3 ans au Japon

La vie trépidante d'une Desperate Housewife à Tokyo.

01 mai 2008

(r)évolution

Ces derniers temps, je vous faisais des petites cachotteries, ici ou la par exemple...Mais quel est donc ce rêve que je caresse depuis plusieurs jours et quelle est donc cette formalité qui m'a amenée au consulat de France la semaine dernière ? Ne trépignez point amis lecteurs, je vais tout vous dévoiler ici. Voici un indice qui devrait vous éclairer en un rien de temps :

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Et oui, ce visage bien rondelet c'est celui que j'arborais en 1994. J'avais 19 ans et j'étais pleine d'espoir : pour moi à l'époque, le permis de conduire ne serait qu'une formalité et je me voyais quelques mois plus tard au volant de ma Flomobile, Madonna a fond la caisse dans l'autoradio (oui je l'avoue, je suis une vieille fan). Las, il me fallut au bas mot 6 ans, 4 auto-écoles différentes, plus de 200 h de cours et 6 passages d'examen pour réussir ce fameux permis. J'avais fait plus fort que ma mère et mon beau-frère et à ce jour je n'ai jamais rencontre de personne ayant eu plus de mal que moi à l'obtenir. Malgré mon handicap caractérisé à conduire, j'ai récupéré à vil prix la 405 de ma marraine, et j'ai tente de poursuivre mes efforts dans ce difficile exercice. L'état pitoyable du véhicule quelques mois plus tard (rétroviseur et porte droits exploses) auraient pu compromettre ma relation naissante avec Nicolas, mais il n'en a rien été. Il ne fait pas partie de ces hommes pour qui le moyen de locomotion est un élément essentiel de leur personne, et il se voit très bien au volant d'une Kangoo (là je mets mon veto tout de même !). Au départ pour l'Angleterre, nous avons quand même réussi à revendre cette poubelle voiture (merci Papa et Maman, je me demande encore comment vous avez fait) et depuis ce temps je n'avais que rarement posé mes mains sur un volant. Comme dit ma chère petite sœur, le permis je l'ai, mais c'est pour faire joli.
Bien sur, depuis que nous avons notre véhicule ici à Tokyo, la question se posait de me la faire conduire, notamment pour porter Romane à l'ecole. Comme d'habitude, je suis devenue championne des transports en commun, et je pensais que le bus allait me sauver la mise. C'etait sans compter sur Romane, adepte de la fugue à l'arrêt de bus et du caprice bruyant une fois montee dans ce dernier. Chaque fois c'est la loterie : sage comme une image ou graine de cantatrice wagnerienne....De plus, des bus il n'y en a pas des masses, et ces trajets pouvaient me prendre beaucoup trop de temps... Finalement, n'y tenant plus, je suis allee faire traduire mon permis au consulat, formalité indispensable et valable 1 an (après cela je vais devoir me faire etablir un permis japonais par équivalence). Le week end dernier, Nicolas m'a donc mis la voiture en main. Quel stress pour moi ! Conduire deja, mais surtout conduire à gauche... et conduire avec mes enfants derrière... Heureusement il est une chose qui me sauve : notre voiture est automatique (ce qui semble etre un standard au Japon) : je n'utilise qu'un seul pied (le droit pour l'accélérateur et le frein) et je n'ai plus de changement de vitesse à gérer. Mieux encore, la voiture se met en marche lente automatiquement si je relâche la pédale de frein (et bien sur le frein à main), ce qui est vraiment pratique pour les manœuvres. Bref, une automatique me libére une partie du cerveau et je m'y suis habituée très vite. Mais pourquoi donc les Européens s'acharnent ils à conduire de façon si compliquée ? (je suis sure que certains de mes lecteurs masculins auront plein plein plein d'arguments contre les automatiques, je suis toute ouïe !).
Alors conduire à gauche est ce si difficile ? et bien non, en tout cas je ne ressens pas de probleme particulier. Il faut effectivement garder en tete que l'on doit se placer sur la gauche, mais sinon rien ne change vraiment, meme la priorite reste à droite (edit du soir : pas du tout en fait ! la priorité est à gauche. Moralité : il ne faut pas toujours croire son mari ;o)) . Si quand meme ! le levier du clignotant du coup est à droite et non à gauche... au debut on se retrouve à enclencher les essuies glace par plein soleil ! Pour ce qui est de l'environnement de conduite, pour l'instant pour moi c'est tres facile : mon quartier est tres tranquille, il y a peu de voiture et elles roulent raisonnablement. Il faut cependant etre vigilant dans une petite rue sans trottoir, faire attention aux vélos et aux piétons, mais également aux voitures venant en sens inverse car parfois deux voitures ne peuvent pas se croiser. Un autre truc embêtant est la manie des Japonais de se garer en double file (évidemment, il n'est pas autorise de se garer le long de la route, donc on se met ou on peut pour un bref arrêt) : il faut donc parfois contourner l'obstacle avec beaucoup de vigilance. Mon trajet est simple et rapide (5 minutes a peine) et il y a de l'espace pour garer la voiture en face de l'école : je vais commencer par faire ce trajet régulièrement et puis au fur et a mesure que je me sens mieux avec le volant étendre ma zone de conduite.
Voila donc ma petite revolution, voulue par ma fille, car si elle avait su se tenir tranquille je n'aurais jamais ose sauter le pas. D'ailleurs, je file, il est temps d'aller la chercher à l'école....avec Beyonce à fond la caisse dans l'auto-radio ;o)

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30 avril 2008

Tchoutchou

Aujourd'hui, petite balade en train entre Todoroki et Kaminoge...

   

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22 avril 2008

Trains de banlieue

Techniquement je n'habite pas en banlieue : je suis dans Tokyo. Pratiquement, vue l'étendue de la mégapole, je suis en banlieue, et ce qui me le confirme c'est le plan de métro de Tokyo :

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Vous n'y voyez pas grand chose ? C'est normal, c'est un des plans les plus compliques que je connaisse. Mais surtout vous n'y verrez pas ma station : notre ligne ne fait pas partie du "Subway" mais du réseau de banlieue. Et jusqu'à présent je n'ai pas encore vu de carte qui rassemble les deux réseaux. Ainsi, dans mon city atlas, je dois manipuler deux plans pour élaborer mon itinéraire. Sans compter que ma station est tellement rikiki et insignifiante que son nom n'apparait même pas sur le plan banlieue, juste son emplacement... pratique pour expliquer aux amis comment venir... Depuis quelques semaines, ils ont mis en place des trains express sur notre ligne : ceux ci ne desservent que les grosses stations, celles en particulier qui connectent avec une autre ligne de train ou de métro. Todoroki n'est bien sur pas desservie, et nous devons attendre les trains "local", sous peine de devoir retourner sur nos pas pendant notre trajet. Cela allonge le parcours de Nicolas de plusieurs minutes... on s'y fera. Sur notre ligne, voila à quoi ressemblent ces trains express, tout beaux, tout neufs :

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et sur le panneau d'affichage, je les repère en rouge, les "local" étant inscrits en vert (je vous rassure, l'écran affiche aussi les informations en caractères romains !)

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Petite station, "petite" ligne aussi, reliée seulement à des stations secondaires et non de grosses telles que Shibuya. Pour aller dans le centre de Tokyo, je dois donc souvent faire plus d'un changement. Cependant, je suis sauvée par le génie japonais : deux des lignes "banlieue" que j'emprunte régulièrement roulent en continuité avec le métro. Ah j'ai du mal à l'exprimer : moi même quand on me l'a dit pour la première fois (merci Sophie) j'ai mis du temps à comprendre. Une image parle mieux que des mots : regardez donc le plan de la Hibiya line, appartenant au réseau metropolitain...Les points indiques d'un H sont les stations de la Hibiya, et les stations  en caractères plus petits constituent la ligne Toyoko, ligne de banlieue.

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Un meme train peut donc parcourir la ligne de metro et la ligne de banlieue. En principe le terminus de la ligne Hybiya est Naka Meguro, mais si vous etes dans un train qui poursuit son chemin et que vous souhaitez atteindre une station au delà, vous restez dedans et voila ! L'inverse est bien sur valable : on peut monter dans un train à une station de la Toyoko et se trouver quelques minutes plus tard, sans avoir bougé son popotin, sur le reseau metropolitain. Ainsi la Toyoko line, que nous prenons à Jiyugaoka, est directement connectée à la Hibiya line (30% des trains), et la Den'entoshi line, que nous attrapons à Futako-Tamagawa, est directement connectée à la Hanzomon (par expérience, la totalité des trains que j'ai emprunte continuaient après Shibuya). Si toutefois il faut changer de train entre la ligne banlieue et la ligne de métro, cela se fait de quai à quai et l'attente est toujours très brève. Pour repérer les trains qui poursuivront d'un réseau à l'autre, il suffit de regarder le panneau d'affichage, qui indique le terminus des prochains trains. Voila qui m'évite donc souvent un changement, et je repère souvent mes trajets à partir de la Hanzomon qui est très bien reliée au reste du réseau métropolitain.
Pour conclure sur ce billet ticket chic, ticket choc, voici un lien fort bien fait et utile : un moteur de recherche de trajets. Il en existe plusieurs, mais celui ci a ma préférence : Tokyo transfer guide (merci Axelle ;o) ) . Et un petit clin d'œil à mes amis Londonniens, pour qui "le train était en retard" est une excuse tout a fait valable et fréquente, un lien vers le blog d'Armelle et Laurent (rencontres aussi Dimanche, quelle honte, je ne vous ai pas mentionne !) : on y voit une machine qui édite automatiquement un mot d'excuse à l'employeur expliquant que c'est la faute du train!

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10 avril 2008

Aventure autoroutière

Samedi nous avons profite de la présence de Pierre, un ami de Nicolas, pour nous lancer dans notre première virée touristique sur le sol Japonais. Visiter le pays en prenant notre temps est une des motivations principales de notre expatriation, motivation partagée par beaucoup de nos camarades français sur le sol Nippon. L'achat de la voiture était aussi motivé par nos envies d'excursions, car avec 2 enfants, nous nous imaginions mal nous transporter avec bagages dans les gares et aéroports japonais. Cette excursion était donc un test à plus d'un titre : comment allions nous rouler ? allions nous nous perdre? allions nous nous y retrouver financièrement ? comment les enfants allaient ils supporter le voyage? Pierre a fait les frais de notre esprit aventureux parce que ce n'est pas une petite escapade que nous lui avions concocté, mais la traversée du tiers d'Honshu : 500 km, direction Kyoto, et ce des le lendemain de son arrivée a Narita !
J'avais lu de ci de la que rouler en voiture n'était pas si facile : autoroutes chères, prises d'assaut le week end, police plutôt stricte... de quoi nous refroidir. Nous avions fait l'expérience fugace de l'autoroute sur la Daisen Kehin, et en particulier de la difficulté à en sortir ou à se repérer pour se démêler d'une erreur de pilotage. Ainsi, la veille j'avais préparé un bon pique nique, m'imaginant que peut être nous ne trouverions pas d'aire d'autoroute en chemin (oui oui, je le pensais vraiment !). Ce fut d'ailleurs l'occasion de préparer mes premiers onigiri, des boulettes de riz fourrées de poisson, de prune ou autres, et emballées d'une feuille de Nori, plat traditionnel des familles japonaises en vadrouille et en cas préféré des salary men : la transformation en maman japonaise est en marche ! En bonne fille et arrière petite fille de ma mère et de ma grand mère, je pressais Nicolas de nous réveiller très tôt, 5h du matin, pour un départ a 6h30 afin d'éviter la foule à la sortie de Tokyo. Mais son air de salarié épuisé par sa semaine a eu raison de ma motivation, et nous avons opté pour un départ à 8h.
Evidemment 8h se sont transformés en 9h30, et nous voila installés, Papa, Maman, invité, enfants et onigiris dans notre Mazda S Familia pour quelques heures de route. Le GPS heureusement a reconnu le numéro de téléphone de l'auberge dans laquelle nous avons réservé, nous n'avions plus qu'à suivre ses indications. Comme je l'avais pressenti, sortir de Tokyo pour rejoindre la Tomei Express way fut long, alors meme que nous habitons au sud ouest de Tokyo et vraiment pas loin de la Tomei. Plus angoissant etait le nombre de voitures sur cette autoroute : le rythme etait celui d'un retour de week end, pare choc contre pare choc, 30 km/h.

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Le GPS calculait l'heure d'arrivée estimée en fonction de la vitesse moyenne et nous annoncait une arrivee a 20h30 ! moi qui esperait encore que nous aurions une ou deux heures de jour en arrivant à Kyoto pour profiter de la ville, je me suis trouvée bien déconfite. D'autant que lors de notre voyage en 2006, j'avais fait le trajet en Shinkansen et constaté la continuite urbaine sur les trois quart du trajet : pour sur, s'il y a de la ville tout le long de cette autoroute, il y aura autant de trafic jusqu'a l'arrivée ! Je m'excusais deja aupres de Pierre pour la galere dans laquelle nous l'avions entrainé...Heureusement, cela n'a pas dure tant que cela et vers 11h nous avons pu rouler a 110 km/h, avec des pointes a 120/130. La vitesse est de toute facon limitee  a 100 km/h et il est plaisant de constater que les usagers la respectent. Quel plaisir d'ailleurs de ne pas voir filer devant soi des fous du volant mettant la vie des autres en danger !

CIMG1986Cote paysage, je pensais que nous serions enserrés dans des murs anti-bruit sur une grande partie du trajet, et bien je me suis trompée ! Rapidement ce sont les montagnes Nipponnes qui ont servi de décor a ce voyage,  beaucoup de cerisiers en fleur et pour quelques instants l'Ocean Pacifique. Qui dit montagne dit tunnels et il y en a beaucoup sur la route, au grand plaisir de Romane. Et qui dit montagne dit... Mont Fuji ! Nous l'avions loupé en 2006, mais cette fois ci, l'autoroute le contournant par le sud et avec un grand beau temps, nous avons pu profiter de ce cone quasi parfait pendant de longues minutes. Pas étonnant qu'il soit un symbole du Japon, il est imposant et imperial. J'ai pris une photo, mais pas exceptionnelle : au retour Pierre en a pris d'autres, mais malheureusement le Fuji était enveloppé dans un nuage étrange, la neige se confondant avec lui. Je vous les posterai plus tard.

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Sur le trajet nous voyons passer les villes tout est inscrit en kanji et romanji) : Hamamatsu, Nagoya...et un petit plaisir de bloggeuse à l'idée que je connais des gens dans ces villes si loin de notre hexagone.
Mais je sens que vous n'en pouvez plus d'attendre que je réponde à cette question essentielle à toute jeune maman : allais je trouver une aire d'autoroute décente sur ce trajet ? Et bien (rhaa quel suspense !!!) oui !!!! et plein même ! Le GPS nous les annonçait sur l'écran, sans que nous ayons à guetter les panneaux sur la route, ca c'est très pratique. Tres propres, bien séparées de la station essence (tant mieux, cela évite aux enfants d'inhaler des vapeurs d'essence...) et bien fournies, les stations d'autoroutes comprennent un combini, des stands de restauration (ramen ect...) et bien sur des petits coins bien propres. Plus etonnant cependant, un service de concierge ! Nous n'avons pas oser demander quels étaient les services fournis, nous imaginons par exemple des réservations d'hôtel...Je me demande si cela fonctionne 24h/24. J'imagine que cela doit être bien pratique quand on se trouve en galère pendant son voyage. Les employées étaient tirées à quatre épingles, comme si elle bossaient au Takashimaya de Ginza ! j'ai pris une petite vidéo pour vous montrer ....
(video Youtube, aire d'autoroute)
   
Et qu'est ce que Nicolas achète toujours sur l'autoroute ? des chewing gums... et un petit bloc de post it ?

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Non ! ce sont des papiers pour emballer son chewing gum une fois mâchouillé ! Il fallait y penser...

Les enfants ont très bien supporte le voyage : avec leur maman entre les deux sièges auto, c'est trop facile de réclamer des câlins et des histoires ("hein? tu veux que je te raconte pour la 22e fois Barbapapa ?"). Pendant que les garçons parlaient marchés et immobilier londonnien, j'en ai aussi profite pour apprendre mes cours de japonais... ya du boulot !

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Nous sommes finalement arrivés a destination a 18h30, en ayant traverse le nord de Kyoto et profité un peu de la Philosophers Walk (je crois !) dont les cerisiers étaient encore flamboyants. 9h de voyage certes, mais franchement pas désagreables. Au retour nous avons mis 1h de moins, l'arrivée sur Tokyo étant tres fluide.

Cout de l'opération? 9800 Y de péage pour chaque trajet (annoncés par le GPS aussi) et d'apres Nicolas 15 000 Yens d'essence, soit une addition totale de 35 000 Yens environ. Pas donné, mais à comparer au Shinkansen, le TGV nippon. Si j'ai bien compris leur grille tarifaire, chaque adulte aurait payé son aller retour entre 16 000 et 26 000 Y (selon le train choisi, le plus cher etant l'express) et ainsi meme au tarif le plus bas, et hors cout global de la voiture, pour trois adultes l'autoroute reste interessante, d'autant que nous n'avions pas à prendre les enfants sur les genoux, ni a gérer les nerfs de la demoiselle. Sur place, il etait bien pratique d'avoir sa propre voiture, les sites à voir etant dispersés autour de la ville.
Test réussi !

Voila pour l'épisode 1 de notre virée à Kyoto... à bientôt pour l'épisode 2 ;o)

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15 février 2008

Pasmo, pince moi !

CIMG1583Aujourd'hui, après avoir déposé Romane à l'école, je suis retournée à Futako Tamagawa. Ma mission? prendre une carte PASMO. J'en parlais ici : c'est une carte de paiement "sans contact" qui permet de payer les transports, quel que soit l'opérateur. Elle permet également de payer boissons et autres petites choses aux distributeurs automatiques équipés. Bref, c'est un porte monnaie électronique. En fait c'est une bénédiction, car devoir sortir ses petites pièces à chaque fois que l'on prend le métro ou le bus, je n'en pouvais plus. Dans le métro par exemple, plus besoin d'acheter un nouveau ticket quand on change d'opérateur : on la passe à chaque portillon.
J'avais quand même quelques appréhensions avant d'acquérir cette carte : tant à Paris (Naviguo) qu'à Londres (Oyster) il fallait compléter un formulaire, avec photo pour la Naviguo (cette dernière ne proposant que la carte intégrale ou la carte orange). La perspective d'aller expliquer à un guichetier dans mon japonais hésitant (!)  ce que je voulais ne me plaisait guère...
Juste avant d'y aller, j'appelle T pour lui signaler que je serai dans son repère préféré et que si elle le souhaite on peut se retrouver pour un café. Je lui dis pourquoi je me déplace jusque là : "Ah mais tu n'as qu'à aller à une machine !" me dit elle. Ah ? la délivrance de cette carte pourrait se faire à une machine ? interessant ! Effectivement je me pointe à Futako-Tamagawa, je m'approche d'une machine (avec écran tactile, oubliez les anciennes à boutons, d'ailleurs je ne sais même pas s'il y en a encore à cette station flambant neuve), je lui demande de me parler anglais et je clique sur Pasmo. Elle me demande si je veux une nominative ou une "générale", la nominative permettant d'en récupérer une nouvelle en cas de perte, chargée avec l'argent contenu lors de la perte. Je choisis "général", histoire de faire simple, et je donne à la machine un billet de 5000 Yens à manger. En bonne machine, elle me recrache quasi immédiatement une carte plastique argentée, m'informant qu'elle est chargée de 4500 Yens. En fait 500 Yens (3,5 euros) sont retenus comme caution (enfin c'est ce que j'en comprends et c'était le cas avec l'Oyster). Maintenant à chaque passage aux bornes, mes sous se débiterons du montant demandé jusqu'à ce que je la recharge, à une machine similaire.

Me voila donc liberée de ma petite monnaie dans les transports, et je peux vous dire que cela fait un sacré changement. Et pourquoi je vous en parle dans de tels détails ? et bien si vous décidez de venir visiter Tokyo un de ces jours, je pense que la Pasmo est un outil indispensable à vos pérégrinations. A prendre dès la sortie de l'avion !

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30 janvier 2008

Aventure ferroviaire

Cliquez ci dessous et montez le son...

Ce jour, j'étais invitée chez Sophie . Cette dernière habitant à 1h15 de chez nous, à Shinjuku, j'ai mis Romane à l'école pour la journée complète, c'est à dire jusqu'à 14h30. Le plan était de l'amener à l'école puis de me rendre chez Sophie pour y passer 2 heures et ensuite de refaire le parcours inverse et rentrer à la maison, le tout avec Dorian dans l'écharpe.  Sortant très peu de Setagaya, je n'avais pas encore vraiment fait l'expérience du centre de Tokyo : je n'avais que des souvenirs de notre voyage de noces. Et encore, centre de Tokyo c'est beaucoup dire ! Shinjuku est sur l'ouest de ce centre, tandis que nous nous sommes au sud ouest. C'est vous dire l'étendue de cette ville s'il faut 1h15 pour rejoindre les deux points. 1h15 et pas moins de 4 moyens de transport différents et, vous allez voir, 4 tickets de transports différents aussi ...
Je "droppe" donc Romane à l'école qui est éloignée des stations de train : je reprends donc un bus qui après 4 stations m'amène à Yoga sur la Den'en Toshi Line. De Yoga je rejoins Shibuya, l'une des plus grandes gares de Tokyo. Regardez plutôt son plan, c'est effrayant !

AA_Shibuya

De Shibuya je dois rejoindre Shinjuku mais pour cela je change d'opérateur ferroviaire et je prends la Yamanote Line managée par JR (Japan Rail). Et qui dit changement d'opérateur, dit achat d'un nouveau ticket de train ! Il faut donc repasser aux machines automatiques, trouver celles qui acceptent les pièces et qui parlent anglais (il y en a de plus en plus). Ah oui j'oubliais, il faut chercher sur le plan situé au dessus des machines le prix du ticket correspondant au trajet souhaité. Dans ces grandes gares ils sont tous annotés en romanji mais pas forcément dans les petites stations... Au pire, on prend le tarif le plus bas et arrivé à destination on complétera la somme requise grace à des machines spécialement dédiées.

AA_caisse_dans_le_m_tro

Je monte donc dans la Yamanote line, que j'avais beaucoup utilisée lors de mon séjour en 2006. Contrairement à la Den'en Toshi line les annonces sont en japonais ET en anglais et des écrans indiquent le chemin à parcourir en kanji et romanji. Une fois arrivée à Shinjuku, il faut à nouveau changer d'opérateur ! je dois prendre le métro de Tokyo. Pas évident de se repérer dans la station la plus fréquentée du monde et j'ai beau être en heure creuse je me trouve entraînée dans un flot de Tokyoites fraîchement débarqués de leur train.

AA_JR_shinjuku

Le métropolitain japonais est, plus que tout autre métro au monde, immaculé, un vrai bonheur. Une fois mon billet acheté (encore un!), j'arrive sur le quai de la Marunouchi Line et je constate l'installation de portes de sécurité, permettant de mieux gérer les entrées et sorties de voyageurs en cas de forte affluence. Ces dernières avaient fait l'objet d'un test sur la ligne 13 à Saint Lazare en 2007, mais ont été retirées. Evidemment ici, pays plus que civilisé lorsqu'il sagit de se tenir en groupe, pas de souci à installer ces appareils alors qu'à Paris les voyageurs s'y coincaient, tentaient de monter dans la rame au dernier moment... bref s'en contrefichaient de ces portes !

AA_porte_dans_le_metro

Enfin, j'y suis à Nishi-Shinjuku (c'est seulement à une station de Shinjuku) et à ma sortie le choc ! moi qui m'était habituée à mon quartier résidentiel et mes immeubles d'habitation, j'ai l'impression de me trouver d'un coup à New York !

AAnichishinjuku

C'est le Tokyo que Nicolas connait chaque jour de la semaine en allant travailler : moi j'en verrai très peu, mais je dois dire que je n'en suis pas forcément mécontente... Il me reste encore un petit parcours à pieds, dans un quartier en pleine transformation ("traverser le terrain vague" disaient les indications de Sophie) et je suis arrivée à destination. Ouf ! Je n'ai pu que rester 2 heures à peine, car il me fallait repartir dans l'autre sens pour récupérer Romane.

Cette dernière n'a pas été perturbée par cette journée "complète" et m'accueille avec un grand sourire. Heureusement, lors de mon aller j'avais reperé un bus qui nous ramenait tout près de la maison, et que nous avons biensûr testé : nous avons fait 20 minutes de trajet (car il fait un grand détour alors qu'à pieds nous coupons au plus rapide). Voila donc une nouvelle solution de transport, notamment par jour de pluie.  La principale difficulté est de bien repérer les horaires de passage car il ne passe que 4 fois par heure.

Bilan de la journée : 8 billets de transport achetés (heureusement que les petits ne payent pas !) pour 1500 Yens en tout (10 euros environ). La perte de temps est considérable et je me demande si un jour la mégapole de Tokyo arrivera à mettre ces opérateurs autour d'une table pour créer un seul et unique système de billets. Il existe cependant la possibilité de prépayer un trajet défini au mois (d'une station à une autre quel que soit l'opérateur), mais point de carte orange ou de billet unique. Je vais investiguer les cartes prépayés "sans contact" (on la charge d'argent et on la passe sur les portillons pour que soit débité automatiquement le montant du trajet), mais je suis déjà un peu désorientée : à ma station et dans les bus de Setagaya c'est la carte "PASMO" et dans les stations JR c'est la carte "SUICA"... marchent elles partout ?

Posté par florenceaujapon à 17:05 - Se deplacer - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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