner des boutchous une soirée, l'agenda de Monsieur ("Cheri, ce soir tu rentres a 19h pétantes !"), ainsi que l'immensité de la ville. Ainsi c'est plutot sur un rythme mensuel que j'ai propose de retrouver quelques amies pour un diner entre filles. Toutes me connaissaient, certaines se connaissaient entre elles (en expat, le reseau est comme une toile d'araignée...) et elles ont toutes répondu avec enthousiasme a mon invitation. Apres quelques recherches sur www.bento.com, nous avons jete notre devolu sur une Izakaya spécialisée en cuisine d'Okinawa dans le quartier de Shibuya, Teyandei. Apres c'est bien beau d'avoir une adresse sur un bout de papier, encore faut il la trouver ... a Tokyo, point de nom de rue mais un codage par pâté de maison, ni même souvent point de numéro sur les batisses. Quand on y rajoute que les noms des restaus sont bien sur en Kanji et qu'en plus certains se payent le luxe de ne pas avoir de pancarte bien visible, je vous laisse imaginer le jeu de piste ! Une bonne technique lorsqu'on cherche un lieu précis est d'observer attentivement son Atlas City Guide : il est fort possible qu'une bonne âme vous interpelle pour vous aider a vous repérer. C'est ce qui m'est arrive, mais en cela l'une de mes comparses a fait plus fort : elle est arrivée accompagnée de trois salary men ! Encore et toujours, il faut exercer son sens de l'observation et ne pas hésiter a rentrer dans un établissement pour demander si c'est bien l'adresse que l'on cherche. C'est ici que j'ai fait ma première tentative...

Bingo ! c'etait bien le Teyandei ! (facile, hein ?)
Le rendez vous etait a 20h30, j'y etais, mais entre le baby sitter qui a oublie de venir, le cours de tir a l'arc en début de soirée, Monsieur qui arrive légèrement en retard et bébé qui ne veut pas s'endormir tout de suite, nous étions toutes réunies a 21h30 : qu'importe, une bonne "noma birru" a fait l'affaire en attendant.
Ce que j'apprécie dans les restaus japonais c'est qu'ils sont souvent divises en petites pièces : nous n'étions pas seules mais l'espace était suffisamment intime pour que nous puissions avoir une bonne discussion a 7. Par contre nous avons été surprises de la hauteur des tables, assez basses, dans les 70 cm, avec chaises assorties. Moi et mes 1m80 on etait bien contents d'etre en bout de table pour pouvoir s'étirer sur le cote...Autre surprise, bien que le restau soit recommande par bento.com et que tous les serveurs parlent anglais, point de menu en anglais, ni même de menu avec photo. Je vais de ce pas utiliser le feedback du site pour qu'a minima cette particularité soit notée dans la fiche. Et les propriétaires ne perdraient pas grand chose a avoir au moins un menu en anglais, comme dans beaucoup d'autres lieux. Pour éviter une longue discussion avec le serveur nous avons choisi le menu "de fete" (party menu) a 2500 Yens (15 euros). Comme il est de tradition au Japon, les plats nous ont ete servis en grandes assiettes, et c'etait a nous de nous repartir les mets dans des petites assiettes. Ce menu comportait de nombreux petits plats, du sashimi au curry de viande et omelette, en passant pas des beignets de crevettes, de la salade de mache (ou d'épinards, je ne me souviens plus!) ou encore une délicieuse omelette japonaise fourre d'anguille (deux de mes plats préférés ici !).
Il y avait du bon et du moins bon, certainement pas de la grande cuisine (de toute façon ce n'est pas le concept d'Izakaya) mais l'ensemble était agréable et nourrissant. De toutes façons, quand je suis en (très) bonne compagnie, je fais moins attention au contenu de mon assiette. Le dessert a été pour le moins surprenant...

Une baguette de pain sucre, fourre a la glace vanille. Ariane en avait deja vu, moi pas... et pourtant j'aime les douceurs sous toutes ses formes, mais celle la heu non, pas terrible !
Dans tout ca, je ne sais pas trop ce qui etait vraiment Okinawen. Difficile d'en savoir plus auprès des serveurs, qui nous indiquaient quand même ce que nous mangions, mais a la présentation des sashimis nous avons demande de quel poisson il s'agissait et on nous a répondu "white fish". C'est cela oui...
A la sortie, une addition de 3300 Yens par personne. Malheureusement le caissier n'a pas voulu que nous payions séparément, et peu d'entre nous avaient la monnaie. Il a fallu jouer un peu a la banquière (hem cette profession n'a pas la cote en ce moment !) et me voila redevable de mon repas a une des participantes. Il était déjà plus de minuit, je commençais a m'inquiéter de louper les derniers trains sur la Toyoko et la Oimachi. Ouf, je les ai eu (d'ailleurs pas tout a fait les derniers) et j'ai pu constater qu'ils étaient bien remplis pour cette heure. Retour a la maison, tout le monde endormi, vaisselle laissée par mon cher et tendre : la vie reprend son cours...
Quant au contenu de nos discussions hier soir, je resterai discrète et respectueuse de la vie privée : il y avait quand même une majorité de mères de famille respectables autour de la table ! ;o)
22 septembre 2008
Kawagoe, la petite Edo
Il y a quelques jours, je vous faisais part de la requete d'une lectrice cherchant des promenades hors des sentiers battus. Et bien nous en avons fait une pas plus tard qu'hier, a Kawagoe. La ville est mentionnée dans le Petit futé ou dans le Rough guide, mais pas dans le Lonely Planet. C'est dommage, elle mérite amplement qu'on s'y arrête une journée. Située au nord de Tokyo, dans la préfecture de Saitama, Kawagoe a conserve une trentaines de bâtiments anciens, pour certains construits au 18e siècle. Compte tenu des catastrophes naturelles fréquentes au Japon, ainsi que du peu d'intérêt que port(ai?)ent les Japonais a la préservation de leur architecture, il est rare de trouver une telle concentration de patrimoine. Nombre de ces bâtisses, maisons de marchands, boutiques pour la plupart, sont situées sur une artère commerçante (qui serait bien plus agreable si elle etait fermee a la circulation...) : on les appelle les Kurazukuri, maison d'argile résistantes au feu, et généralisées apres l'incendie de 1893. (désolée, photos vraiment pas terribles, pour cause de temps pourri!)
Il y a aussi quelques bâtiments en pierre, comme on en voit peu a Tokyo...
On peut aussi y admirer une tour de guet, Toki no Kane, la tour du temps, reconstruite après le grand incendie et sonnant sa cloche 4 fois par jour : elle servait en particulier a repérer les débuts d'incendie.
Kawagoe est aussi réputée pour une petite rue truffée de pâtissiers, et en particulier pour ses douceurs a la patate douce. Moi ce que j'adore c'est voir les artisans a l'œuvre... comment ne pas craquer ? (ci dessous, des gauffres aux haricots rouges, slurp)
En fait, juste avant, nous avions craque pour des vrais desserts dans un salon de thé... malgre les 20 degres dehors j'avais craque pour ces fameux granites. Ouaip, moi j'aime bien prendre les japonais a contre pied ;o)

par contre, je n'arrive toujours pas a identifier précisément ce qu'est la poudre beige servie avec : je pensais que c'etait du sesame, mais ce n'est pas si parfume que cela...En tout cas, c'était super bon :o)
Malgre la pluie, et mon rhume ce fut une ballade très agréable. Je recommande en particulier de se procurer le dépliant présentant les maisons a voir : pour une fois, les descriptifs sont assez rigolos et donnent envie de rentrer dans toutes les échoppes.
Seul bemol a cette journee : la ville est située a 45 km, il nous a fallu 1h30 pour l'atteindre et .... 3h pour rentrer ! la partie autoroutière a 18h etait bondee de chez bondee.... Le train (depuis Ikebukuro) est donc nettement plus pratique.
18 septembre 2008
Une bonne nouvelle !
Ladurée, pourvoyeurs de delicieux macarons, a ouvert un salon de thé a Tokyo, dans le très chic quartier de Ginza cet été. Nous n'y sommes pas allés, mais il est possible qu'en cas de grosse déprime nous y fassions un tour...
Voici l'annonce sur leur site internet :
À Tokyo, une petite folie
très Parisienne
Après
Londres, Monaco, Genève et Lausanne, la maison Ladurée poursuit son
tour du monde et se pose à Tokyo sur une des plus belles avenues
«Ginza».
David Holder, le Président de la maison Ladurée souhaitait depuis
plusieurs années que notre maison puisse s’épanouir pleinement au Japon.
C’est à la suite d’une rencontre avec le Président de Mitsukoshi, grand
magasin emblématique au Japon, que David Holder consent d’ouvrir son premier salon thé.
Mouaif... il a surtout consenti a s'en mettre plein les fouilles. M'est avis que l'endroit ne désemplit pas. Les communiquants de cette maison savent apparemment aussi bien employer l'euphémisme que leur pâtissier le caramel a la fleur de sel.
Ladurée Ginza Mitsukoshi
2F, 4-6-16 Ginza Chuo-ku
Tokyo 104-8212
Tel : 03-3563-2120









































