3 ans au Japon

La vie trépidante d'une Desperate Housewife à Tokyo.

17 septembre 2008

Quand ca va mal...

... c'est le moment de faire des trucs un peu pénibles, la pilule passe mieux. C'est donc aujourd'hui que j'ai décidé d'aller chez le dentiste ! Je n'avais pas pu aller faire ma visite semi annuelle a Paris chez mon ami Emmanuel, pour cause d'enfants a garder, mais aujourd'hui Nicolas est reste bosser depuis la maison et j'ai pu y aller. A nouveau l'excellent moteur de recherche de médecins anglophones (que vous trouverez dans les liens a gauche) ne m'a pas fait défaut, et il y a un dentiste "fluent in english" en bas de ma rue, juste a cote de ma coiffeuse. J'ai eu un rendez vous pour 11h (apparemment on ne peut pas se pointer a l'improviste comme chez les médecins) et j'ai été accueillie par son assistante. J'avais vu beaucoup de cabinets dentaires dans le quartiers, tous plus rutilants les uns que les autres, blancs, design.... Celui ci n'est pas de cette catégorie... le couche de poussière sur le bouches de climatisation au plafond était effrayante, et dieu sait que l'on fixe le plafond lorsqu'on est chez le dentiste ! pour le reste heureusement c'était vieillot mais propre. Et puis ce qui compte c'est la professionnalisme du bourreau...Heureusement pas de caries en vue (je n'en ai eu que trois dans ma vie, ouf !), mais comme d'habitude un bon détartrage a subir. Et la, tout en fermant les yeux et en imaginant que j'étais allongée sur une chaise longue a la campagne, avec mes parents en bruit de fond, j'ai eu a peine mal. Cet homme la est un saint, meilleur qu'Emmanuel (pour ce qui est du détartrage j'entends !) , je le bénis ! Cout de mon sourire ultra brite ? 1980 Yens, soit 12 euros environ, l'intervention étant couverte par la secu japonaise.

Voila donc pour ma petite aventure du jour, et comme je le disais hier, Nicolas est plus présent et on en profite autant qu'on peut : ce soir, diner a trois avec Romane, c'est rare !

Et vous savez quoi ? aujourd'hui est un jour  particulier : cela fait 1 an exactement que Nicolas travaille a Tokyo...  et il a eu l'assurance d'être paye ce mois ci, c'est toujours ça de gagne...

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11 septembre 2008

Polka dots

Quelques nouvelles, a défaut de vous produire un billet en bonne et due forme. Ce ne sont pas les sujets qui manquent, mais justement mes billets en attente méritent mieux que trois coups de clavier en fin de journée et je n'ai pas trop le courage de m'y mettre réellement. Il faut dire que ces derniers jours petit Dorian nous a fait une belle poussée de fièvre, assortie d'une otite moyenne  a l'oreille droite. Résultat, il se reveille en pleine nuit et j'ai un peu de mal a m'y remettre... Pourvu qu'il ne prenne pas de mauvaises habitudes une fois la maladie passée... d'autant que Romane peine a s'endormir le soir et se réveille vers 6h00...Pourtant elle ne fait pas de sieste l'après midi, et je suis inquiète de la voir réduire son sommeil ainsi.
Pour en revenir a Dorian, ce soir, alors que la fièvre était bien tombée, j'ai découvert une éruption de petits boutons rouges sur sa poitrine, ses bras et son front. Il était 17h45... juste le temps de le mettre dans la poussette, d'emmener Romane avec moi (qui ne fait pas de souci pour aller chez le docteur, a partir du moment ou ce n'est pas elle qui va se faire examiner...) pour filer chez la pédiatre a 2 minutes de chez nous et dont le cabinet ferme a 18h. J'avoue j'ai un peu panique sur le moment, car en trois ans et demi dans mon métier de maman, jamais je n'avais eu affaire a des boutons de ce type. D'un autre cote, la consultation et les médicaments sont gratuits (merci la mairie) et la pédiatre reçoit sans rendez vous. Cela change de la pédiatre parisienne a 60 euros la consult' qui ne vous prends en urgence que si vous larmoyez au téléphone en arguant que votre bébé est a l'article de la mort...Du coup, j'hésite moins a me déplacer, même si évidemment la communication entre la pédiatre et moi est plus qu'artistique. Diagnostic : roséole, un virus qui lui passera. Problème : pour l'otite la pédiatre lui a prescrit des antibiotiques, alors que ma pédiatre de poche (Edwige pour les intimes) déconseille formellement les antibios en cas de roséole. Et je m'en veux d'autant plus que la pédiatre japonaise m'avait parle de cette possibilité, des mini boutons étant déjà apparus lors de ma première visite en début de semaine. Elle a quand même prescrit les anti bios (autres cieux, autres moeurs ?) et moi j'étais tout simplement persuadée qu'il s'agissait de boutons de chaleur. Je n'ai même pas pense a consulter ma littérature sur le sujet, ni même a isoler Dorian d'autres bébés. Voila une leçon apprise : après chaque consultation ici, faire quelques recherches pour m'assurer du diagnostic...Chose que je ne faisais pas en France...

Sinon, au rayon des bonnes nouvelles, les temperatures deviennent nettement plus vivables ici, autour de 28 degrés, mais surtout l'humidité est nettement moindre... ceci en attendant la saison des typhons ? J'espère qu'elle ne va pas se déclarer trop tot, car lundi nous avons prévu un pique nique sur les bords de la riviere Tama, et la semaine suivante nous avons réservé dans une pension a Nikko pour enfin découvrir ce haut lieu touristique japonais. Compte tenu de la conjoncture actuelle sur les marches financiers et de la relative fragilité de l'employeur de Nicolas, nous allons reporter notre voyage a Takayama/Kanazawa... dommage, mais il y a encore beaucoup a voir autour de Tokyo, et donc beaucoup de choses a raconter...

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13 mai 2008

Nouvelle visite medicale

Cette fois ci pour Romane, la visite des 3 ans. Au même endroit que la dernière fois : "Nous y allons pour vérifier que tu es en bonne santé, ne t'inquiètes pas, on ne te donnera pas de médicament". Romane est méfiante, traine un peu la patte. Cette fois ci une interprète est mise a notre disposition, et nous retrouvons la puéricultrice qui nous avait accompagné lors de la visite de Dorian.
On démarre par un test de vue. La puéricultrice en charge donne les instructions en Japonais, directement à Romane. L'interprete et moi essayons de comprendre ce qu'il sagit de faire (reconnaitre des images). Evidemment je suis la seule à pouvoir l'expliquer à Romane, mais qu'importe, on continue de lui parler directement, l'interprete s'y met et lui parle en anglais et la confusion s'installe. Finalement j'arrive à faire taire tout ce petit monde et Romane reussit brillamment l'exercice. Tout cela recommence pour le test d'audition, mais on s'en sort.
On me questionne à nouveau sur la santé de mon enfant, mon moral, comme la dernière fois. Le seul problème dont je fais part est l'ampleur de sa crise d'opposition et sa tendance à exploser de colère lorsqu'elle n'est pas satisfaite. Je dis que je ne vois pas beaucoup d'enfants japonais de cet age avec ce caractère. La puericultrice me rassure : elle en a vu passer des petits coriaces...Pendant ce temps là une fillette est en larmes : elle ne veut pas se faire déshabiller, mesurer et peser. Romane regarde inquiète. Pourvu qu'elle ne lui emboite pas le pas... Heureusement tout se passe bien, mais il n'y a que moi qui suis autorisée a la déshabiller. 101 cm pour 16 kg, tout est normal. Et pendant ce temps là Dorian s'endort dans les bras d'une puericultrice. Nous passons ensuite chez le médecin, qui veut dialoguer directement avec elle. Il questionne en Japonais, on me traduit en anglais, et je répercute sur Romane. "Quel age as tu Romane?" "J'ai deux ans" "Tu es sure ?" "Ah non ! j'ai trois ans " dit elle en montrant fièrement  pouce index  et majeur.
Dernière étape, l'examen dentaire. J'anticipe la difficulté : se laisser examiner la bouche équivaut pour Romane à ce qu'on lui donne du médicament. J'explique en long large et en travers... Arrive notre tour. Assise sur mes genoux et face a moi, elle doit s'allonger et laisser reposer sa tête sur les genoux du dentiste qui procédera à l'examen. Mademoiselle s'agrippe à mon pull, elle ne veut pas descendre et pleure. On explique, on parlemente, en français et en japonais (toujours la confusion), on montre les autres petits japonais qui eux se laissent faire et ne souffrent pas. On finit par promettre une sucette. Mais non rien n'y fait, alors on passe en force. Evidemment ça pleure et ça crie. Ça y est, c'est fini. "Maintenant je veux la sucette", ben voyons... On me questionne : combien de fois se lave-t-elle les dents dans la journée? (3 fois) mange-t-elle des bonbons ? combien par semaine ? (une fois par semaine) boit elle des jus de fruits ? souvent ? (2 a 3 fois par semaine). A ce questionnaire, je panique un peu : pourvu qu'il n'aient pas trouve de caries...Et bien non, pas de carie, ouf ! On me demande juste de la sevrer de la tétine, qui commence a déformer ses dents. Oui je sais, mais que prioriser ? la propreté ou la tétine ? ou bien faire tout en même temps ?
La visite se termine, nous ressortons moins d'une heure après notre arrivée. Et Romane en ressort avec une Chupa Chups, la chanceuse...

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25 avril 2008

Visite medicale

Au mois de Janvier, peu après que j'ai enregistre les enfants auprès des services municipaux, je recevais une convocation pour la visite médicale de Dorian. Celle ci étant écrite en japonais, je devais donc m'adresser à une connaissance japonaise maitrisant l'anglais ou le français pour y comprendre quelque chose, ou a minima demander une notice en anglais. J'en ai parle a mon cabinet médical, mais la communication ne passait pas : la femme du médecin (qui parle français) ne semblait pas comprendre ce que je désirais. J'ai laissé tomber... Et puis les courriers se sont succédés, jusqu'à la semaine dernière : il était adressé à Romane et contenait un petit flacon pour un test d'urine. La, je me suis dit que je faisais peut être une erreur en négligeant ces visites, d'autant que nous recevons des allocations familiales pour Dorian et Romane et qu'il est possible que ces allocs soient conditionnées à la présentation des enfants a ces visites.

J'ai amené ce dernier courrier à Mimi hier. Il était constitué non seulement d'un long questionnaire, listant tous les soucis que je pouvais rencontrer avec elle, et m'interrogeant également sur mon moral en tant que maman ("trouvez vous les bébés mignons?" sic !, "aimez vous élever vos enfants?", "à qui vous adressez vous en cas de problème?"), mais aussi de tests d'audition et de vue a réaliser à la maison (apparemment pour entrainer les enfants avant le test lui même lors de la visite médicale). Enfin, j'étais convoquée à deux dates (au choix). Mimi a fait beaucoup d'efforts pour me traduire le questionnaire, elle en a été elle même surprise car à son époque les services sociaux n'allaient pas dans ce détail. Finalement, elle appelle le bureau d'où provient ce courrier pour demander les documents en anglais et éclaircir certains points. Lors de cet appel, le cas de Dorian est évoqué : je dois me rendre à sa visite médicale le lendemain ! (je n'avais même pas ouvert la convocation !) Légère panique : ils n'auront pas le temps de faire venir un traducteur. Tant pis, j'irai quand même et on verra bien ce que cela donne...

Ce jour je me suis donc présentée avec Dorian et Romane au centre local de santé publique, leur PMI en quelque sorte. Sans traducteur et avec toujours la peur au ventre que Romane soit intenable... mais bon je commençais à m'ennuyer un peu ces derniers temps, il me fallait une nouvelle aventure ;o)

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Seule gaijin à l'horizon, je suis vite repérée. On me donne le numéro 32, plus tard je verrai une maman porter le numéro 60. Ils font bien les choses au Japon : plutôt qu'un petit papier vite perdu c'est une étiquette plastifiée et accrochée à un bracelet qui m'est donnée. Munie de mon sésame, je m'installe avec Romane et j'attends, en guettant les numéros appelles. J'ai au moins le vocabulaire de base pour cela : "bango" pour numéro et les nombres basiques en japonais. Heureusement, nous sommes a proximité d'une étagère bourrée de livres : à ma grande surprise, Romane s'installe, les regarde un par un, et les range quand elle les a fini.

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Au bout d'un quart d'heure, les mamans portant un numéro dans la trentaine sont appelées : je perçois le mouvement et je me déplace avec Romane et Dorian. Je me retrouve dans une salle avec toutes ces mamans et une puéricultrice commence un petit cours de diversification... en japonais bien sur. Je me dis que même si je ne vais rien y comprendre je peux au moins essayer de repérer des mots de japonais, alors je reste. Mais certaines mamans restent debout avec leur petit dans les bras, je leur laisse donc la place et quitte la salle, en expliquant en anglais à une puéricultrice que je sais déjà diversifier un bébé puisque j'ai une ainée.

Retour dans la salle d'attente et à nouveau je surveille les numéros appelés : peu après c'est en anglais que mon numéro est appelé, je me suis angoissée pour rien. Et je suis reçue par une puéricultrice qui parle plutôt bien la langue de Shakespeare, dans une salle ou d'autres mamans ont un entretien avec d'autres puéricultrices : elle me pose tout un tas de questions. J'essaye de lui expliquer que je soupçonne un reflux gastro-œsophagien, mais malgré mes gestes et mes explications elle ne comprends pas ce que je veux dire. Je jette l'éponge mais je trouve cela étonnant. (Pendant ce temps la Romane n'est pas trop agitée, je n'en reviens pas). Puis c'est la pesée et les mesures. 8,765 kg pour 68 cm et un périmètre crânien de 44,1 cm : Dorian est toujours dans la courbe haute. Nous attendons ensuite encore un petit peu pour être vus par le médecin. Jeune et fringuant, il examine Dorian et constate que ce petit est en pleine santé. Ce dernier est souriant comme jamais, pas du tout impressionné par l'examen. Et pourtant il y aurait de quoi ! il y avait tellement de bébés... c'est un véritable travail à la chaine ! On me propose une radio du cœur : j'ai eu le malheur de mentionner les antécédents cardiaques de ma famille... heu non merci, il est encore un peu jeune ! Par contre je n'aurais pas le loisir de montrer fièrement la première dent de mon sumotori, on ne me pose pas la question.

La puéricultrice finalise le dossier, insère le certificat de visite dans le carnet de santé français (je ne dispose pas du carnet de santé japonais), et me remets des documents en anglais pour les prochaines visites ainsi que des tas de documents en japonais, en particulier sur les clubs de mamans et bébés du quartier. Apparemment l'isolement des mamans est une véritable préoccupation du centre, et d'ailleurs la puéricultrice a fait des yeux comme des soucoupes quand je lui ai explique que j'avais déjà des amies expats ici et surtout toutes mes copines sur Internet pour m'aider en cas de besoin. Elle m'aura accompagnée tout le long de la visite, m'aidant à driver la grande et à porter mon sac. Je l'en remercie chaleureusement. D'une façon générale, l'accueil des mamans est très efficace et me semble très sympathique : certes, c'est un peu l'usine, mais l'ambiance reste agréable.   

Nous sommes ressortis une heure et demi après notre arrivée. Certes sur la fin, Romane commençait à s'agiter, mais j'ai dégainé les gâteaux de riz et elle s'est vite calmée. Le soleil étant revenu sur Tokyo, et avec, la chaleur, je décide de passer au Combini : pour féliciter Romane de son comportement quasi irréprochable, rien de tel qu'une petite glace pour le gouter et un petit tour au jardin. Voila une après midi bien remplie.

Nous reviendrons pour la visite des 3 ans de Romane, le 20 Mai. Il se peut que l'ambiance soit bien différente, puisqu'il y aura autant d'enfants examines, mais bien moins sages que des bébés de 6 mois. Ça sera peut être l'occasion pour Romane de se faire de nouveaux copains, qui sait ?

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03 mars 2008

Shopping around

Comme je le craignais, la crève n'aura épargné personne à la maison... pas même Dorian, pourtant protégé théoriquement par l'allaitement. Du coup, au lieu de me rendre à une rencontre Tokyo Mamans, me voila à retourner chez le médecin : heureusement que la consultation et les médicaments sont gratuits pour les enfants... Comme le premier médecin visité n'avait pas l'air spécialisé en nourrisson, je décide de tenter ma chance chez un autre médecin et je fais tourner le  moteur de recherche en réduisant cependant les critères à un médecin spécialisé en pédiatrie parlant anglais. Finalement, je maîtrise suffisamment cette langue pour m'en accommoder, d'autant que j'ai eu Romane à Londres et que donc le vocabulaire médical ne m'est pas étranger. Je localise donc un cabinet de pédiatrie à quelques pas de la station de train : c'est un avantage certain, puisqu'encore plus proche du premier médecin, sur un chemin que nous connaissons bien Romane et moi, et à proximité de mes commerces habituels.
Arrivés à l'adresse indiquée, j'ai hésité : une porte assez glauque, rien d'écrit en romanji, aucun symbôle, qui ne me permette d'être sûre qu'il s'agit bien d'un cabinet de pédiatrie. J'ouvre la porte quand même et, horreur !, un escalier de 20 hautes marches sans rien qui me permette de garer la poussette au rez de chaussée, ni à l'intérieur, ni à l'exterieur... C'est bien là pourtant, et je n'ai pas envie de changer mes plans : petit Dorian a les yeux qui pleurent et qui collent, je veux le soulager... Par bonheur, Romane est fort disciplinée et monte seule le grand escalier pendant que je prends la poussette à bras le corps. On nous reçoit de suite et là encore Romane fait preuve d'une grande sagesse en s'asseyant sur la banquette que je lui indique : de toute la visite elle sera très calme.
Le cabinet est tout petit, 15 m2 tout au plus. Un recoin renferme le guichet d'accueil et la pharmacie. Ici, le médecin et son assistante, personne d'autre. L'endroit est vieillot et poussiéreux dans les recoins : là je suis étonnée, ça ne colle pas à l'image que je m'étais faite du Japon médical . Mais je remarque tout de suite une table spéciale permettant de peser et mesurer les bébés : au moins ici, j'aurais une idée claire de la croissance de mon petit loup. Le médecin est une femme d'une cinquantaine d'années, très avenante et qui prends le temps d'examiner Dorian et de m'expliquer ce qui ne va pas (contrairement à l'autre médecin). Son anglais est hésitant, mais cela me suffit : je sais déjà qu'il s'agit d'une rhinite violente, je ne suis pas si inquiète. Elle me précise bien qu'il ne s'agit ni de bronchite, ni de pneumonie ou autre, elle est rassurante.  Elle me prescrit un collyre pour les yeux de Dorian, ainsi qu'une préparation pour soigner la rhinite. Je fais examiner Romane également, car son rhume de cède pas, et lui fait prescrire à nouveau un médicament. Son assistante nous fournit directement les petits sachets : je n'aurais pas à me déplacer à la pharmacie. Et surtout, contrairement à l'autre médecin, elle inscrit les noms des molécules prescrites en anglais sur les pochettes : c'est quand même plus rassurant que de donner à son enfant une mixture dont on ne sait la composition...D'ailleurs ces petits sachets contiennent un mix de plusieurs molécules, et je trouve cela bien plus pratique que les innombrables flacons prescrits par les médecins français : au moins, je ne dois gérer qu'une seule prise par repas.
Romane ne sera pas repartie avec une plaquette d'autocollants, mais moi avec les mensurations du pti Mastard : 66 cm pour 7,250 kg et 43 cm de périmètre crânien. Dorian est descendu d'un cran dans les courbes (il était sur la plus haute courbe de croissance) : cela ne m'affole pas, sachant qu'un bébé allaité monte souvent en flèche les premières semaines
pour ensuite "tasser" sa croissance. Les "coordonnées" taille/pc/poids restent harmonieuses, j'imagine que c'est là l'essentiel.

Conclusion : environnement pas terrible, mais service bien meilleur (quoique rien ne m'empêche de demander au premier médecin d'être plus précis...). Vu l'importance de trouver un bon médecin, je tenterai un nouveau cabinet lorsque j'en aurai besoin. C'est ce que l'on appelle en anglais "shopping around".

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27 février 2008

C'est carnaval, je suis Fantomas

Comme je l'annonçais hier, Romane a été très généreuse avec moi et m'a refilé sa crève.  Dorian, bien protégé par le lait de sa maman, a un peu le nez qui coule, mais rien de grave. De mon côté, j'ai passé une nuit atroce en raison de l'air sec ambiant (et encore une fois j'ai complètement oublié de faire sécher mon linge dans la chambre...) et mon nez souffre le martyre de devoir se moucher avec les kleenex premier prix ramenés par Nicolas. J'ai tout de même emmené Romane à l'école, sa fièvre étant définitivement tombée et son rhume s'étant amoindri, et sur le chemin du retour je me suis offert un nouvel accessoire de mode : le masque blanc arboré par de nombreux japonais.
Non, je vous arrête tout de suite, ils ne le portent pas par peur panique du SRAS (d'ailleurs, nous n'en entendons plus parler), mais par considération pour leurs congénères. L'idée est de ne pas risquer de transmettre ses méchants microbes à ses camarades dans les transports ou à la caissière du supermarché. Ainsi, par ces temps propices à la maladie et en particulier la grippe qui l'an dernier ravagea les écoles et les universités, je pense qu'un japonais sur quatre porte ce fameux masque. When in Rome....
J'ai acheté un sachet de trois masques pour environ 400 Yens (entre 2 et 3 euros), au combini sur le chemin de l'école. Je ne l'ai pas mis tout de suite, ayant mes vues sur un petit beignet à la pâtisserie juste après... une fois mon beignet avalé, je dois avouer que j'ai oublié mon masque, et ce n'est qu'en continuant mes petites courses que j'ai réalisé mon erreur. Car les japonais ayant affaire à moi avaient un drôle d'air, et alors que j'entrais dans un cabinet de pédiatrie pour demander si le médecin parlait anglais, l'une des secrétaires médicales qui en portait un elle même porta sa main à son masque comme un réflexe. Là je me suis dit que non, je n'étais pas parano : avec mon nez rouge tomate je devais certainement les choquer. Et me voila donc à enfiler ce masque pour finir mes courses au Coop. Au départ la sensation n'était pas désagréable : le masque est doux et protège du vent froid... mais 15 minutes plus tard, la chaleur devint embêtante et surtout j'avais le sentiment de ne pas pouvoir respirer... déjà que mon nez bouché n'aidait pas... épreuve supplémentaire, je n'arrivais pas à repérer le Mirin dans les rayons et je devais demander à une employée. "Que dois-je faire ? si je garde le masque elle ne me comprendra certainement pas, et si je l'ôte elle va penser que je veux lui refiler mes microbes".... Finalement, en soulevant légèrement le masque j'ai pu énoncer clairement ma question et j'ai trouvé mon bonheur. Arrivée à la maison, j'ai ôté  cet appendice. Je le  remettrai bien sur  pour ressortir, mais il ne faut pas trop m'en demander non plus...J'ai fait un petit effort pour vous et vos zygomatiques, j'ai quand même pris une photo...

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et avec le sourire lol

Pour conclure, petit post-scriptum sur le sérum physiologique japonais : j'ai stérilisé une dosette française usagée et je la remplis au tiers de sérum par aspiration  pour ensuite moucher Dorian. C'est idéal car la dose est suffisante pour dégager le nez sans tremper mon petit père. Vu qu'un flacon ouvert se garde 24h, je pense que je vais faire de bonnes économies.

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25 février 2008

Ouinnnnn ! je suis jalouse !

Ce matin, nouvelle expédition chez le médecin : le rhume de Romane empire et la fièvre fait des montagnes russes depuis 3 jours. Je soupçonnais aussi une otite, car elle s'était plainte des oreilles... Arrivée devant le cabinet (alors que je l'avais bien prévenue et qu'elle savait où nous allions), elle ne veut plus avancer. Je dois la caliner pour la faire entrer. Heureusement que le personnel du cabinet médical est pléthorique, on me "débarrasse" ainsi facilement du petit frêre. Finalement, elle se laisse faire, et pour la récompenser de cette épreuve, l'infirmière lui offre quelques menus cadeaux...

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Vu que la consultation est gratuite (puisque sponsorisée par la ville), personnellement je trouve ça très rentable d'aller chez le médecin ! Voila qui nous occupera bien une après midi. Et je connais des petites filles qui rêveraient de repartir de chez le docteur avec ce genre de stickers...Moi même, je suis un peu jalouse : étant petite je bavais devant les stickers matelassés "Little Twin Stars" et je vous avoue même que j'en ai subtilisé quelques uns à la Librairie Bleue (Vic, tu t'en souviens certainement !!!). Résultat : infection nez/oreille/yeux et une Romane tellement contente qu'elle ne voulait plus repartir. Il fallait évidemment que la salle d'attente du cabinet soit pleine à craquer pour qu'elle s'oppose au rhabillage. "Aoummmmmmmm, restons zen et ne montrons pas une mauvaise image de la France....", on s'en est sorties sans encombre, heureusement.
Ceci dit je ne suis pas repartie les mains vides, car j'avais emmené avec moi une fiole de sérum physiologique dont je me sers pour moucher Dorian et nettoyer ses yeux... une de mes dernières... le médecin reconnait rapidement de quoi il sagit : j'espérais m'en faire prescrire, mais en fait il m'en a donné 5 fioles, d'un format cependant un peu différent :

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Il va y avoir du bricolage pour moucher le petit père... mais l'essentiel est que j'ai un exemplaire japonais de sérum physiologique à montrer au pharmacien la prochaine fois.


Maintenant, j'ai une épreuve supplémentaire à passer : faire admettre à Romane que je dois lui mettre des gouttes dans les yeux... j'ai tenté de lui faire croire à du maquillage, mais elle n'en a rien gobé.... Pfff dur dur d'être maman !

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25 janvier 2008

Première visite chez le médecin

Après une nuit un peu agitée (réveil à 2h du matin et pas envie de se rendormir la bougresse... mais je lui ai donné un livre, laissé la lumière sur le pallier et je ne l'ai plus entendue... merci les étoiles...), la fièvre de Romane était tombée. J'ai quand même décidé de ne pas l'envoyer à l'école (elle a dormi jusqu'à 8h45), cette matinée sera rattrapée la semaine prochaine. Je me dis cependant que tant qu'à faire, et puisqu'il ne faut pas tarder à commencer les vaccins pour Dorian, j'ai tout interêt à profiter du grand beau et je décide d'emmener ma petite troupe chez le médecin. Je m'étais tellement trompée hier que j'avais changé de zone en cherchant ce fameux "8" . Décidément, il me faudra quelques temps avant de m'habituer. Cette fois-ci, je trouve sans problème le cabinet. De hautes marches sont à franchir avant d'accéder à la porte d'entrée, mais je laisse la poussette devant le bâtiment sans aucun remords : ici je sais qu'elle ne risque rien... Quand je pense que dans mon 17e Arrondissement chic, j'avais peur de laisser la poussette dans le hall du cabinet de notre pédiatre ! Bien évidemment, alors qu'elle semblait enthousiaste à l'idée d'aller chez le docteur quelques minutes auparavent, Romane commence une sérénade lorsque je lui ôte ses chaussures. Rien que du classique chez elle. La secrétaire médicale me reconnaît tout de suite : c'est elle que j'avais eu au téléphone et que je croyais être le médecin en question. J 'avais des doutes, mais elle n'avait pas du comprendre ma question (à savoir le médecin lui même parle-t-il français). En fait c'est elle qui se chargera de faire la traduction. A partir de là c'est un peu la panique : Romane en larmes, Dorian posé sur une banquette. Il n'est pas encore assez mobile pour tomber mais comme il est grand pour son âge, une autre employée du cabinet s'affole et le prends dans ses bras. Je réussis à calmer  la poupette et on me demande de remplir des formulaires en anglais, ainsi que les papiers des enfants. Je m'exécute et pendant ce temps là, l'employée emmène Dorian derrière le bureau d'accueil, chez le médecin lui même. J'ai beau être au Japon, pays ultra sécure, je n'en suis pas moins inquiète. Dès que j'ai terminé la paperasse, je me mets en quète de mon fils, oubliant Romane derriere moi au passage... elle me retrouve un peu affolée, Dorian dans mes bras et entamant la discussion avec le médecin. Une infirmière est là aussi et propose à Romane des petites peluches qui font son bonheur.
Le médecin est un gros bonhomme d'une cinquantaine d'années, l'air plutôt sympathique et avec de grosses lunettes qui intrigueront Romane. Il parle quelques mots d'anglais, en tout cas je me fais comprendre directement en anglais. Son cabinet est moderne et bourré d'appareils médicaux sophistiqués, dont un appareil à échographie : il faudra que je lui demande s'il fait un suivi de grossesse pour ses patientes. Il s'amuse du prénom de Romane, qui lui rappelle le Romané Conti.  J'ai plutôt confiance.
La consultation commence vraiment : Je demande d'abord à ce que Romane soit auscultée et mentionne les soucis de la veille. Je demande en particulier à ce que ses oreilles et sa gorge soient vérifiés : dommage elle ne se laisse pas faire. Mais finalement, non, pas de souci. Le médecin me prescrit un traitement à prendre pendant 3 jours pour faire passer le rhume et la toux. L'infirmière me dit que c'est en ce moment une période propice au rhume des foins au Japon. De ce point de vue, je vais peut être consulter ailleurs car poupette a toujours été sujette aux rhumes printaniers : c'est une piste à creuser... Pour Dorian, il sagit juste de vérifier ses bronches (vu qu'il tousse un peu) et se mettre d'accord pour les vaccins, que nous commencerons la semaine prochaine. Je demande à le faire mesurer et peser, point de mesure et cotée pesée et bien c'est en montant sur la balance d'adulte avec lui puis sans lui que je constate qu'il fait 7 kg... ce que j'avais déjà constaté chez moi ! Il va quand même falloir que je trouve un moyen de prendre ses mesures régulièrement, ainsi que son périmètre cranien pour surveiller sa croissance. Manifestement dans ce cabinet ils n'en sont pas préoccupés.
Tout cela a l'air bien civilisé raconté comme cela mais en fait c'est un joyeux bazar... Romane trouve que le cabinet du médecin est un terrain de jeu interessant, va même derriere des rideaux où je réalise qu'une patiente est là à subir un traitement... l'infirmière s'adresse à moi, j'opine de la tête et voila qu'elle me prends ma température (36,5, je vais bien!)... je réalise que je suis venue "en tenue de combat" c'est à dire vieux t-shirt et pull tout taché des crises de larmes de Romane...Voila que Dorian se met à pleurer et qu'il faut lui donner la tétée...La conversation se fait à trois (moi, le médecin, la secrétaire médicale) et en trois langues (japonais, anglais, français).  Dans ces conditions, il est difficile de se concentrer réellement, et je ne suis pas sûre que le diagnostic et la prescription soient bons. D'ailleurs, je ne sais même pas si le médecin trouve Romane malade ou pas ! Heureusement que ce qu'elle a n'est que bénin et que je ne suis pas de nature à m'affoler  côté santé. Mais  en écrivant ces lignes, je réalise que même si les soins sont gratuits pour mes enfants auprès de ce médecin japonais, il serait certainement opportun d'identifier un pédiatre occidental ou au fait des habitudes européennes sur Tokyo. Quitte à y mettre le prix. A minima lorsqu'un enfant est malade, ne venir qu'avec lui et trouver à faire garder l'autre, car la complexité de la situation est difficilement gérable pour mon petit cerveau...
Nous repartons sans débourser un sou, avec deux petites peluches pour les enfants et biensûr une prescription : on m'avait prévenu, au Japon on ne fournit la médication que pour la quantité prescrite. Je trouve ce système plutôt sain en fait, et je ne suis pas une adepte de l'auto-médication. Je décide donc d'aller au drugstore où nous avons nos habitudes et j'ai bien fait car l'une des pharmacien(ne) parle bien anglais. Problème : elle va réaliser la prescription sur place et cela demande 20 minutes d'attente. 20 minutes à faire patienter poupette... je réalise, après qu'elle se soit échappée de l'espace d'attente 2 fois, qu'il y a des petits livres en japonais, et cela me sauve la mise... même s'il faut que j'invente l'histoire en regardant les images. L'attente passée voici ce qu'on me présente :

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Vous remarquerez tout d'abord les stickers Hello Kitty sur les poches : ca ne coute pas grand chose pour eux et c'est très mignon. L'idée est la suivante : je vers 3ml de l'eau du flacon à gauche dans son bouchon et j'y ajoute un sachet de poudre (à droite), et ce après chaque repas, pendant 3 jours. Je ne sais de quelle molécule il sagit, mais de toute façons, l'obstacle principal sera de lui faire ingérer la chose. Mamzelle est accro au Doliprane, mais n'apprécie guère "les potions magiques" en général. Effectivement après le repas, ce fut un misérable bide. S'il y a des lectrices rompues à ce genre de médicament et à l'opposition enfantine, je prends leurs conseils avec plaisir.
Je dois avouer que cette matinée m'a complétement épuisée et que j'espère que Dorian sera comme sa grande soeur : rarement malade...

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23 janvier 2008

Pas contente !

Non, pas à cause de la neige, bien que la logistique du trajet maison/école en fut bien perturbée. Romane a bien voulu de la poussette, mais vu la perte de la couverture pluie, certes nous sommes allées plus vite, mais elle n'en a pas moins été trempée. La neige est tombée drue jusqu'à 14h cet après midi. Imaginez donc votre pauvre bloggueuse poussant la poussette d'une main, tenant son parapluie de l'autre et portant Dorian en écharpe sur le devant. J'étais bien contente d'arriver à l'école et de larguer mon paquet (qui pleurniche de moins en moins à mon départ), pour repartir en direction de la Mairie de Setagaya. L'idée de départ était de prendre le métro à Yoga et de faire un changement. Yoga se trouvant à 15 minutes à pieds de l'école, je commençais sérieusement à souffrir du froid (mais comment font les écolières en jupette et chaussettes au genoux ?!?). Je vois passer un bus allant à la station : trop tard pour le prendre, mais je me plante à un arrêt en attendant le suivant... à moins qu'un taxi ne vienne me sauver la mise. Et c'est un bus qui arrive sur lequel est inscrit "Setagaya Kumin Keikan". Un éclair traverse mon cerveau : si ca se trouve, c'est ainsi qu'est désignée la mairie en Japonais. Un autre éclair : "la prochaine fois, bosse mieux ton itinéraire ma belle... à minima prends en note la version japonaise des lieux où tu souhaites te rendre...". Je monte dans le bus qui de CIMG1364toute façon allait quand même à Yoga, et je demande au chauffeur de me confirmer que son terminus est bien la Mairie : heureusement j'ai emmené une brochure "Life in Setagaya", contenant des tas d'informations en Anglais (avec synthèses en japonais sur le côté, ce qui est bien utile pour communiquer) et notamment le plan d'accès de la Mairie. Cette fameuse brochure, je ne l'ai découverte qu'à mon retour de France, Nicolas ayant complétement oublié de me la mentionner... Bref, je suis dans le bon bus, je n'ai plus qu'à attendre le terminus.
J'arrive donc sans encombre à la mairie, et première chose, je récupère mon Alien Registration Card. C'est un sésame indispensable et à porter tout le temps avec soi... à lire d'ailleurs la mésaventure racontée sur le Konnichiwa... Je tente de faire enregistrer mon sceau (inkan) mais on me répond que cela me sera parfaitement inutile et que de toute façon il n'est pas valable (sans même y jeter un coup d'oeil !). Je suis dépitée, mais ce n'est pas bien grave : nous verrons cela avec Nicolas ce soir. Puis je tente de localiser le bureau "santé de la mère et de l'enfant" : il me faut enregistrer les enfants pour que leurs soins soient subventionnés par la mairie (à des tarifs imbattables, dans les 5 euros la consultation) . Sur les conseils de l'hotesse d'accueil, je change de bâtiment et je vois une dame qui se lève derriere son bureau et me fait un grand sourire : je me dis qu'au vu de Dorian dans l'écharpe elle a du comprendre pour quoi je venais et c'est le bon bureau. Grace au guide je lui fait comprendre ce que je veux, et pendant qu'elle passe un coup de fil je regarde mieux et je me rends compte que je suis au guichet pour "la politique du troisième âge". Hem il y a un problème ! Et bien cette dame, au lieu de me renvoyer vers je ne sais quelle destination est en fait en train de solliciter l'interprète de la Mairie et de faire descendre une employée chargée de la mère et de l'enfant pour m'accueillir. Elle me ramène au bâtiment précédent et je m'installe avec ces deux personnes à un bureau. Elles papotent longuement, ce que l'interprète me retranscrit en une phrase : c'est un peu déroutant. On me demande d'inscrire le nom de Nicolas en tête du document, notre adresse, mon nom; on me fait sortir mes papiers et ceux des enfants : Alien Registration Card, passeport, cartes de sécu... Ca parlemente toujours un peu, je ne sais trop pourquoi. Et puis finalement on me demande de signer en lieu et place de mon mari, à titre exceptionnel : normalement c'est lui qui aurait du venir faire cette démarche... c'est là que je me vexe : ah bon ? moi la mère, je ne pourrais pas signer pour mes enfants ? D'abord l'Inkan, puis cela... hem ne serait-ce pas parce que je suis une femme, une simple épouse ? Au Japon en effet le machisme est très présent et les femmes, une fois mariées, restent au foyer... Je ne laisse pas, cependant, paraître mon mécontentement.

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On me fournit 2 cartes jaunes, à présenter à l'hôpital ou chez le médecin pour les soins des enfants, des bulletins roses (dont je ne me souviens plus bien l'usage... je verrai avec mon médecin) et des bulletins jaunes qui serviront pour les vaccinations, ainsi que le calendrier (en japonais) de ces vaccinations. Pendant ce temps là, Dorian a été sage, je l'ai sorti de son pilote et il a fait la joie de l'interprète. Je repars donc, non sans avoir appelé Nicolas pour lui faire part de mon sentiment de vexation.

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CIMG1360Retour vers l'école en bus, toujours sous la neige : je suis en retard, j'appelle l'école et Romane reste 20 minutes de plus sans que cela pose problème ni pour eux, ni pour elle. Mieux encore ! le responsable a pitié de moi, mon écharpe, ma poussette et mes deux enfants et me propose de me ramener en voiture. Une fois le repas terminé et les enfants à la sieste, je  m'attable à mon ordinateur et je vais  faire part de mon étonnement  sur ce qui vient de m'arriver sur le forum France Japon... Et là, Cable me répond tout bêtement que n'étant pas la salariée du foyer, les enfants ne me sont pas rattachés coté sécu : il est normal que ce soit Nicolas le demandeur de cette subvention municipale...Ca tombe sous le sens, et il n'est nullement question de discrimination homme/femme ou liée à mon statut d'étrangère...Je réalise alors qu'on peut avoir un esprit très ouvert sur une nouvelle culture, un nouveau pays, on en est pas moins sujet à quelques conclusions hâtives et malheureuses.
Ceci dit, je ne suis toujours pas contente : bien que j'ai choisi d'être maman au foyer pendant quelques mois, j'aimais mieux lorsque j'étais moi aussi le gagne pain de la famille... Il va falloir que je m'y fasse !

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13 décembre 2007

Déjà nos cartes de sécu

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Apparemment les RH de mon homme avaient déjà anticipé notre arrivée, mais il a été vague sur leur nature : est ce que ce sont des cartes de sécu, ou des cartes de la mutuelle de sa boite ??? En tous les cas, ces cartes nous permettent d'être pris en charge à l'hopital et chez le médecin, mais je sais qu'il y a quand meme une quote part à assurer. Je ferai un topo sur la Sécurité Sociale japonaise dans un prochain billet ...
J'avais entrepris d'oter les post-it indiquant à qui appartenait quelle carte, mais finalement je me suis dit qu'il valait mieux que je les laisse, vu ma maîtrise des kanjis ;o). Je note au passage qu'il y a une carte par individu, au lieu d'une seule carte pour la maman et les enfants (type Vitale). Quoiqu'il en soit elle seront vite utilisées car je dois faire vacciner Romane contre la grippe (merci Isabelle pour le conseil) et commencer la valse des vaccins pour Dorian. Je pense que le sujet médical fera l'objet de nombreux billets, qui en interesseront plus d'un...

Posté par FloaSingapour à 05:45 - Se soigner - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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