05 novembre 2008
Retour
Deja de retour a la maison : apres Miya Jima, Romane a enchaine colères sur colères, elle avait eu sa dose. Ainsi, après une matinée a Kobe ou j'ai enfin rencontre Sayaka, nous avons repris la route en direction de Tokyo. 8 heures de route, pour une arrivee a minuit (je ne vous raconte meme pas le reveil des enfants et le transfer dans leur lit... un poeme !). Un conseil : ne prenez jamais l'autoroute de nuit en semaine, c'est bonde de camions ! A touche touche et ne cessant de se doubler les uns les autres ! je deteste ca ! Encore une fois, la geographie difficile de l'archipel et le surpeuplement de l'est de l'ile expliquent ce remake de Duel.
De notre programme, nous avons renonce a Amanohashidate (trop de route), Hikone et le musee Miho (au grand regret de Nicolas)... voila de quoi nous motiver pour revenir au Japon dans quelques annees.... Par contre, meme si le cout de l'autoroute est tres eleve, nous sommes une nouvelle fois impressionne pas le service rendu. Une route impeccable, des aires d'autouroute nickel... et meme dans l'une d'elle un panneau indiquant par des diodes quels sont les toilettes libres. Les francais devraient s'en inspirer...
Notre voyage en image dans les prochains billets.... quand j'aurai le temps d'intercaler cela entre mes 12 travaux d'Hercule de cette fin de semaine : les demenageurs viennent evaluer le travail a realiser demain et nous recevons un ami de samedi a mardi soir.
20 août 2008
...vol long courrier avec bebes, precisions
Suite a la demande de Sego (c'est elle), et en référence au précédent billet, voici a quoi ressemble un skycot. La photo n'est pas de moi, mais le bébé est charmant ;o)
On le voit moins bien, mais voila Dorian dans le sien a l'aller :

(je ne me lasse pas de poster des photos de mon fils decidement !!!)
Lorsque vous prenez votre billet d'avion, et si vous en avez la possibilité, pré enregistrez le plus tôt possible. C'est possible sur Air France, via Internet ou par téléphone : vous serez ainsi assure d'être place en début de section et face a une paroi sur laquelle s'accroche le skycot (désolée, mais je n'arrive pas a trouver de traduction française aussi exacte, et puis je trouve ca poétique "un berceau de ciel" ;o) ). Pour mon voyage j'avais pré enregistre, tant l'aller que le retour, courant mai.
Le skycot est installe après le décollage et remballe avant l'atterissage. Pendant ces derniers, bébé est sur vos genoux, et muni d'une mini ceinture accrochée a la votre. Un systeme de filet sanglé permet de maintenir le bébé a l'intérieur, ou comme sur Air France 2 pans de tissus se zippant. Lors de turbulences, les compagnies aériennes n'ont pas la même politique : sur Air France, l'enfant doit être replace dans le skycot, zippe bien sur, ou peut rester sur les genoux d'un parent a condition d'avoir sa ceinture. Sur JAL et ANA, point de ceinture et l'enfant doit être sur les genoux d'un parent, ce qui non seulement est agaçant lorsque cela réveille le bébé qui était sagement endormi dans son petit nid mais surtout de mon point de vue bien plus dangereux en cas de très forte turbulence.
A ma connaissance les skycots ne sont disponibles que sur les longs courriers.
J'avais aussi oublie de parler de la poussette (forcement, je me ballade avec Dorian en écharpe ;o) . Les compagnies aériennes n'ont pas la même politique : sur Air France vous devrez l'enregistrer comme bagage, sur JAL vous pouvez la conserver jusqu'à la porte de l'avion et elle vous sera restituée sur le tapis a bagages (il faut donc en tout etat de cause anticiper la sortie de l'avion avec un bebe parfois lourd dans les bras ... et mon dieu que les aeroports sont grands de nos jours !... ).
voili voilou !
Rien ne va plus, faites vos jeux !
Alors, noire et reposante ou rouge et bruyante cette nuit ? hier soir nous n'en menions pas large Nicolas et moi... Rappel des faits :
Lundi soir, Romane ne s'etait pas endormie avant minuit pour se reveiller a 5h du matin. La donzelle refusa la sieste d'apres dejeuner... pour s'effondrer sur le canape a 16h. Vers 18h30, je tente un reveil : rien n'y a fait, meme pas un cd de comptines lance a fond les ballons dans le salon. De son cote Dorian avait passe une journee normale, avec ses deux siestes reglementaires et sans chouinage. A 19h apres le bain, il est tombe de sommeil pendant la tetee, et je l'ai couche tout naturellement. Revenons a Romane : n'arrivant pas a la reveiller, je decide de la transferer dans sa chambre. Bien sur, le deplacement la reveille mais de treeeees mauvais poil. Elle pleure, se debat, ne veut pas se faire enfiler une chemise de nuit, pas d'eau, pas de diner, pas son lit (et pourtant j'avais remis les draps Barbapapa !)... apres 20 minutes de lutte/calin, elle se rendort dans mes bras, toujours en robe (et en couche, ouf !) : je prends un pari, celui qu'elle dormira d'une traite jusqu'a 5/6h, car ces derniers jours non seulement elle est decalee mais elle n'a pas eu son stock de 12 h quotidiennes et elle est habituee des "rattrapages"... mais c'est un pari risque ! Et effectivement, apres notre diner, voila que Romane descend de sa chambre, toute gentille, et demande son diner, "et apres, le gros dodo !". Nicolas et moi faisons comme si de rien n'etait. Dorian se fait entendre, et il est tout frais et dispos egalement : je le descends aussi... et comme s'il etait 19h, voila que nous faisons diner les enfants (il a soif le petit pere !), puis nous habillons Romane pour la nuit, histoires, calins, remettons Dorian aussi au lit... et croisons les doigts tres fort. Il est minuit, vont ils se rendormir ? Evidemment non ! Mais Romane est etonnament sage (tout en restant espiegle). Alors que je caline une nouvelle fois Dorian et que Nicolas est deja dans les bras de Morphee, elle vient me voir et veut a nouveau un calin de son papa : je lui enjoins de retourner dans sa chambre, et d'attendre que son papa vienne... je me recouche mais ne dis rien a Nicolas, on verra si elle reclame. Et finalement, elle se sera rendormie, je ne sais a quelle heure... et nous ne l'entendrons qu'a 6h30, heure tout a fait raisonnable. Ce matin, elle est plus fraiche que jamais, et malgre la nuit tronconnee, j'ai l'impression qu'elle a retrouve son rythme. Dorian quant a lui, continue de chouiner au couchage, mais il a aussi dormi 6 heures d'affilee (ce qui pour cette partie de la nuit se faisait rare ces derniers temps...). J'ai bien l'impression que cette fois ci est la bonne : le decalage horaire est encaisse. Pari reussi !
Partant de la, je crois que le plus difficile dans ces grands deplacements n'est pas le voyage en lui meme mais la gestion du decalage horaire. J'ai longuement reflechi au meilleur creneau de depart pour amortir au mieux le changement d'horaire, mais je n'ai pas encore trouve la martingale. D'autant qu'en fonction de l'age de l'enfant les reactions seront diverses... et lorsqu'on en a deux, cela devient trop complexe. Ainsi, question horaire de depart, mieux vaut s'assurer que les enfants dormiront dans l'avion. De toutes facons, ils ne feront pas une nuit complete quoiqu'il arrive et dormiront mal... Compte tenu de l'inevitable plateau repas et de l'excitation inherente a un deplacement, decoller en fin d'apres midi me semble le plus adapte : en debut de journee, les enfants sont trop excites, et dans la nuit ils sont epuises de leur journee et donc difficilement gerables dans l'aeroport et au decollage. Decoller vers 17/18h permet un repas servi vers 19h, puis vers 21h les lumieres s'eteignent dans l'avion et les enfants peuvent commencer "leur nuit" : on peut esperer 3/4 heures de tranquillite. Enfin c'est le pari que l'on peut faire... apres cela depend de chaque enfant, de son age et de sa personnalite. D'ailleurs, dans les 4 premieres annees de l'enfant, aucun voyage ne ressemble a l'autre, croyez en mon experience d'Eurostar mensuel avec Romane et deja 3 allers retours Paris/Tokyo. Et surtout, ce n'est pas parce qu'un enfant aura beaucoup voyage en avion bebe qu'il saura le gerer a 2/3 ans...
Pour les nourrissons et jusqu'a 8/9 mois, a priori moins de probleme : un bon calin de maman, sa couverture preferee, quelques petits jouets a machouiller et, ce qui aide grandement, le sein pour calmer soif et angoisses doit suffire. Sous reserve que les dents ne travaillent pas trop... Avant d'embarquer, je donne toujours un doliprane en suppositoire. On peut aussi donner des granules de passiflore dans le bib (si bib il y a) qui aideront peut etre a faire dormir. Bien sur tetee ou bib a donner au decollage et a l'atterissage, pour aider bebe a gerer la pression. Cependant, j'ai la chance (?) d'avoir des enfants plutot peperes et pas trop mobiles dans leurs premiers mois... je connais des petits crapahuteurs des 7 mois qui ne s'accomoderaient pas si facilement du "skycot", le berceau accroche devant le siege parental.
Au dela de cet age, les choses se compliquent ! je n'ai pas encore experimente un vol long courrier avec un petit de 1 a 2 ans, mais ca doit etre sport ! On devra le faire voyager sur ses genoux.... a moins d'avoir les finances pour lui prendre un siege a lui et l'installer dans son siege auto. On pourra aussi se faire attribuer un siege au premier rang de section (la d'ailleurs ou l'on est installe pour accrocher le skycot devant soi) : il y a de la place pour installer une couverture confortable a terre et improviser un lit pour l'enfant (dommage pour ses propres jambes ceci dit !).
De 2 a 4, c'est a la fois le plus risque mais il est possible d'occuper l'enfant plus facilement. De mon experience avec ma poupette a caractere, la clef est dans la preparation mentale : plusieurs jours avant le vol, bien expliquer ce qui va se passer dans l'avion, notamment l'obligation de ceinture de securite (nombreux sont les enfants qui ralent au moment du decollage et de l'atterissage a ce moment la, et ce ne sont pas les oreilles !). Bien indiquer qu'apres le repas, on fait dodo. J'avais imagine un jeu avec Romane l'an dernier, qui l'a bien fait rire, ou j'insistais sur chaque etape : je pense qu'il a porte ses fruits. Bien expliquer aussi que les autres passagers veulent se reposer et qu'il ne faut pas crier, pas taper dans les sieges pas sauter en l'air. Pour l'avion, on pourra faire une exception au regime alimentaire classique et prevoir bonbons et gourmandises (en particulier des sucettes, qui permettent de gerer la pression au decollage et a l'atterissage). "Oh mon dieu non ! pas de sucreries pour mes enfants !" diront certaines... certes, mais voyez deja le stress qu'un voyage en avion provoque chez un adulte ! C'est d'ailleurs pour cela que les boutiques duty free font fortune : on depense pour se relaxer avant le decollage ! alors, faites donc plaisir a vos enfants, ils en ont besoin aussi... Il en est de meme pour les dessins animes diffuses dans l'avion : ne craignez pas l'overdose, l'occasion est trop exceptionnelle. Cote jeux, dans mon cas, ce qui marche le mieux c'est de prevoir des surprises (stickers, coloriages) plutot que des jeux deja connus. En fait, si on arrive a faire de l'avion un moment de detente et un peu exceptionnel c'est gagne.
Apres 4 ans, les compagnies acceptent les enfants non accompagnes, le probleme est regle : Envoyez le avant vous et faites le receptionner par votre famille. Vous voyagerez le lendemain en toute tranquillite ;o) (je rigole mais Nicolas connait une famille qui fait ca !)
Sinon, autres petits conseils en vrac :
- prevoyez 3 changes complets pour chacun des enfants : les accidents de plateau repas ou de verre renverse sont frequents. Et juste avant l'atterissage changez les completement : ils seront plus a l'aise, d'autant qu'atterir est une chose, il faut ensuite passer les controles, recuperer les bagages et rentrer chez soi, soit 3.30 h minimum dans notre cas. Entre vetements, couches, bibs et joujous, cela fait un sacre paletot a prendre avec soi : si vous voyagez seule, prenez carrement une mini valise a roulettes...
- a l'arrivee dans l'avion (avant les autres passagers, chouette), faites connaissance avec le personnel de bord : ils sont la pour vous aider (et s'assurer que votre marmaille ne va pas gacher le voyage des autres passagers !). Vous avez besoin d'une pause pipi? demandez a l'hotesse de veiller sur vos enfants (dans mon cas, je suis obligee d'emmener Romane si elle ne dort pas, sinon elle flippe !). Faites vous servir le plateau repas de l'enfant avant le votre (ce qui est systematiquement le cas sur Air France apparemment) pour pouvoir gerer son repas tranquillement, et faites debarrasser aussitot qu'il est termine (moi je me leve carrement et je les pose dans l'espace de service). Enfin, lorsque Romane est recalcitrante, notamment lorsqu'il faut remettre la ceinture pour les turbulences, je demande a l'hotesse de lui faire les gros yeux, ca marche mieux (et encore mieux si c'est un steward !).
- aussi a l'arrivee dans l'avion, saluez vos voisins, et excusez vous a l'avance de la gene occasionnee. Si vous avez de la chance, ils vous aideront a gerer votre marmaille. J'aime bien voyager sur les compagnies low cost car les sieges ne sont pas attribues et la personne qui s'assiera a cote de moi le fera en connaissance de cause. Evidemment, parfois ces voisins, tout aussi aidant qu'ils soient, peuvent etre un chouilla penibles ..... comme cette dame sur le Paris Nice alors que je voyageais avec Dorian et Romane et qui s'extasiait sur le petit, tout en commentant Romane : "elle est hyperactive non ?", "ton frere il est bien plus sage que toi !"...grrr ! Une chose a savoir egalement : vu le niveau sonore, seuls les rangs immediatement a proximite seront veritablement deranges par un bebe qui pleure... au fond de l'avion, on entend quasi rien.
- dernier petit conseil qui me vient en tete : tant pis pour les films ! si vos enfants dorment, dormez avec eux ! chose que j'ai parfois du mal a respecter...
Si vous avez d'autres idees, ou des remarques et ajouts, n'hesitez pas a commenter !
Voila pour ce long billet, specialement dedicace a Sophie (qui a atterri a Narita ce matin), Caroline, Clotilde et Helene qui rentrent dans quelques jours...
12 juin 2008
Une maman, et trois enfants
MacBook branche en 30 secondes sur la Livebox parentale, je peux reprendre le recit de mes petites aventures. Et ce que je vais vous raconter, je sais que beaucoup l'attendent. En particulier, les quelques mamans de ma connaissance qui vont elles aussi se transporter en France seule avec leur marmaille.
Quelques chiffres d'abord :
- 9600 km de distance
- 5 moyens de transports differents (je compte le chariot de bagages pour Romane, tres pratique !)
-23h sur le pont pour Maman, 2 heures de sieste synchrone pour les enfants
- 5 sucettes, une boite de Mikado et 1 sachet de M&Ms
En fait ce n'est pas l'avion le plus difficile, c'est l'avant et l'apres. Avant, reveil a 6 heures, preparation des enfants. Romane veut emmener avec elle son nono et sa peluche, nous refusons qu'elle prenne les deux en meme temps, Nono voyagera dans le sac... Larmes, cris, resistance... Nous cedons, inquiets d'en perdre un en chemin. Sur le pas de la porte, elle dit "je ne veux pas y aller". Negociations, injonctions, nous avons deja 10 minutes de retard sur le programme... "Je veux ma couverture !", "Non Romane tu en auras une speciale dans l'avion"... Il faut partir, surtout ne pas louper le Narita Express, ce qui nous ferait tout bonnement louper l'avion. Nicolas la prends au bras, et ce pour toute la duree du trajet jusqu'a Shibuya... et avec une sucette ! Le retard pris nous fait entrer dans l'heure de pointe : Dorian dans l'echarpe, Romane aux bras, coinces entre les salarymen a moitie endormis,nous restons zen... mais arrives a Shibuya, Romane refuse a nouveau d'avancer. Nous avons 15 minutes pour atteindre le quai, qui n'est pas si pres : Nicolas se muscle encore, de meme qu'il fait ses tympans aux cris dechirants de sa fillote. Ouf, arrives sur le quai, elle se calme, nous montons dans le train et le trajet se passera relativement bien (evidemment, en ouvrant un jus de fruit pour l'occuper, j'en renverse la moitie par terre...).
Arrives a l'aeroport, je m'empare du premier chariot a bagage venu, et voila la donzelle toute contente d'etre ainsi transportee. Dorian est tranquille dans l'echarpe, si bien nouee que je ressens a peine son poids. Nous recuperons les bagages dans la salle d'enregistrement, l'officine Yamoto Transport etant tres bien identifiee par des fanions au logo des Chats noirs. 15 minutes plus tard, nous avons enregistre les bagages, mais nous avons du abandonner le divin chariot : voila Romane lachee dans la nature. Heureusement la partie nord du terminal 1 est bien moins frequentee que la nouvelle aile : elle court mais je la vois toujours. A force motivation, nous finissons par passer les controles (on me demandera de sortir le macbook de la valise, mais pas Dorian de l'echarpe, tant mieux !). Il faut a nouveau remotiver Romane, fascinee par les avions au decollage, puis arrives au controle de passeport, misere ! je n'ai pas rempli les cartes d'embarcation exigees par l'immigration japonaise. Ah la bureaucratie... je les avait depuis bien longtemps dans le passeport (donnees a l'occasion du re-entry permit), et voila que je dois le faire en catastrophe. L'espace avant les guichets est vaste, Romane fait des tours en courant, Nono et peluche aux bras. Je laisse faire, elle n'ira pas bien loin. Une fois les cartes completees, je dois a nouveau la motiver : je lui tends son passeport pour qu'elle le donne elle meme au douanier : ca marche. Il ne nous reste plus qu'une demi heure pour patienter avant l'embarquement, ce qui se fera sagement a proximite du comptoir. Nous sommes reperees par le personnel d'Air France : nos passeports et cartes d'embarquement sont controles avant la grande cohue, et nous sommes les premiers a monter dans l'avion.
Pendant le vol, pas de souci majeur. Le personnel est aux petits soins. Dorian rentre tout juste dans le berceau accroche devant moi et y passera de longs moments. Romane a bien compris la necessite de la ceinture de securite, qu'elle devra etre sage et dormir, et surtout elle est tres contente de trouver SA couverture speciale pour le vol. Cerise sur le gateau, il y a un dessin anime de princesse (Mulan) qui l'enchante... mais elle ne voudra pas des ecouteurs ! A cote de nous, un monsieur japonais d'une patience infinie (lui aussi est un papa me dit il), allant meme jusqu'a nettoyer une glace qui fondait alors que j'etais coincee a nourrir Dorian. Un peu plus loin, un vieux couple qui juste avant le decollage se plaignait bruyamment aupres d'une hotesse qu'au vol precedent un bebe avait passe son temps a pleurer, dans le genre "je vous mets la pression" elle est pas mal. "Mais Monsieur, il est tres frequent d'etre place a proximite de bebes lorsqu'on est aux fauteuils situes aux issues de secours : vous pourrez etendre vos jambes, mais vous prenez un risque" lui repond l'hotesse. Et toc ! Il y a aussi a quelques rangs une jeune maman et sa fille de 3 ans et demi, tres sage. La petite fille est libre de ses mouvements dans l'avion et vient souvent nous voir pour jouer avec Romane. Cette derniere mets du temps a "la calculer" et la petite bavarde me pose beaucoup de questions. Au final elles auront joue ensemble de longs moments (retenez les stickers a coller sur des feuilles, ca marche du tonnerre) mais j'aurai aussi pas mal baby sitte... tandis que la maman regardait des films, se reposait... en somme j'aurai eu trois enfants a garder pendant ce vol ! Et la maman a la fin du vol qui me dit "ah ben finalement ca aura passe vite!". Je suis trop gentille....
Arrives enfin a destination, Dorian m'a fait son caca traditionnel pendant la descente (donc impossible de le changer et debordement, 4 fois qu'il fait le voyage, 4 fois qu'il me fait le meme coup) et petite frayeur de ne pas voir mon papa a l'arrivee : il s'etait trompe de terminal ! Nous nous retrouvons et rentrons a la maison... 2 h de taxi dans la circulation parisienne : c'est trop pour les enfants. Vivement l'arrivee !
La suite... comment se remettre du decalage horaire... quand je me serai remise ;o)
31 mai 2008
Blade runner
Et voila, cela devait bien arriver un jour, intituler un billet "Blade runner". Lieu commun me direz vous... Force est de constater que je ne trouve pas d'autre titre pour caractériser nos expéditions d'hier soir et aujourd'hui. Nous étions invites chez des amis, les deux endroits étant situes au nord de Tokyo, et c'était la première fois que nous prenions la voiture pour parcourir ce type de trajet. Autant vous le dire tout de suite : si ce n'était pour les enfants et un gros objet à récupérer, nous aurions plus vite fait de prendre les transports en commun. Pourtant, Tokyo est lardée de voies express suspendues permettant de by passer les avenues encombrées et les nombreux feux de circulation. D'où l'effet Blade Runner : buildings et panneaux publicitaires se succèdent a leurs franges. De nuit, c'est clair, ça en jette.
Mais ce n'est pas forcement si pratique que cela...
Premier problème : quand le GPS (nippophone exclusivement) nous demande de prendre une avenue située en dessous de ces voies suspendues (et nous devons bien passer dessous pour justement y accéder), le satellite nous perds de vue, et tant que nous sommes "caches", les flèches et schémas se figent et il est impossible de savoir quelle doit être la prochaine direction à prendre. C'est là que nous devons essayer de deviner: parfois l'écran nous donne une indication en kanji et à nous de repérer la direction sur les panneaux au dessus de nous, d'autres fois nous n'avons aucune indication et on rigole bien... jaune !
Deuxième problème : ouf, on remonte à la surface... justement sur une de ces voies suspendues. Aie! ça douille ! 700 Yens (environ 5 euros) le droit de passage. Tout cela est bien normal compte tenu de l'investissement que représentent ces ouvrages, mais si l'on compte les frais d'essence, d'entretien, voire de parking de la voiture, la petite escapade dans Tokyo revient bien plus cher que si nous avions utilise le train.
Une fois sur ces voies express, la circulation était fluide en allant vers le nord, mais très encombrée pour revenir chez nous. Tropisme Tokyoite ? Cet impressionnant réseau de routes, parfois sur 2 niveaux, parfois souterrain, est particulièrement sinueux. Il pleuvait ces derniers jours, et se retrouver à 80 km/h (pour tenir le train des autres usagers) de nuit et sous une pluie battante n'est pas rassurant pour la desperate housewife que je suis, plus habituée à son petit 40 km/h lors de mes trajets vers l'école. D'autant que nous surveillions fébrilement l'écran du GPS... et c'est le troisième problème : mieux vaut ne pas louper sa sortie, car cela rajoute quelques kilomètres à l'expédition. Et hop ! c'est reparti pour un tour sous les voies rapides...
J'imagine qu'à l'usage nous serons de plus en plus aguerris à ces routes (et pourtant ! venant sur Nice tres souvent, Nicolas est habitue à ces voies rapides !). Deja, nous avons bien repéré le trajet de retour, via Shibuya et Sangenjaya. Il ne reste plus qu'à potasser notre city atlas pour être un peu plus alerte et savoir improviser lors de nos prochains déplacements.
01 mai 2008
(r)évolution
Ces derniers temps, je vous faisais des petites cachotteries, ici ou la par exemple...Mais quel est donc ce rêve que je caresse depuis plusieurs jours et quelle est donc cette formalité qui m'a amenée au consulat de France la semaine dernière ? Ne trépignez point amis lecteurs, je vais tout vous dévoiler ici. Voici un indice qui devrait vous éclairer en un rien de temps :
Et oui, ce visage bien rondelet c'est celui que j'arborais en 1994. J'avais 19 ans et j'étais pleine d'espoir : pour moi à l'époque, le permis de conduire ne serait qu'une formalité et je me voyais quelques mois plus tard au volant de ma Flomobile, Madonna a fond la caisse dans l'autoradio (oui je l'avoue, je suis une vieille fan). Las, il me fallut au bas mot 6 ans, 4 auto-écoles différentes, plus de 200 h de cours et 6 passages d'examen pour réussir ce fameux permis. J'avais fait plus fort que ma mère et mon beau-frère et à ce jour je n'ai jamais rencontre de personne ayant eu plus de mal que moi à l'obtenir. Malgré mon handicap caractérisé à conduire, j'ai récupéré à vil prix la 405 de ma marraine, et j'ai tente de poursuivre mes efforts dans ce difficile exercice. L'état pitoyable du véhicule quelques mois plus tard (rétroviseur et porte droits exploses) auraient pu compromettre ma relation naissante avec Nicolas, mais il n'en a rien été. Il ne fait pas partie de ces hommes pour qui le moyen de locomotion est un élément essentiel de leur personne, et il se voit très bien au volant d'une Kangoo (là je mets mon veto tout de même !). Au départ pour l'Angleterre, nous avons quand même réussi à revendre cette poubelle voiture (merci Papa et Maman, je me demande encore comment vous avez fait) et depuis ce temps je n'avais que rarement posé mes mains sur un volant. Comme dit ma chère petite sœur, le permis je l'ai, mais c'est pour faire joli.
Bien sur, depuis que nous avons notre véhicule ici à Tokyo, la question se posait de me la faire conduire, notamment pour porter Romane à l'ecole. Comme d'habitude, je suis devenue championne des transports en commun, et je pensais que le bus allait me sauver la mise. C'etait sans compter sur Romane, adepte de la fugue à l'arrêt de bus et du caprice bruyant une fois montee dans ce dernier. Chaque fois c'est la loterie : sage comme une image ou graine de cantatrice wagnerienne....De plus, des bus il n'y en a pas des masses, et ces trajets pouvaient me prendre beaucoup trop de temps... Finalement, n'y tenant plus, je suis allee faire traduire mon permis au consulat, formalité indispensable et valable 1 an (après cela je vais devoir me faire etablir un permis japonais par équivalence). Le week end dernier, Nicolas m'a donc mis la voiture en main. Quel stress pour moi ! Conduire deja, mais surtout conduire à gauche... et conduire avec mes enfants derrière... Heureusement il est une chose qui me sauve : notre voiture est automatique (ce qui semble etre un standard au Japon) : je n'utilise qu'un seul pied (le droit pour l'accélérateur et le frein) et je n'ai plus de changement de vitesse à gérer. Mieux encore, la voiture se met en marche lente automatiquement si je relâche la pédale de frein (et bien sur le frein à main), ce qui est vraiment pratique pour les manœuvres. Bref, une automatique me libére une partie du cerveau et je m'y suis habituée très vite. Mais pourquoi donc les Européens s'acharnent ils à conduire de façon si compliquée ? (je suis sure que certains de mes lecteurs masculins auront plein plein plein d'arguments contre les automatiques, je suis toute ouïe !).
Alors conduire à gauche est ce si difficile ? et bien non, en tout cas je ne ressens pas de probleme particulier. Il faut effectivement garder en tete que l'on doit se placer sur la gauche, mais sinon rien ne change vraiment, meme la priorite reste à droite (edit du soir : pas du tout en fait ! la priorité est à gauche. Moralité : il ne faut pas toujours croire son mari ;o)) . Si quand meme ! le levier du clignotant du coup est à droite et non à gauche... au debut on se retrouve à enclencher les essuies glace par plein soleil ! Pour ce qui est de l'environnement de conduite, pour l'instant pour moi c'est tres facile : mon quartier est tres tranquille, il y a peu de voiture et elles roulent raisonnablement. Il faut cependant etre vigilant dans une petite rue sans trottoir, faire attention aux vélos et aux piétons, mais également aux voitures venant en sens inverse car parfois deux voitures ne peuvent pas se croiser. Un autre truc embêtant est la manie des Japonais de se garer en double file (évidemment, il n'est pas autorise de se garer le long de la route, donc on se met ou on peut pour un bref arrêt) : il faut donc parfois contourner l'obstacle avec beaucoup de vigilance. Mon trajet est simple et rapide (5 minutes a peine) et il y a de l'espace pour garer la voiture en face de l'école : je vais commencer par faire ce trajet régulièrement et puis au fur et a mesure que je me sens mieux avec le volant étendre ma zone de conduite.
Voila donc ma petite revolution, voulue par ma fille, car si elle avait su se tenir tranquille je n'aurais jamais ose sauter le pas. D'ailleurs, je file, il est temps d'aller la chercher à l'école....avec Beyonce à fond la caisse dans l'auto-radio ;o)
30 avril 2008
Tchoutchou
Aujourd'hui, petite balade en train entre Todoroki et Kaminoge...
22 avril 2008
Trains de banlieue
Techniquement je n'habite pas en banlieue : je suis dans Tokyo. Pratiquement, vue l'étendue de la mégapole, je suis en banlieue, et ce qui me le confirme c'est le plan de métro de Tokyo :
Vous n'y voyez pas grand chose ? C'est normal, c'est un des plans les plus compliques que je connaisse. Mais surtout vous n'y verrez pas ma station : notre ligne ne fait pas partie du "Subway" mais du réseau de banlieue. Et jusqu'à présent je n'ai pas encore vu de carte qui rassemble les deux réseaux. Ainsi, dans mon city atlas, je dois manipuler deux plans pour élaborer mon itinéraire. Sans compter que ma station est tellement rikiki et insignifiante que son nom n'apparait même pas sur le plan banlieue, juste son emplacement... pratique pour expliquer aux amis comment venir... Depuis quelques semaines, ils ont mis en place des trains express sur notre ligne : ceux ci ne desservent que les grosses stations, celles en particulier qui connectent avec une autre ligne de train ou de métro. Todoroki n'est bien sur pas desservie, et nous devons attendre les trains "local", sous peine de devoir retourner sur nos pas pendant notre trajet. Cela allonge le parcours de Nicolas de plusieurs minutes... on s'y fera. Sur notre ligne, voila à quoi ressemblent ces trains express, tout beaux, tout neufs :

et sur le panneau d'affichage, je les repère en rouge, les "local" étant inscrits en vert (je vous rassure, l'écran affiche aussi les informations en caractères romains !)
Petite station, "petite" ligne aussi, reliée seulement à des stations secondaires et non de grosses telles que Shibuya. Pour aller dans le centre de Tokyo, je dois donc souvent faire plus d'un changement. Cependant, je suis sauvée par le génie japonais : deux des lignes "banlieue" que j'emprunte régulièrement roulent en continuité avec le métro. Ah j'ai du mal à l'exprimer : moi même quand on me l'a dit pour la première fois (merci Sophie) j'ai mis du temps à comprendre. Une image parle mieux que des mots : regardez donc le plan de la Hibiya line, appartenant au réseau metropolitain...Les points indiques d'un H sont les stations de la Hibiya, et les stations en caractères plus petits constituent la ligne Toyoko, ligne de banlieue.
Un meme train peut donc parcourir la ligne de metro et la ligne de banlieue. En principe le terminus de la ligne Hybiya est Naka Meguro, mais si vous etes dans un train qui poursuit son chemin et que vous souhaitez atteindre une station au delà, vous restez dedans et voila ! L'inverse est bien sur valable : on peut monter dans un train à une station de la Toyoko et se trouver quelques minutes plus tard, sans avoir bougé son popotin, sur le reseau metropolitain. Ainsi la Toyoko line, que nous prenons à Jiyugaoka, est directement connectée à la Hibiya line (30% des trains), et la Den'entoshi line, que nous attrapons à Futako-Tamagawa, est directement connectée à la Hanzomon (par expérience, la totalité des trains que j'ai emprunte continuaient après Shibuya). Si toutefois il faut changer de train entre la ligne banlieue et la ligne de métro, cela se fait de quai à quai et l'attente est toujours très brève. Pour repérer les trains qui poursuivront d'un réseau à l'autre, il suffit de regarder le panneau d'affichage, qui indique le terminus des prochains trains. Voila qui m'évite donc souvent un changement, et je repère souvent mes trajets à partir de la Hanzomon qui est très bien reliée au reste du réseau métropolitain.
Pour conclure sur ce billet ticket chic, ticket choc, voici un lien fort bien fait et utile : un moteur de recherche de trajets. Il en existe plusieurs, mais celui ci a ma préférence : Tokyo transfer guide (merci Axelle ;o) ) . Et un petit clin d'œil à mes amis Londonniens, pour qui "le train était en retard" est une excuse tout a fait valable et fréquente, un lien vers le blog d'Armelle et Laurent (rencontres aussi Dimanche, quelle honte, je ne vous ai pas mentionne !) : on y voit une machine qui édite automatiquement un mot d'excuse à l'employeur expliquant que c'est la faute du train!
10 avril 2008
Aventure autoroutière
Samedi nous avons profite de la présence de Pierre, un ami de Nicolas, pour nous lancer dans notre première virée touristique sur le sol Japonais. Visiter le pays en prenant notre temps est une des motivations principales de notre expatriation, motivation partagée par beaucoup de nos camarades français sur le sol Nippon. L'achat de la voiture était aussi motivé par nos envies d'excursions, car avec 2 enfants, nous nous imaginions mal nous transporter avec bagages dans les gares et aéroports japonais. Cette excursion était donc un test à plus d'un titre : comment allions nous rouler ? allions nous nous perdre? allions nous nous y retrouver financièrement ? comment les enfants allaient ils supporter le voyage? Pierre a fait les frais de notre esprit aventureux parce que ce n'est pas une petite escapade que nous lui avions concocté, mais la traversée du tiers d'Honshu : 500 km, direction Kyoto, et ce des le lendemain de son arrivée a Narita !
J'avais lu de ci de la que rouler en voiture n'était pas si facile : autoroutes chères, prises d'assaut le week end, police plutôt stricte... de quoi nous refroidir. Nous avions fait l'expérience fugace de l'autoroute sur la Daisen Kehin, et en particulier de la difficulté à en sortir ou à se repérer pour se démêler d'une erreur de pilotage. Ainsi, la veille j'avais préparé un bon pique nique, m'imaginant que peut être nous ne trouverions pas d'aire d'autoroute en chemin (oui oui, je le pensais vraiment !). Ce fut d'ailleurs l'occasion de préparer mes premiers onigiri, des boulettes de riz fourrées de poisson, de prune ou autres, et emballées d'une feuille de Nori, plat traditionnel des familles japonaises en vadrouille et en cas préféré des salary men : la transformation en maman japonaise est en marche ! En bonne fille et arrière petite fille de ma mère et de ma grand mère, je pressais Nicolas de nous réveiller très tôt, 5h du matin, pour un départ a 6h30 afin d'éviter la foule à la sortie de Tokyo. Mais son air de salarié épuisé par sa semaine a eu raison de ma motivation, et nous avons opté pour un départ à 8h.
Evidemment 8h se sont transformés en 9h30, et nous voila installés, Papa, Maman, invité, enfants et onigiris dans notre Mazda S Familia pour quelques heures de route. Le GPS heureusement a reconnu le numéro de téléphone de l'auberge dans laquelle nous avons réservé, nous n'avions plus qu'à suivre ses indications. Comme je l'avais pressenti, sortir de Tokyo pour rejoindre la Tomei Express way fut long, alors meme que nous habitons au sud ouest de Tokyo et vraiment pas loin de la Tomei. Plus angoissant etait le nombre de voitures sur cette autoroute : le rythme etait celui d'un retour de week end, pare choc contre pare choc, 30 km/h.
Le GPS calculait l'heure d'arrivée estimée en fonction de la vitesse moyenne et nous annoncait une arrivee a 20h30 ! moi qui esperait encore que nous aurions une ou deux heures de jour en arrivant à Kyoto pour profiter de la ville, je me suis trouvée bien déconfite. D'autant que lors de notre voyage en 2006, j'avais fait le trajet en Shinkansen et constaté la continuite urbaine sur les trois quart du trajet : pour sur, s'il y a de la ville tout le long de cette autoroute, il y aura autant de trafic jusqu'a l'arrivée ! Je m'excusais deja aupres de Pierre pour la galere dans laquelle nous l'avions entrainé...Heureusement, cela n'a pas dure tant que cela et vers 11h nous avons pu rouler a 110 km/h, avec des pointes a 120/130. La vitesse est de toute facon limitee a 100 km/h et il est plaisant de constater que les usagers la respectent. Quel plaisir d'ailleurs de ne pas voir filer devant soi des fous du volant mettant la vie des autres en danger !
Cote paysage, je pensais que nous serions enserrés dans des murs anti-bruit sur une grande partie du trajet, et bien je me suis trompée ! Rapidement ce sont les montagnes Nipponnes qui ont servi de décor a ce voyage, beaucoup de cerisiers en fleur et pour quelques instants l'Ocean Pacifique. Qui dit montagne dit tunnels et il y en a beaucoup sur la route, au grand plaisir de Romane. Et qui dit montagne dit... Mont Fuji ! Nous l'avions loupé en 2006, mais cette fois ci, l'autoroute le contournant par le sud et avec un grand beau temps, nous avons pu profiter de ce cone quasi parfait pendant de longues minutes. Pas étonnant qu'il soit un symbole du Japon, il est imposant et imperial. J'ai pris une photo, mais pas exceptionnelle : au retour Pierre en a pris d'autres, mais malheureusement le Fuji était enveloppé dans un nuage étrange, la neige se confondant avec lui. Je vous les posterai plus tard.
Sur le trajet nous voyons passer les villes tout est inscrit en kanji et romanji) : Hamamatsu, Nagoya...et un petit plaisir de bloggeuse à l'idée que je connais des gens dans ces villes si loin de notre hexagone.
Mais je sens que vous n'en pouvez plus d'attendre que je réponde à cette question essentielle à toute jeune maman : allais je trouver une aire d'autoroute décente sur ce trajet ? Et bien (rhaa quel suspense !!!) oui !!!! et plein même ! Le GPS nous les annonçait sur l'écran, sans que nous ayons à guetter les panneaux sur la route, ca c'est très pratique. Tres propres, bien séparées de la station essence (tant mieux, cela évite aux enfants d'inhaler des vapeurs d'essence...) et bien fournies, les stations d'autoroutes comprennent un combini, des stands de restauration (ramen ect...) et bien sur des petits coins bien propres. Plus etonnant cependant, un service de concierge ! Nous n'avons pas oser demander quels étaient les services fournis, nous imaginons par exemple des réservations d'hôtel...Je me demande si cela fonctionne 24h/24. J'imagine que cela doit être bien pratique quand on se trouve en galère pendant son voyage. Les employées étaient tirées à quatre épingles, comme si elle bossaient au Takashimaya de Ginza ! j'ai pris une petite vidéo pour vous montrer ....
(video Youtube, aire d'autoroute)
Et qu'est ce que Nicolas achète toujours sur l'autoroute ? des chewing gums... et un petit bloc de post it ?

Non ! ce sont des papiers pour emballer son chewing gum une fois mâchouillé ! Il fallait y penser...
Les enfants ont très bien supporte le voyage : avec leur maman entre les deux sièges auto, c'est trop facile de réclamer des câlins et des histoires ("hein? tu veux que je te raconte pour la 22e fois Barbapapa ?"). Pendant que les garçons parlaient marchés et immobilier londonnien, j'en ai aussi profite pour apprendre mes cours de japonais... ya du boulot !
Nous sommes finalement arrivés a destination a 18h30, en ayant traverse le nord de Kyoto et profité un peu de la Philosophers Walk (je crois !) dont les cerisiers étaient encore flamboyants. 9h de voyage certes, mais franchement pas désagreables. Au retour nous avons mis 1h de moins, l'arrivée sur Tokyo étant tres fluide.
Cout de l'opération? 9800 Y de péage pour chaque trajet (annoncés par le GPS aussi) et d'apres Nicolas 15 000 Yens d'essence, soit une addition totale de 35 000 Yens environ. Pas donné, mais à comparer au Shinkansen, le TGV nippon. Si j'ai bien compris leur grille tarifaire, chaque adulte aurait payé son aller retour entre 16 000 et 26 000 Y (selon le train choisi, le plus cher etant l'express) et ainsi meme au tarif le plus bas, et hors cout global de la voiture, pour trois adultes l'autoroute reste interessante, d'autant que nous n'avions pas à prendre les enfants sur les genoux, ni a gérer les nerfs de la demoiselle. Sur place, il etait bien pratique d'avoir sa propre voiture, les sites à voir etant dispersés autour de la ville.
Test réussi !
Voila pour l'épisode 1 de notre virée à Kyoto... à bientôt pour l'épisode 2 ;o)
15 février 2008
Pasmo, pince moi !
Aujourd'hui, après avoir déposé Romane à l'école, je suis retournée à Futako Tamagawa. Ma mission? prendre une carte PASMO. J'en parlais ici : c'est une carte de paiement "sans contact" qui permet de payer les transports, quel que soit l'opérateur. Elle permet également de payer boissons et autres petites choses aux distributeurs automatiques équipés. Bref, c'est un porte monnaie électronique. En fait c'est une bénédiction, car devoir sortir ses petites pièces à chaque fois que l'on prend le métro ou le bus, je n'en pouvais plus. Dans le métro par exemple, plus besoin d'acheter un nouveau ticket quand on change d'opérateur : on la passe à chaque portillon.
J'avais quand même quelques appréhensions avant d'acquérir cette carte : tant à Paris (Naviguo) qu'à Londres (Oyster) il fallait compléter un formulaire, avec photo pour la Naviguo (cette dernière ne proposant que la carte intégrale ou la carte orange). La perspective d'aller expliquer à un guichetier dans mon japonais hésitant (!) ce que je voulais ne me plaisait guère...
Juste avant d'y aller, j'appelle T pour lui signaler que je serai dans son repère préféré et que si elle le souhaite on peut se retrouver pour un café. Je lui dis pourquoi je me déplace jusque là : "Ah mais tu n'as qu'à aller à une machine !" me dit elle. Ah ? la délivrance de cette carte pourrait se faire à une machine ? interessant ! Effectivement je me pointe à Futako-Tamagawa, je m'approche d'une machine (avec écran tactile, oubliez les anciennes à boutons, d'ailleurs je ne sais même pas s'il y en a encore à cette station flambant neuve), je lui demande de me parler anglais et je clique sur Pasmo. Elle me demande si je veux une nominative ou une "générale", la nominative permettant d'en récupérer une nouvelle en cas de perte, chargée avec l'argent contenu lors de la perte. Je choisis "général", histoire de faire simple, et je donne à la machine un billet de 5000 Yens à manger. En bonne machine, elle me recrache quasi immédiatement une carte plastique argentée, m'informant qu'elle est chargée de 4500 Yens. En fait 500 Yens (3,5 euros) sont retenus comme caution (enfin c'est ce que j'en comprends et c'était le cas avec l'Oyster). Maintenant à chaque passage aux bornes, mes sous se débiterons du montant demandé jusqu'à ce que je la recharge, à une machine similaire.
Me voila donc liberée de ma petite monnaie dans les transports, et je peux vous dire que cela fait un sacré changement. Et pourquoi je vous en parle dans de tels détails ? et bien si vous décidez de venir visiter Tokyo un de ces jours, je pense que la Pasmo est un outil indispensable à vos pérégrinations. A prendre dès la sortie de l'avion !



























