11 décembre 2008
10 raisons de ne pas aimer le Japon
Suite et fin de ce petit billet rétrospective : vais je trouver 10 raisons de ne pas aimer le Japon? Je me lance, sans y avoir trop réfléchi...
1 - Les moustiques : voraces et nombreux, ils nous ont vraiment pourri notre fin d'été malgré nos précautions
2 - La difficulté à apprendre la langue : je ne fustige pas le Japonais en soi, c'est une langue magnifique, mais sa difficulté d'accès pour nous les Européens. Sans travailler une à deux heures par jour, vous avez peu de chance de la parler ou de la comprendre. Nous n'avons pas mis l'effort nécessaire et surtout je pense que nous avons fait des erreurs fondamentales dans notre apprentissage, mais j'en reparlerai un peu plus tard.
3 - La sécheresse de l'hiver : des le mois de Novembre double crème obligatoire sur la peau pour éviter les craquelures (je n'ai pas eu l'occasion de tester l'été chaud et humide autrement que lors de notre voyage de noces, mais à Singapour c'est quasiment la même chose et pour l'instant je ne le vis pas trop mal)
4 - Les tremblements de terre... boudiou une fois qu'on a commence à les ressentir, ils deviennent profondement angoissants. Non on ne s'y habitue pas, en tout cas pas moi. On se demande lorsqu'on en ressent un si une nouvelle secousse plus forte va arriver, et on stresse...
5 - Le statut de la femme, quasiment obligée de rester au foyer. Certaines travaillent malgré leur maternité, mais c'est complique et d'après plusieurs témoignages elles ne sont pas reconnues dans leur travail. Être femme au foyer en soi n'est pas un mal, bien au contraire, mais il est dommage que cette société ne leur donne pas un vrai choix. De ce point de vue la, la France est quasiment un paradis sur terre...
6 - Les GPS qui ne parlent que Japonais (normal, on est au Japon me direz vous) mais surtout qui donnent des indications foireuses. Je pensais que c'était du à l'ancienneté du notre, mais j'ai appris que d'autres récents n'étaient pas toujours efficaces.
7 - La pluie froide, forte et persistante.
8 - (ca devient dur) L'ambiance sonore des magasins d'electronique : musique à fond la caisse, vendeurs sur leurs stands, ca hurle, ca braille, ca etouffe. Cela me surprend beaucoup car en tant que cliente j'aime passer un long moment a etudier les divers modeles disponibles d'un produit que je souhaite acheter, et cette ambiance là me herisse tant que je n'arrive pas a rester trop longtemps dans ces magasins...
9 - Qu'etre situee a 1h d'Ichigaya (le ghetto francais), c'est etre consideree comme habitant quasiment de l'autre cote du Japon par certains expats (non non je ne parle pas de vous Ariane, Gaelle, Sophie, Catherine, Vanessa, ne vous inquietez pas), et que c'est fort etonnant que vous n'habitiez pas là pour mettre votre fille a l'ecole Francaise (et oui, pas les moyens de s'y loger, desolee !)... alors que de mon cote je faisais des aller retours de plus d'une heure et demi plusieurs fois par semaine...
10 - la contradiction etonnante entre jardins et nature magnifiques et horribles maisons et structures urbaines grisatres, qui sont a peine maintenues par leur proprietaire.
Je pourrais citer aussi l'abondance de sacs plastiques mais je'en avais deja parle...
voila ! j'ai trouve, mais ca n'a pas ete si facile. J'ai retenu peu de choses contre les Japonais eux memes (le nationalisme, l'hypocrisie...) car je ne peux pretendre a vraiment les connaitre. Je n'aime pas juger sans avoir une reelle connaissance des choses.
PS : je reedite legerement le billet precedent... j'avais oublie une chose que j'adore.
20 novembre 2008
Promenade chez Mickey !
Dernier jour possible pour aller a Disneyland Tokyo aujourd'hui. La persuasion de Nicolas avait ete difficile : c'est cher et ça ne l'intéresse pas tant que ça, d'autant que nous etions alles a Disneyland Paris (billets gratuits !) juste avant notre installation a Tokyo. Mais on m'avait dit qu'a Tokyo, ce ne sont pas les attractions qui valent le détour, mais les visiteurs...
Chance : soleil radieux. Pas de chance : Enfants fiévreux depuis quelques jours. Mère indigne, je ne renonce pas. On les couvrira bien. Après quelques mésaventures avec le GPS (ohhh comme c'est beau Yokohama sous le soleil...pas grave, un dernier au revoir a la Landmark Tower avant le depart...*), nous sommes arrives vers midi (on était pas partis super tôt non plus...) et avons realise que certes, le soleil etait la, mais le vent aussi ! et quel froid ! l'excuse parfaite pour....

... investir dans des chapeaux a oreilles !!!
Et même Dorian a eu droit a ses oreilles...
Il est pas mignon avec ses oreilles de Minnie ? ;o) (bon OK, j'ai pas trop fait gaffe quand j'ai pris les oreilles ;o) )
Ridicule ? certainement pas...
Disneyland Tokyo, c'est beaucoup mieux que Disneyland Paris. Pourquoi ? d'abord parce que cela se rapproche bien plus du Disneyland original a Los Angeles. Le quartier New Orleans y est, ainsi que l'original Tomorrowland et pas les trucs mochasse dans le style Jules Verne pour plaire aux Européens (vraie betise à Paris car ce que vends Disney c'est le rêve américain, la NASA et compagnie, et pas du "culturel"...). Les attractions sont un peu plus ramassées qu'a Paris, et la végétation plus sympatique (le génie du jardin japonais se retrouve dans la taille des arbres !). Évidemment, le Japon étant le Japon, pas un seul papier a terre... et pas non plus de "cast member" en train de balayer (je n'en ai pas vu un seul). Autre différence, surprenante, des boutiques a foison certes, mais moins qu'a Disneyland Paris dont les étals débordaient sur le pave. J'avoue que pour une maman c'est particulièrement reposant : pas trop de tentation a portée de poupette, pas de tirage de veste "mamannnnnnnn je veux le costume de princesseeeeeeeuuuuuuhhhhh !".
Par contre ce qui ne change pas d'un parc a l'autre, ce sont les queues. Et ici au Japon, les queues sont pires qu'ailleurs : on fait la queue pour les maneges, pour les restaurants, pour se faire prendre en photo avec un personnage disney ou devant le perfect spot pour avoir le chateau derriere soi.... nous etions mercredi, le parc etait plein a craquer : nous avons fui les queues trop longues. Tant pis pour Peter Pan (dont je garde un souvenir emu depuis 1984), Space Mountain (le vrai)... par contre nous avons vu la Tiki Room (qui n'existe pas a Paris) qui a ravi Romane, puis son papa l'a emmene au Tasses d'Alice au Pays des Merveilles, elle a "bounce" dans la maison de Goofy (20 minutes de queue pour....1 min 30 dans la piece...), et enfin SpaceJet.
Pas grand chose en une après midi. En fait, nous avons plus profite de l'ambiance, laissant Romane se promener, decouvrir... Et puis il y a eu la parade, pour laquelle nos amis japonais étaient bien préparés....
couvertures et toiles de pique-nique, pour s'asseoir confortablement et permettre a tous de voir le spectacle. Les poussettes étaient d'ailleurs pliées ou reléguées sur le cote.
Romane et Dorian étaient fascines par le spectacle, et nous les regardions épatés. En fait, avec des enfants de cet age et compte tenu des queues, le mieux est de profiter des spectacles et de l'ambiance du parc plutot que de les faire patienter de longues minutes. A la tombee de la nuit nous aurions aime rester jusqu'a la Parade Electrique mais le froid etait devenu insupportable et Romane s'agitait de plus en plus. Tant pis... et rendez vous dans quelques annees, quand les enfants auront au minimum 8 ans, le meilleur age pour profiter d'un tel lieu.
* Attention, les numeros sur leur site internet pointent vers des bureaux qui ne se trouvent pas sur le site de Disneyland Tokyo...
14 novembre 2008
Choux, cailloux, genoux
En 1984, mes parents nous emmenaient à Los Angeles. C'est la (ou peut être à Washington l'année précédente ?) qu'ils nous ont fait gouter des pâtisseries japonaises. Le souvenir que j'en ai n'était pas très brillant : couleur et parfum fade, voire gout cartonne. Mes papilles ont bien change depuis, et je me régale de moshis fourres à l'azuki, ou autres gaufres de diverses formes. Mais pas que ca ! comme je l'évoquais precedemment, nous trouvons aussi à Tokyo des pâtisseries fort jolies à regarder et à manger. Une caractéristique fréquente est qu'elles sont à la crème. Et pas n'importe quelle crème, de la crème fouettée, parfois assez lourde à vrai dire. La bonne crème, ça les Japonais en raffolent... Et comme nous sommes dans nos derniers jours ici, nous nous laissons un peu plus aller a gouter ce qui nous lorgnait depuis des mois.
C'est ainsi que Nicolas a dignement fêté nos quatre ans de mariage la semaine dernière en me ramenant ceci...

Une tartelette, à la crème et surmontée d'une pâte (en spaghettis, rappelez vous) au thé vert.
Il y en avait même une deuxième, à la châtaigne. Et c'était fort bon, je recommande. La crème, pour une fois, n'était pas estouffe chrétien. Il a acheté ça à Shibuya, sur le quai de la Yamanote (rocade intérieure) en revenant de sa séance de sport.
Hier soir, toujours en revenant du sport, il a arpente le Food Show, un immense food hall au sein même de la gare de Shibuya, pour me ramener tout le diner, mais aussi ça....
Des choux de Beard Papa's !!! Cela faisait des mois que je salivais devant le stand situe à proximité de l'entrée de la Toyoko line En plus ces sagouins cuisent les choux sur place.... le parfum de ces petits choux était proprement insupportable ! Le problème c'est que soit j'avais Romane à gérer, donc impossible de m'y arrêter (sous peine de scandale en pleine rue pour un petit chou, la tout de suite maintenant), soit il y avait trop de queue devant. Je n'y avais donc jamais goute.
La boite (d'une valeur de 1380 Yens, environ 10 euros) renfermait 6 choux : 2 "Paris-Brest", 2 au sucre de canne et 2 a la patate douce. Et là (mis a part celui à la patate douce), c'est a se damner : la pâte à chou est fine et croustillante à souhait, la crème à l'intérieur beaucoup plus légère que nos crèmes pâtissières en France - la texture n'est pas loin de la custard cream anglaise- et parfumée juste ce qu'il faut de vanille. Les choux ne devaient pas avoir plus de 2 heures de vie.... 3 sont passes à la casserole hier soir, et les 3 autres je les ai mange pour mon petit déjeuner (et Romane dans tout ça ? et bien elle n'a pas aime ! tant mieux pour moi, niarf niarf niarf). Ces choux là vont me manquer à Singapour...
En fait, il n'y a pas que chez Beard Papas que l'on trouve des choux dans Tokyo : j'ai vu dans le métro en particulier de nombreux stands qui ne vendent que ça. En France on irait a la pâtisserie mais ce que l'on trouverait ce sont des religieuses ou des glands à la pâte épaisse et à la crème lourdingue. Ce qui se rapproche le plus de ces choux nippons ce sont les choux de la pièce montée d'un mariage ou d'un baptême (devinez ce qu'il y avait a mon mariage?). Et encore ! les choux nippons ont le bon gout d'être deux fois plus gros. Nicolas et moi avons imagine ce que cela donnerait d'ouvrir une échoppe de ces choux sur les Champs Elysees, cuits sur place bien sur... assurément il y aurait du business a faire. Avis aux amateurs.
Pour conclure ce billet sucre, une info de taille : il n'y a pas qu'à Shinjuku qu'on trouve des donuts Krispy Kreme. Une deuxieme echoppe s'est ouverte à Yurakucho, au sous sol du building ITOCIA (juste à la sortie de la station). Voila qui vous evitera une longue queue (nous etions passes devant il y a quelques semaines, un dimanche, et personne a l'horizon !).
12 novembre 2008
Lastminute.co.jp, episode 2 (et final)
Suite des aventures du Fabien a Tokyo : dimanche Nicolas s'est dévoué et a garde les petits a la maison... hemmm il devait bien faire 10 degrés dehors, il était bien mieux a l'intérieur (je suis mauvaise langue, il les a emmené au jardin tout de même). J'ai donc pris Fabien sous mon aile pour l'emmener faire "the" ballade dominicale dans Tokyo : Harajuku, Meiji Jingu, puis arret au musee du sabre et enfin shopping a Shinjuku.
Malheureusement il était trop tôt lorsque nous sommes arrives a Harajuku : il n'y avait pas beaucoup de Cosplayers, et ceux présents n'étaient pas encore en train de poser pour les photographes amateurs. Nous avons file direct sur le Meiji Jingu, qui est certainement mon temple shinto favori sur la mégapole. Le calendrier nous était favorable car le 15 Novembre les enfants de 3, 5 et 7 ans sont fêtés, on appelle cela Shichigosan. Ainsi ce jour n'etant pas ferie, le week end le precedant de nombreuses familles parent leur progéniture de leur plus beau kimono (3 et 7 ans pour les filles, 5 ans pour les garçons) et les emmènent au temple pour une bénédiction (est ce le bon terme ?). Pour les garcons de 5 ans, au temps des samourais, il s'agissait d'un veritable rite de passage : a partir de ce jour ils etaient autorises a faire pousser leurs cheveux. Pour les filles de 7 ans, elles remplacaient la simple corde qui nouait leur kimono par un obi, cette centure lourde et fastueuse. Ils étaient donc nombreux les petits japonais en ce dimanche au Meiji Jingu, tous plus kawai les uns que les autres. Un grand magasin du coin fournissait même ballons multicolores. Malgré la faible luminosité (temps gris pourri !), j'ai donc dégainé mon appareil et son zoom assez satisfaisant pour vous ramener ces quelques cliches.
Il y eut bien sur l'inevitable mariage shinto (apparemment les japonais aiment a se marier avec tout plein de touristes autour !), ce qui n'a pas manque d'impressionner mon visiteur.
A quelque 10 minutes a pieds et après un petit onigiri rapidement avale au combini, nous avons visite le musée du sabre. Je l'avoue, les sabres de samourai pour moi c'était une affaire de geek, pas vraiment ma tasse de the, et le lieu ne me motivait guere : vieillot, tout plein de vieux messieurs tres concentres... en realite, dans la petite salle d'exposition, eclairee juste comme il faut, nous avons vu des merveilles. Certes, difficile pour nous d'apprecier l'exception des lames presentees comme tresors nationaux ou "very important cultural property", mais le musee nous a fourni une documentation en anglais qu'il ne nous reste plus qu'a potasser. Non, ce qui nous a vraiment enchante ce sont les accessoires finement decores, et en particulier les Tsuba (garde). Dommage que les indications soient tout en japonais : nous ne savions pas de quelle epoque exactement dataient ces merveilles... A vrai dire, je crois qu'on est sortis un peu geek de cette visite !
Enfin, nous avons termine la ballade par une viree a Shinjuku, grouillant de monde (le dimanche ici tout est ouvert... et les japonais depensent a coeur joie). Apres un detour par Tokyu Hands (ca y est j'ai enfin un pilon a sesame digne de ce nom et des baguettes qui accrochent vraiment), nous avons arpente le sous sol d'Issetan*, un grand magasin luxueux, l'equivalent de Selfridges pour moi. Nous avons decide de ramener de quoi diner : anguilles, gyozas, legumes cuisines et rouleaux de makis... je crois que nous avons du depenser dans les 10 000 Yens pour trois, mais franchement cela valait vraiment la peine : rien a voir avec les douceurs de notre traiteur de quartier.
J'etais frigorifiee de cette escapade, mais quel plaisir de se ballader nez au vent sans avoir a surveiller la marmaille... Derniers moments a Tokyo... enfin, j'espere pas la derniere fois quand meme !
Pour la petite histoire, Fabien est reste les deux jours suivants, parcourant Ginza le lundi et dinant avec Nicolas chez En (une excellente chaine d'Izakaya), et le Musee National de Tokyo a Ueno le mardi avant de reprendre l'avion. A son retour au bercail, il nous ecrit ceci "Je
voulais voir votre maison, prendre le pouls du Japon, sentir l'atmosphère.
Objectif pleinement atteint. Je n'ai qu'envie d'y retourner avec Anne pour découvrir
le Japon bucolique de l'arrière pays."Voila qui ne peut que me rejouir.
* Only in Japan : dans le rayon chaussures d'Issetan, j'ai vu une cliente assise qui venait de se decider pour une paire : la vendeuse etait agenouillee devant elle, lui presentant l'etiquette, la cliente a sorti sa carte bleue, l'a donne a la vendeuse qui est allee encaisser le montant a la caisse pendant que la cliente attendait. Vous feriez cela en France vous ?
10 novembre 2008
Lastminute.co.jp
26 Novembre : en principe c'est la date de départ vers Singapour... il restait peu de temps pour un dernier visiteur. Fabien, qui vient tout juste de s'installer a Singapour, est donc venu nous voir pour 4 jours. Le temps d'avoir une impression de Tokyo, et de se remémorer ce que c'est d'avoir froid. 14 degrés maximum en journée, vitrines déjà décorées par des Père Noël : l'hiver approche à grand pas... (et il va falloir ressortir les vêtements chauds des enfants pour les remballer dans 15 jours, finalement la doudoune va servir !). Il souhaitait voir un temple et un quartier "typique", et comme nous le savons intéressés par la cuisine japonaise, nous l'avons emmené samedi après midi à Asakusa pour ensuite nous promener à Kappabashi, le quartier ou l'on trouve tout le matos nécessaire à l'ouverture d'un restaurant.
Asakusa, dans le nord est de Tokyo, était bonde : c'est une destination particulièrement prisée des touristes, le quartier étant réputé parmi les plus typiques de la ville. Son temple bouddhiste, le Senso Ji, est le plus ancien de Tokyo. Les commerçants ont flaire la bonne affaire, et l'approche du temple ainsi que ses alentours sont truffes d'échoppes vendant japonaiseries et douceurs. Mais attention ! Ici, plus que nulle part ailleurs, les prix sont très très très élevés. Si vous voulez ramener de jolies choses japonaises mieux vaut faire un tour à l'Oriental Bazar sur Omote-sando.
L'endroit était d'autant plus fréquenté que ce mois ci est fêté le cinquantenaire de la reconstruction du temple. De nombreux evenements s'y tiennent, comme l'installation d'une sandale géante ou encore l'ouverture exceptionnelle de bâtiments permettant d'admirer de très belles statues bouddhistes. Du coup, les lieux étaient décorés de lanternes et agrementes de stands éphémères...
Le quartier est également un quartier de plaisirs (Pachinko, parc d'attractions...) : la faune qui s'y trouve est nettement moins aspetisee qu'à Shinjuku ou Ginza.
A quelques centaines de mètres, nous avons flâné sur Kappabashi Dori, quartier spécialisé dans le matériel de cuisine. Nous avions prévu cette expedition de longue date pour compléter notre matériel et notre vaisselle. Malheureusement le temps nous a manque pour en profiter vraiment, mais j'ai tout de même ramené une poêle carrée (indispensable pour faire le feuilleté d'omelette a la japonaise... je ne sais pas si je ferai cela un jour, mais bon j'ai la poêle !) et Nicolas a ramené un couteau et un aiguiseur.
Après un bref retour a la maison, nous avons laisse les enfants à une baby sitter pour aller nous perdre dans les rues de Jyugaoka : nous avons trop peu profite de la vie nocturne ici, compte tenu du caractère de la grande et du coup exorbitant du baby sitting (10 euros de l'heure !). Cela faisait séance de rattrapage ! Nous avons trouve un restau de Yakitori tout ce qu'il y a de plus local, les serveurs ne parlant pas un mot d'anglais et la carte sans images ou presque. Pas grave : il suffit de rajouter un "u" au nom de viande en anglais et on se comprends vite... "bifu", "porku", "nama birru" (oups le dernier c'est pas de la viande, je vous laisse deviner ;o) ) . Une excellente soirée, que nous aurons le plaisir de renouveler, a Singapour ;o)
La suite demain....
27 octobre 2008
Ingratitude

de nouveaux copains
une bonne pizza pour le déjeuner
5 tours de manège
une glace framboise chocolat...

Hélas, bien présomptueux, nous espérions qu'après ces agapes, elle nous laisserait voir l'exposition Hammershoi tranquillement... le personnel du musée nous a demande de quitter la galerie tant elle faisait du bruit.. J'ai laisse Nicolas voir les toiles seul, en m'occupant des enfants, et lorsque ce fut mon tour... "maman ! maman !".
(soupir)
(J'aime le parc de Ueno, il y a tant de choses à voir et à faire)
24 octobre 2008
3ansaujapon meets Tribudulux
Encore une bonne surprise de la blogosphère : une bloggeuse en villégiature a Tokyo qui me propose d'aller prendre un café. Certes j'avais répondu a quelques questions (des cires pour mes loupiots ? et le mac il fonctionne sur le courant japonais ?...), mais je n'avais pas eu le temps de parcourir son blog. En fait, je ne connaissais quasiment rien d'elle...J'avais juste vu souvent son nom dans les commentaires chez ma très bonne amis Boubou's Mum. Sans savoir si elles se connaissaient "en vrai", je partais quand même avec un a priori positif.
Rendez vous 10h30 devant l'Hanae Mori d'Omote-sando. Bien sur, Romane me fait des misères pour s'habiller et se laisser dropper a l'école... et puis je dois gérer rapidement mes premieres ventes de la sayonara sale... Resultat, j'ai 30 minutes de retard. Heureusement qu'il faisait bon et qu'il y a de belles boutiques autour pour patienter.... Encore plus deroutant que mes premieres rencontre entre bloggueuses dont j'avais suivi les opus, nous entamons la conversation naturellement. Et comme elle n'a pas non plus tout lu de mon blog, j'ai encore le plaisir de lui donner des scoops : oui, nous partons a Singapour...
Escale au Kiddiland, puis direction Takeshita Dori, la ruelle ultra branchee d'Harajuku... que j'arpentais pour la premiere fois ! Bonheur, le matin il n'y a pas grand monde. De quoi s'extasier devant jupons, jupes, tshirts et autres gadgets au gout plus qu'approximatif. Cela me rappelle Camden Town (nostalgie...)
Le ventre crie famine, je traine ma comparse dans un restau de Tonkatsu. Les japonais font la friture comme personne : elle est neophyte...et malheureusement je crois que cela ne l'a pas vraiment convaincue. Heureusement que la conversation, le plaisir de se decouvrir et de decouvrir des points communs compense...Nous repartons vers Omote-sando pour nous separer au metro... jusqu'a ce que nous realisions que nous avons oublie quelques sacs de shopping au restau. On repart en arriere, assez contentes finalement que cet oubli nous donne encore une demi heure de papoting en rabbe. Nous nous quittons a la station Harajuku, le ciel s'est couvert de gros nuages gris : nous aurons profite du meilleur moment de la journee...
... prochain episode : la reunion des deux tribus la semaine prochaine ? au moins les maris auront un sujet de conversation tout trouve ... la crise financiere....
14 octobre 2008
Suivez le guide
Je vais encore une fois faire une entorse à mon principe de ne parler d'un livre qu'une fois sa lecture terminee. C'est que j'en connais certains qui prennent l'avion vendredi pour le Japon, et ils ont encore le temps d'aller trainer à la Fnac pour alourdir leur valise... Lors de mon sejour estival, j'ai ramene le Guide des Arts dedie au Japon, des editions Hazan. Ce livre, redige par Rossella Menegazzo, presente le Japon de la periode proto-historique à la fin de la periode Edo (milieu du 19e siecle) à travers les arts : peinture, litterature, sculpture, arts decoratifs, architecture... Il est organise autour de 5 grandes thematiques : les personnages, le pouvoir, la religion, la vie quotidienne et le monde des morts. Au sein de ces thematiques, l'auteur presente les personnages (artistes, intellectuels, hommes et femmes de pouvoir...), les lieux (capitales, temples, palais...), les oeuvres (le Dit du Genji...) ou encore les concepts essentiels en une fiche accompagnee d'illustrations commentees. Le texte est clair et tres abordable pour tout neophyte, le choix et les commentaires des illustrations eclairent particulierement bien le sujet presente. Au sein de chaque thematique, les sujets sont presentes chronologiquement, ce qui permet egalement d'apprehender l'evolution de chaque forme artistique et sa signification sociale et historique à travers le temps.
Je me régale chaque soir de cette lecture, il me faudra peu de temps pour le terminer. J'apprécie tout particulièrement de pouvoir lire une synthèse, avant de me plonger dans les détails d'un art, d'une époque. Il m'éclaire enfin sur le pourquoi de la beauté des arts japonais. J'étais auparavant envoutée, subjuguée souvent, mais sans comprendre véritablement ce qui faisait l'exception dans ces œuvres. Je compte bien emmener ce livre avec moi lors de nos prochaines virées culturelles pour pouvoir m'y référer devant une œuvre. C'est aussi l'avantage de ce livre, juste un peu plus grand qu'un livre de poche. Il reste lourd cependant, vu le beau papier glace qui le compose... C'est le drame du touriste "culturel", oblige de se coltiner plusieurs guides dans son petit sac a dos, l'un pour les bonnes adresses, l'autre pour les descriptions, que sais-je encore... (dans ces conditions, vive le e-book !).
Au passage, meme si vous etes allergiques aux musees, le Musee National de Tokyo situe dans le parc d'Uneo, est un incontournable. La galerie Honkan, presentant une selection d'oeuvres japonaises qui brille non pas par sa quantite mais par sa qualite, est à ne surtout pas rater. D'ailleurs, je m'en vais de ce pas farfouiller leur site web, mon guide à la main, pour revoir des oeuvres dont je ne pouvais auparavent apprecier l'importance...
Le Japon, guide des arts. Rossella Menegazzo. Editions Hazan.
ISBN : 2754102256
06 octobre 2008
Un dimanche en chine
Et non, nous n'avons pas pris soudainement l'avion pour aller voir la Grande Muraille. Nous aimerions bien cependant, mais cela est une autre histoire. Nous étions partis pour voir des vaches, et nous nous sommes retrouves sur un marche aux puces. Programme tout a fait adapte a nos campagnes, n'est ce pas ? Et pourtant tout cela était au cœur de Tokyo, a deux pas du Palais Imperial.
Les vaches donc paissaient tranquillement dans les rues de Marunouchi : elles avaient été habillées de couleurs et de dessins étranges, par des gens célèbres. Cette cow parade, née en Suisse il y a quelques années déjà, fait le tour des capitales. Sensible a l'art contemporain, j'avoue tout de même rester fidèle a notre très chère vache Milka. Rien n'est plus seyant que le violet, non ?
En tout cas Romane a apprécié les quelques rencontres que nous avons faites...
En fait, en traversant le magnifique Tokyo Forum, le centre des congres de Tokyo (enfin, l'un des centres de congres), nous sommes tombes sur la Oedo Fair, un marche aux puces qui se tient tous les 1er et 3e dimanches du mois.
O joie ! O frétillement de mes quelques yens restants de cette semaine ! Je ne suis pas une vraie chineuse, je trouve que nous accumulons déjà bien trop d'objets dans notre modeste 85m2, mais j'aime a regarder, farfouiller, pour peut etre trouver une pièce intéressante... Et depuis notre arrivée ici je n'avais pas encore eu le plaisir de déambuler dans une brocante. Entre coupons de tissus vintage, poupées kokeshi, vaisselle et icônes mangas, difficile de rester sereine....

Combien l'astro-boy ? 70 000 Yens !!! (420 euros environs)
Il y avait des choses jolies et abordables, cela ne semblait pas être l'antre de l'arnaque comme a Portobello. C'est certain j'y reviendrai, d'autant que le lieu est beau et agréable (une place couverte et arboree, aux cotes de ce bâtiment dont le plafond ressemble a une coque de bateau retournée, un incontournable de Tokyo a mes yeux).
En tout cas, j'en ai vu qui sont assurément des habitues du lieu...
Merci a Urbanbroc pour l'inspiration de ce titre.
03 octobre 2008
Une journee bien active
Cet après midi, avec ma très bonne copine T et ses enfants, nous étions la. Temps globalement ensoleille, bentos tout prêts (j'ai etrenne ma belle boite familiale), poupettes ravies de se retrouver et tifreres tout heureux de profiter de leur maman pendant que les grandes investissaient les toboggans. Le Meiji Jingu Gaien est tout simplement le lieu idéal pour passer une journée active sans dépenser tous ses sous. C'est un ensemble d'aires de jeu, avec toboggans, points de singes, murs d'escalades et autres, dans un espace ferme (et donc super secure) et arbore. On paye 200 Y par adulte et 50 Y par enfant de plus de 2 ans, une paille pour des équipements de bonne qualité. Arrives pour l'heure du dejeuner, nous en sommes repartis a 16h, sans avoir vu le temps passer.

Un petit japonais est tombe raide dingue amoureux de Romane (a cause du coeur sur son t-shirt?) et lui prenait la main... elle n'a pas eu l'air tres convaincue ! je dois dire que les petits japonais sur l'aire de jeu etaient particulierement accueillants, ce qui n'est pas toujours le cas lorsque nous allons dans les jardins du quartier...
Dorian, lui est tombe raide dingue de la pelouse artificielle !




Arrrrrghhh nannnnnn pas ramper !
Moi je me suis amusee sur le super toboggan, et je dois vous avouer un truc : ca fait un bien fou ! j'ai meme pris Dorian sur mes genoux !
Ce soir, les enfants se sont couches sans souci et moi meme je vais bien dormir...


















































