17 mai 2008
Du gras, du beau, du sumo
On l'a fait ! nous sommes allés au tournoi de sumo !!! Biens avises furent nos visiteurs du mois de mai de nous proposer d'y aller : entre un chouilla d'intimidation a l'idée de pénétrer dans cet univers qui me semblait opaque et les difficultés logistiques posées par la garde des enfants, ce type d'expédition n'était pas prévue au programme dans l'immédiat. Et tels que je nous connais, nous aurions pu vivre ici une paire d'années avant d'y aller. Bref, merci a Axelle et Thibaud de nous avoir motivés.
Première difficulté, acheter des billets : tout est explique ici, mais il fallait encore maitriser le japonais pour effectivement acquérir les billets. Nicolas a abuse de la gentillesse d'une assistante de son bureau, ce ne fut pas si difficile. Nous avions choisi une loge de catégorie B, soit environ 70 euros par personne. Le tournoi commençant à 14h30 et se finissant à 18h, il a pris son vendredi après midi pour en profiter.
Deuxième difficulté, faire garder la marmaille. Là nous avons presque eu un couac : nous avions une baby sitter chaudement recommandée, nous l'avions appelle et convenu qu'elle viendrait à 13h, mais à 13h30 point de baby sitter... Il y eut en fait malentendu sur l'horaire, elle pensait devoir venir à 18h et celle ci n'était pas disponible cet après midi. Heureusement T m'a sauve la mise et a accueilli les deux arsouilles chez elle pour l'après midi. Je dois dire que sa générosité et sa réactivité sont à toute épreuve !
A 15h30, nous avons donc retrouve Axelle et Thibaud à Ryogoku, tout juste rentres de Kyoto le matin même.
Avant d'entrer dans l'arène, nous passons devant une rangée d'échoppes fournies en sacs contenant victuailles et boissons. Immédiatement (ça doit être l'effet festival de Cannes ;o) ) je me dis qu'il s'agit la d'entreprises ayant invite des particuliers a assister au tournoi et qui fournissent également un "goodie bag" gracieusement. Nous passons vite dans cette pièce, un petit peu envieux. En fait, nous aurions du nous y attarder... et regarder le numéro au dos de nos tickets : nous aurions du nous rendre à l'échoppe numéro 20, et de là on nous aurait guide vers nos places et fourni un service à la place (par contre les "goodie bags", en fait des o-bentos, ne semblent pas gratuits, puisque je viens de découvrir une liste de prix dans l'enveloppe des tickets !). Les messieurs en vêtement traditionnel sur la photo ci dessous sont en fait des serveurs.
L'arène est de forme carrée. Aux étages inférieurs, les places sont disposées en "loges", en fait des carres délimités par des tubes de laiton a 15 cm de hauteur, tout cela organise en gradins. A terre, 4 coussins : on se déchausse, on place ses chaussures sous la loge du gradin supérieur et on s'assoit directement sur le sol. C'est assez étroit, mais pas désagréable si l'on aime s'asseoir l'un contre l'autre. Et dans la loge, des tasse de thé et un petit accessoire est prévu en cas de grande soif... un ouvre bouteille !
Nous étions bien places, avec une bonne visibilité : nous n'avons pas regrette l'investissement. Voila pour l'installation, place au sport. Le dohyo, ring d'argile, se situe bien sur au centre de l'arène et il est surmonte d'un toit. Je ne vais pas me lancer dans un cours sur le sumo, Wikipedia le fait bien mieux que moi, mais il faut se souvenir que le sumo est à l'origine un rituel religieux. Le decorum de cet arene sportive se retrouve donc dans les temples shinto.
Plusieurs divisions concourent pendant un tournoi. La division supérieure (Makuuchi) commence à partir de 16h, nous sommes donc arrives à temps pour voir la présentation des lutteurs, dans un ballet un peu étrange...La qualité d'image est médiocre, mais c'est moa qui l'ai fait ! et vous avez l'ambiance des gradins et constaterez la cote de popularité de certains à l'applaudimètre.
Laissant Nicolas profiter de sa soirée avec Axelle et Thibaud, je suis allée récupérer Romane et Dorian. Celle ci avait elle aussi regardé du sumo, à la télé, puisque T est une amatrice. Poupette a même joue au sumo avec sa petite copine! Elle a passe une excellente après midi, oubliant bien vite sa maman... pendant que Dorian faisait de la résistance et a tenu sans boire jusqu'à notre retour a la maison à 20h30 passées !
Pour ma part, j'ai tellement apprécié cet après midi que je vais me renseigner un petit peu plus sur les lutteurs...et peut être même finir par acheter une télévision pour voir ces fameux matchs !
05 mai 2008
La nouvelle star à Tokyo !!!
Edit du 7 Mai : billet dédicacé à Mary ;o)
Un petit plan loose samedi soir OK, il fallait se rattraper Dimanche. La baby sitter était bookee, mais voila que Romane est tombée malade, et vu sa fièvre, Nicolas s'est dévoué pour la garder à la maison, pendant que j'accompagnais nos invités pour une virée nocturne à Shibuya. Apres un tres bon restau, dont je parlerai prochainement, nous avions deux options : Pachinko ou karaoke. Etonnamment nous avons peiné à trouver un pachinko, et nous nous sommes rabattus très rapidement sur le karaoke.
Enfin ! 6 mois que je suis dans ce pays et je n'avais pas encore testé ce pilier de la culture moderne nipponne. Quand on connait mes tendance prononcées à me prendre pour une diva, on ne peut en etre qu'etonne. Nous sommes donc rentres dans le premier Karaoke venu. Il était déjà 11h du soir et nous devions penser au retour : nous ne prenons qu'une demi heure, à la surprise de l'employé de l'etablissement. Cout 320 yens par personne et par demi heure pour la version de base, 600 pour des boissons a volonté. Nous montons au 5e etage, croisant à la sortie de l'ascenseur la jeunesse tokyoite en grande forme. L'établissement occupe 3 étages, et à l'accueil une odeur de graillon nous assaille : de la nourriture est également vendue aux apprentis chanteurs. On nous fait patienter quelques minutes, le temps de constater que tout est prévu pour la clientèle :

Des crécelles...
... aux accessoires pour améliorer sa technique vocale.
Vient notre tour : on nous confie deux micros (mais nous devons reclamer les crécelles pour les obtenir), un mode d'emploi (en japonais bien sur !) et la liste des chansons disponibles grosse comme un exemplaire des Pages Jaunes parisien. Un tiers est consacre aux chansons en anglais, voila qui devrait nous satisfaire. On choisit une boisson et hop on va vers notre cabine a l'étage supérieur...

On passe devant une cabine plutôt spacieuse et classe, mais elle ne sera pas la notre :
Nous ne sommes que trois, et c'est plutôt un placard de grand mère qui nous attends, avec la place pour une banquette, une table et bien sur l'équipement qui va bien. Et en bonus une bonne odeur de clope bien persistante. Légère panique au démarrage : quelle chanson choisir ? et comment ça marche? "tous les boutons sont en japonais !" s'écrie Thibaud. Il tripote et finit par trouver... et c'est parti !
Et par quoi on commence ? du Beatles, puis Madonna, les Clash (grandiose, Should I stay or Should I go, mais super dur a chanter !), U2, Britney Spears... et meme Elsa ("T'en va pas", ça nous rajeunit pas !)
bref on s'eclate, et alors qu'on nous appelle pour les 10 dernières minutes, on est super chauds et déjà déçus de devoir repartir si vite. D'autant que l'écran nous annonce les calories consommees par nos performances vocales a la fin de chaque chanson, trop fort ! moi je pourrais vraiment y passer des heures (pour info, Sunday Bloody Sunday = 6 Kcal, effectivement il faut en passer du temps pour éliminer tout son repas !).
A notre retour je raconte tout à Nicolas et lui de me répondre : OK, on se fait garder les enfants et on va s'y passer une soiree. Excellent !
PS : Je dispose d'une vidéo de mes invites chantant YMCA. J'accepte les chèques et CB lol
03 mai 2008
Derby, premiere partie
Ce qui est bien lorsqu'on reçoit des amis en vacances au Japon c'est qu'ils peuvent arriver avec des idées nouvelles, voire pour nous assez saugrenues. Axelle et Thibault, heureux occupants de notre chambre d'amis/penderie/lingerie/chambre alternative pour Dorian (tout ça dans 6m2, pas mal non ?) depuis lundi, nous avaient écrit avant leur arrivée qu'ils voulaient aller voir un match de foot. Ni moi ni Nicolas ne sommes de grands amateurs du ballon rond et nous n'avions pas la moindre idee de ce qu'il fallait faire pour accéder à ce desir. Un petit appel à l'aide sur Tokyo Annonces, quelques messages sur les forums et des tentatives sur Google n'avaient rien donne : heureusement, la veille de leur arrivée Shizuka est venue à mon secours et m'a donne les informations clef : les matchs à voir sur Tokyo pendant la Golden Week, le site en anglais de la ligue de football japonaise et surtout comment acheter des tickets.... tout simplement au Combini !
Pour info donc, cliquez ici pour le site de la J.League, en anglais. Sur le cote gauche de la page, utilisez le menu déroulant "schedule" et choisissez votre mois pour prendre connaissance des matchs à venir, ainsi que le lieu du match. La ville dans laquelle a lieu le match est dans la colonne Home et le nom du stade en dernière colonne (ça parait évident pour les initiés, mais vous allez voir que ça a son importance...). Dans cette même page d'accueil vous trouverez également des liens vers des pages présentant les équipes et leur site internet, parfois traduit en anglais (tous? je ne sais pas, pas eu le temps de tester). Une fois votre match choisi, rendez vous au combini. Pour les handicapés de la langue japonaise (comme moi), inscrivez sur un petit papier le match auquel vous voulez assister, et retenez les mots clefs suivants, qui peuvent vous être utile (merci mon guide de conversation Japonais !) :
puroo sakkaa : football professionnel
chiketto o totte kudasai : prenez moi un ticket svp
nedan : prix
basho : place (dans le stade) car les tickets sont places
jikan : horaire
Adressez vous à un employé du Combini : s'il est gentil, comme au Family Mart près de chez moi, il vous amènera à une borne interactive et cliquera là où il faut pour éditer la réservation. Après cela retour à la caisse et paiement des billets. Dans le cas présent il y avait des places à 5000 Yens et 3000 Yens. Voila ! Je l'avoue, j'étais toute fière d'avoir réussi à acheter des tickets : c'est dire à quel point je me sens encore perdue dans ce pays...
Axelle et Thibault à l'heure où je tape ces mots assistent au coup d'envoi du match Tokyo Verdy contre Yokohama Marinos, deux équipes voisines. En langage footballistique on appelle ça un derby, mais j'ai l'impression qu'ici cela s'appelle "Clasico" : c'est un gros match, qui se joue au Stade National de Tokyo, construit pour les JO de 1964 et utilisé également pour la Coupe du Monde de 2002 (oui je sais amis français, c'est un mauvais souvenir...).
Cependant, il s'en est fallu de très peu qu'ils loupent ce match. L'employée du Combini m'indique qu'il aura lieu au stade de Kasumigaoka. Je note cela bien scrupuleusement. Arrivée à la maison, je consulte l'index de mon atlas de Tokyo et je vois "Kasumigaoka Stadium (Yokohama)" : bingo ! ça me parait tout a fait logique puisqu'une des équipes est justement Yokohama. Je regarde vaguement la page, je vois du vert, le repérage est fait. Je suggère alors Axelle et Thibault de combiner le match avec une visite de Yokohama le même jour. Ce matin, je leur montre la fameuse page de l'atlas et finalement à regarder de plus près, je ne vois pas de stade. Vu qu'on y voit une piscine et un stade de base ball, je trouve cela un peu bizarre que le stade ne soit pas indiqué sur la carte. Axelle et moi consultons internet à nouveau (en fait sans savoir comment consulter la programmation des matchs, puisque Shizuka nous avait donné directement les références du match à aller voir) : nous nous trouvons encore plus perdues car le stade des Yokohama Marinos n'est pas dénommé Kamizugaoka, mais le Nissan Stadium... on patauge, on patauge... Thibault s'y met et en un rien de temps nous sort "ah mais non, c'est au National Stadium à Tokyo, regardez sur cette page" et il rajoute : "et c'est logique que ce soit a Tokyo puisque c'est l'équipe accueillante" ("home").... ah ben vi... (jvous l'avais dit, parfois il faut revenir aux bases !). On regarde donc la localisation du National Stadium qui se trouve être dans le quartier de Kamizugaoka a Shinjuku et non Yokohama... d'où la confusion.... Ouf ! On a évité de peu le plan loose. Avouez qu'il y avait de quoi se tromper quand même, surtout lorsqu'on combine l'ignorance du japonais et du football. Avec ce genre d'anecdote, je sens qu'Uncle T devra compléter mes lacunes footballistiques cet été ;o)
Maintenant, j'ai hâte de savoir comment cela s'est déroulé, histoire de faire une deuxième partie à ce billet, et bien sur je conclus sur "Allez les verts !"
02 mai 2008
Moment de solitude
Ce matin, après avoir déposé Romane à l'école, j'attends à nouveau le bus pour me rendre au Temple Meiji Jingu. Comme l'attente peut être longue, je décide de passer un petit coup de fil. J'obtiens mon interlocutrice (une baby sitter, car ça y est je vais sauter le pas et faire garder Romane et Dorian pour une soirée) mais, pas de chance, le bus arrive. Ici dans les transports en commun, il est très très très mal vu de téléphoner. On peut consulter ses texto, jouer avec son portable, mais téléphoner non non non ! Or, je ne pouvais couper la conversation si abruptement : j'informe que je monte dans un bus, et je conclus le plus rapidement possible. Pas de chance bis, mon portable sonne à peine la première conversation terminée. Je vois le regard désapprobateur des autres passagers, mais je vois aussi que la personne qui m'appelle fait partie de celles que je dois retrouver dans moins d'une heure : je dois répondre... alors je réponds et je fais le plus court possible, et bien sur je parle le plus bas possible. Je finis par raccrocher et ranger mon portable, déjà honteuse de mon forfait. Et 10 secondes plus tard...une petite voix pre-enregistree se fait entendre dans le vehicule...
"Please refrain from using your cellphone in the bus"
Là, ma honte est devenue plus grande encore... un message en anglais ("Merci de ne pas utiliser votre téléphone portable dans le bus"), donc clairement à mon intention... Je suis cette gaijin malpolie que je ne souhaite pas être, mais que forcement je dois être quotidiennement, encore grandement ignare des us et coutumes locales... Comme disent les djeun's, j'ai eu les boules !
Morale de cette histoire : non seulement je ne dois pas téléphoner dans les transports, mais encore moins téléphoner en attendant les transports...
28 avril 2008
La derniere mode à Tokyo
Le short et les chaussettes au dessus du genou. Je ne compte plus les jeunes femmes ayant choisi les chaussettes. Elles doivent y être habituées, car les longues chaussettes sont de mise avec l'uniforme scolaire. Parfois, il s'agit d'un mis bas, sciant la jambe bien comme il faut sous le genou... pas top...Ceci dit cette maman assortit son short, son sac et son porte bébé, l'effet est plutôt réussi.
Vous noterez que ces voyageurs attendent sagement alignes le prochain train. Quel changement par rapport au métro parisien!
19 avril 2008
Chronologie
Au musée hier, j'ai tente de glaner quelques infos sur les panneaux. J'ai été bien surprise...

Vous ne remarquez rien ? Regardez de plus près...
La bande chronologique se lit de droite à gauche et non de gauche à droite...
Voila encore une preuve du fosse séparant les occidentaux des Japonais, et qu'en vivant ici on remet en cause nombre de ses reflexes mentaux.
03 avril 2008
Sakuras en famille
Mère et fille...
...Père et fils
22 mars 2008
La bourde !
Hier matin, avant d'aller chez Mimi, je décide de passer chez le fleuriste : la semaine précédente, je me suis emmêlée les pinceaux, et j'ai loupe un de nos rendez vous.. je voulais me faire pardonner. A l'entrée du magasin je vois de jolis bouquets assez champêtres, qui conviennent a mon intention : j'en demande un. Le fleuriste panique et va dans l'arrière boutique chercher une collègue, qui parle anglais. Elle m'indique que le bouquet que j'ai choisi est en fait destine a honorer les morts ! Je me rabats donc sur une plante en pot et je me rends chez Mimi... En revenant, nous passons au Coop et je remarque des cartes de vœux aux tons gris... je commence a flairer les dessous de l'affaire : ne serait-ce pas le jour des morts des Japonais ?
Revenue a la maison, je surfouille sur Internet et je réalise qu'effectivement aux équinoxes de Printemps (Haru no Higan) et Automne (Aki no Higan) les Japonais bouddhistes honorent leurs morts : ils se rendent sur les tombes familiales et demandent aux moines de lire des sutras en leur mémoire. J'ai par ailleurs vu ce matin un couple en kimono sombre et manifestement apprêtés : j'imagine qu'il devaient se rendre auprès de leurs proches disparus...
Il existe un autre moment dans l'année pour honorer ses morts, il s'agit de O-bon, début Aout. Et a ces jours la, le Japon s'arrête, comme au nouvel an. Les familles retournent dans leur village natal pour entretenir la tombe de leurs morts.
Ainsi, les Japonais bouddhistes se remémorent leurs disparus 3 fois dans l'année.. en France une seule fois, en Novembre... peut mieux faire !
11 mars 2008
Poésie et confiseries
Dans 3 jours, le 14 Mars, le Japon fêtera le "White Day". Bayia y consacre un billet dans son excellent blog "Nagoya en Français". Le "White Day" est la réplique de la Saint Valentin. Rappelez vous, au Japon, les jeunes femmes offrent des chocolats aux hommes qui leur plaisent. Histoire sans doute de les autoriser à se régaler de douceurs, chose qui ne semble pas être convenant pour un homme japonais. Et bien le 14 Mars, les Japonais offrent aux Japonaises qui ont pensé à eux le mois précédent des sucreries. Le billet nous apprends, entre autres, qu'il s'agit là d'un montage commercial de l'association nationale des pâtissiers et confiseurs et qu'il est "célébré" depuis 1980.
Je voulais dans ce billet ci apporter un petit complément au billet de Bayia, qui indique que les guimauves sont à l'honneur cette année. Voici ce que l'on trouve chez "Irréel bon ton", une chaîne de confiseur haut de gamme (apparemment) :
"Assortimont de nuage" (fautes d'orthographes incluses ;o) )
(Hem, maintenant, je regrette de ne pas en avoir acheté : je trouve cette appellation très tentante ! Dites moi, est-ce la traduction exacte de l'appellation donnée en kanji au dessus ?)
Vendredi je ne m'attends à rien, puisque j'ai oublié d'offrir des chocolats à Nicolas le mois dernier. De toutes façons, nous sommes perpétuellement au régime et préférons de loin une belle orgie de sushis. D'ailleurs, l'approche de Pâques ne nous angoisse en rien, contrairement à certains qui m'ont prévenu : "Fais des stocks de chocolat en Février, on en trouve quasiment plus en Mars pour Pâques !" ;o). Le 14 Mars je vais juste être vigilante à ne pas emmener Romane au Coop, qui marque ce type d'évènement par une douceur glissée gratuitement dans le panier de la cliente... depuis la Saint Valentin, elle réclame un chocolat à chaque passage en caisse !
23 février 2008
Le pays aux 13 millions de chiens et zero crotte
Il y a une chose qu'on ne remarque pas tout de suite, mais qui pour une parisienne fait une grande différence dans la vie de tous les jours : il n'y a aucune crotte de chien à terre ! et pourtant les japonais raffolent des animaux de compagnie. On comptait en 2005 13 millions de chiens et 12 millions de chats dans l'archipel (pour une population de 127 M d'habitants), ces chiffres ayant cru de 30% entre 2000 et 2005 (source Ministère de l'Agriculture Canadien), soit plus que la population des enfants de moins de 15 ans. Pour comparer, en France on compte 10 M de chats et 9 M de chiens pour 60 M d'habitants, mais beaucoup plus d'espace....
Dans mon quartier, je ne compte plus les cabinets de vétos, officines de toilettages et boutiques spécialisées....et surtout je profite de la compagnie de ces petits toutous (forcément petits puisque les logements le sont...) : Yorkshires, Chihuaha, Teckels, Caniches, brossés au milimètre près et souvent affublés d'un petit manteau pour les protéger du froid. Et pourtant, il faut bien qu'ils se soulagent quelque part ces toutous ! et bien ils le font dehors bien sur, mais leur maître ramasse derrière eux et surtout est armé d'un pschiiiittttt (encore lui!) pour nettoyer les méfaits de leur petit trésor. Ici point n'est besoin d'investir dans des motos nettoyeuses : le citoyen amateur de chien fait son devoir, et ma poupette peut tomber sans risquer de ramasser de vilains microbes au passage.
Vous lirez ou verrez ici et là tout l'étendue de cet amour pour nos amis à quatre pattes. Pour notre part, nous croisons souvent au jardin public une dame qui aime à faire faire de la balançoire à son bichon. Vous ne me croyez pas ? voila la preuve !
PS... en parlant de chien, hier soir nous avons regardé en DVD un film argentin très juste et émouvant : Bombon el perro. Nicolas n'y avait pas pensé mais les DVD autres qu'anglophone n'ont que des sous titres en Japonais : lui qui ne comprends pas l'espagnol a du le suivre sans tout comprendre... quant à moi je me suis surprise à bien comprendre, malgré l'accent argentin, l'histoire de cet homme dont la vie prend une nouvelle saveur à l'arrivée d'un dogue argentin. Si vous ne l'avez pas encore vu, nous vous le recommandons chaudement... ci dessous un extrait...


























