07 octobre 2008
Encanaillage
Je le dis haut et fort : je suis une desperate housewife fidèle. De toutes façons, je n'ai pas la plastique de Gabrielle, je n'ai pas de jardinier ! Il n'y a guere que quelques jeunes japonais qui attirent mon regard, ceux d'Omotesando tires à quatre épingles, aux pompes impeccables et au brushing digne des plus grands coiffeurs parisiens. Les jeunes japonaises les qualifient de "Iki", terme qui combine le raffinement (dépouillement), une aura qui dégage de l'énergie et un physique appétissant. On parle egalement de "Ikimen". Ajoutez à cela la réussite sociale et vous obtiendrez "Inase", ou littéralement "'aileron du poisson Ina". Ina est le terme donne au poisson bora dans la seconde phase de sa croissance et ainsi qualifie un jeune homme dans la plénitude de sa croissance. Quel dommage que je n'ai pas le courage d'en prendre certains en photo ! Promis un jour j'oserai...
En attendant, je ne fais que les admirer, mais s'il me venait un jour l'idee de m'encanailler, mes visiteurs de mai (maries mais apparemment sans tabous ;o) ) m'ont donné le vademecum qu'il me faut : le guide de conversation Lonely Planet Japonais. Celui ci consacre 6 pages a la vie amoureuse et ses consequences.... positives ou negatives !
Dejà, avec mon physique et mon sourire irresistibles, il me faut retenir par coeur cette phrase : "Sumimasen ikemasen", à savoir "desolee, je suis prise". Enfin, avec deux marmots et une poussette, j'ai bien peur que de toutes facons personne n'ait besoin de me poser la question fatidique (soupir...).
Allez, au diable la morale... Imaginons que je passe a l'action ... "watashi no shiteiru hito ni yoku nitteimasu"... "vous ressemblez à quelqu'un que je connais"... mouaif, des japonais j'en connais sur les doigts d'une main... Essayons autre chose : "odoriga sugoku umaides(u) ne" .... "ce que vous dansez bien !"... argh, sur le dance floor d'une boite à la mode, je le sens pas trop ca, trouvons autre chose..."uchi ni konai?" :"Tu ne veux pas venir chez moi?", voila qui est simple et direct, ca me ressemble bien !... faut juste que je trouve un moyen de virer Nicolas et les marmots du paysage.. à moins que ... "Love hotel ni konai ?" . Voila la solution !
Mais attention ! si on me repond "Ya da !", faut pas que je m'emballe, loin de la... car cela signifie "Non, j'ai pas envie !" . Voila un faux ami à retenir... ceci etant dit, desperate housewife certes mais pas un thon au point de meriter cela. Je pense qu'on me repondra plutot "Ie, kekko des(u)", à savoir "non merci". Et puis moi aussi il faut que je prenne des munitions en cas de candidat chevalier servant indesirable : "atchi eike" (fichez le camp!), "uzai" (Tu m'ennuies), "Shitsukoi" (Tu es collant) (ce n'etait pas assez clair avant???), "hottoite" (fiche moi la paix!)... et le coup de grace : "Masaka", tu me prends pour qui ?
Bon, mettons que le jeune homme soit favorable à mes avances, il va bien falloir concretiser...heureusement le guide de conversation couvre aussi ces sujets delicats : "kisu shite" (embrasse moi), "anata ga hoshi" (j'ai envie de toi), "beddo ni ikimasho" (on va au lit?)... oulala ca devient chaud ! si je continue, je vais choquer une partie de mon lectorat. Ceci etant dit, toujours dans un esprit de service, je ne peux passer sous silence la phrase suivante "kondomu otsukaimasho". Vous ne voyez pas ce que cela signifie ? regardez bien le premier mot ;o) "Utilisons un preservatif", et surtout "hiningu nashi de wa shimasen", "je ne le ferai pas sans preservatif". Et pour eviter les moments d'embarras messieurs, retenez cette phrase "daijobu, jibun de yaru kara" (Ca va, je peux le faire moi meme), et soyez particulierement attentifs à une jeune fille qui vous dirait "hajimete des(u)" soit elle est vierge, soit elle vous enfume ! Les auteurs du guide de conversation ne doutent pas qu'une telle experience soit satisfaisante. Ainsi, ca sera soit "subarashikata" (fantastique), soit "romanchiku" (romantique), ou mieux encore "wairudo" (sauvage...roaaaar) (notez le mot derive de l'anglais wild). Et comment dit on "je pense qu'il faut que tu repeignes ton plafond" hein ???
Bon, le mariage pour moi c'est une affaire entendue, je ne pourrais donc pas acquiescer à "watashi no oya ni aimasenka" (voulez vous rencontrer mes parents?) ou bien "kekkon shimasenka" (voulez vous m'epouser). Par contre je risque d'entendre "watashi o sekkusu no tame dake ni tsukatteimasu" (vous n'etes avec moi que pour le sexe)... Il va falloir que je trouve une reponse a cela ... ou bien tout simplement "monidoto aitaku naides(u)" (C'est fini entre nous).... Car tout bon fantasme a une fin...
Pour me consoler, il ne me reste plus qu'à me fumer un petit joint, comme tous les gaijins, et conclure par "buttondema(u)".... je plane !
Merci Lonely planet !
05 avril 2008
Daijobu
Daijobu... ce mot que je n'avais jamais entendu jusqu'à cette semaine et qui pourtant est très courant ! cela veut dire "OK, c'est parfait" ou quelque chose comme cela. Ben oui, on peut être expat depuis 4 mois et ne pas saisir ces mots si essentiels... Il m'en reste du chemin à parcourir pour maitriser le japonais !*
Ceci dit, en cours nous avons appris quelques petites choses fort amusantes. Par exemple, bébé en japonais se dit Akachan. Aka en fait signifie "rouge" et"chan" est la particule utilisée pour designer les enfants...
Et un homme pour designer son épouse dira "Kanai"... est-ce à dire qu'une bonne épouse japonaise doit porter de la lingerie affriolante en tout temps ?
* Quelques jours après avoir rédigé le brouillon de ce billet, je réalise que j'entendais plein de gens me dire "Deja vu", et je me demandais bien pourquoi !
06 février 2008
Au pied du mur
Il y a deux mois tout pile je prenais l'avion, aller simple, pour Tokyo. Je savais déjà où j'allais habiter, à quelle école j'allais inscrire Romane et j'avais déjà fait quelques contacts. J'avais aussi commencé sérieusement le Japonais grâce à Akiko qui venait me donner des cours particuliers à domicile. Je me relis aujourd'hui et je m'étonne moi même de sembler aussi motivée à l'époque ! Hélas, la vie de maman et, arrivée au Japon, la désorientation totale ont eu raison de mon enthousiasme et je n'ai pas fait ce qui était indispensable : travailler par moi même. Rajoutez à cela une panique réelle à l'idée de ne pas comprendre mes interlocuteurs et me voila baillonnée, ou parlant un mélange bizarre de français, anglais et langue des signes pour me faire comprendre... De son côté Nicolas suit une heure de cours par semaine à son travail, mais pour être honnête, je ne le vois pas souvent dégainer son "Japanese for busy people" et encore moins souvent émettre des phrases dans la langue locale. Il réussit néammoins à décoder quelques hieroglyphes, ce qui m'épate toujours. J'ai travaillé les hiragana et à la naissance de Dorian, je savais les reconnaître, mais depuis mon arrivée, plus rien, mes neurones sont paralysées.
Certes, il faut donner du temps au temps, mais ne pas avoir touché mes notes de japonais une seule fois en 2 mois sous prétexte qu'elles sont rangées dans la chambre de Dorian et que je ne veux pas le réveiller le soir, c'est un peu fumeux quand même ;o) Et le temps, je l'avais puisque j'ai réussi à poster quasiment tous les jours sur ce blog... En contrepoint, je n'ai tout de même pas laissé les choses en plan. Grâce à une autre expat (que je salue si elle lit ces lignes), j'ai fait la connaissance de Mimi-san et Noriko-Sensei. Vous commencez à connaître la première, ma charmante voisine avec qui je cuisine et qui lit le blog maintenant. Noriko est une professeure qui donne des cours à domicile. L'investissement est notable (8000 Y par heure et financé sur nos deniers), mais nous avons senti qu'il était indispensable. Je pense que nous avons trouvé une formule interessante : nous prenons le cours ensemble le mardi soir (d'où un tarif à l'heure plus élevé que prévu). C'est une méthode structurée, chaque leçon est reprise dans une brochure et nous savons exactement ce que nous avons à apprendre pour la fois prochaine. Ce qui est interessant aussi c'est que la brochure est au départ écrite en romanji mais chaque leçon introduit de nouveaux caractères japonais qui s'insèrent dans les mots en romanji. Pas le choix, il faut les mémoriser ! Prendre les leçons à deux entretient l'émulation et nous pourrons avancer au même rythme. J'ai même pensé que nous pourrions nous obliger à utiliser le vocabulaire japonais dans nos conversations courantes. Lors de cette première leçon il était interessant de constater que nous n'avions pas du tout les mêmes domaines de compétence. Par exemple, il connait tous les types de nombre (il y a beaucoup de façons de compter en japonais, selon que ce sont des objets, des animaux, des humains...), et moi je sais faire des phrases simples comme "j'ai mangé de sushis au restaurant" (tiens tiens bizarre que je connaisse ce type de phrase !!). Mardi prochain, nouvelle leçon et entretemps il me faut travailler la brochure...
Pour en revenir à Mimi, l'idée de départ était de trouver une personne interessée à échanger conversation en français contre conversation en japonais. A l'occasion si je pouvais découvrir le quotidien Nippon je n'en étais que plus heureuse. Cela fait 3 fois que nous nous voyons maintenant, et je peux dire que la sauce a vraiment pris. Aujourd'hui, Mimi et moi avons travaillé sur un devoir qu'elle doit rendre à son cours de Français. Il sagissait d'un petit texte sur les "Otakus" (les fanatiques de mangas, collectionneurs compulsifs et vivant dans leur bulle). Le vocabulaire et les tournures de phrase étaient plutôt élaborées : elle avait à répondre à 2 questions qui auraient posé bien des soucis à de jeunes bacheliers. Je l'ai aidée à comprendre le texte, éclairé sur le vocabulaire. Dorian que j'ai du prendre dans mes bras à un moment a un peu déconcentré mon interlocutrice, mais c'est tout à fait compréhensible ;o) . Puis elle m'a montré comment cuisiner les nouilles, plat qui a nos faveurs à la maison, ainsi que des épinards à la sauce sésame (miam, j'ai noté la recette, j'en avais déjà mangé chez Sophie d'ailleurs ;o) ). Son mari est venu nous rejoindre : il parle anglais mais le jeu justement a été de parler le plus possible en Japonais, Mimi aidant à traduire. Dans ce contexte calme, toutes mes écoutilles étaient ouvertes pour repérer les mots, tenter de comprendre les questions (il est très curieux le mari de Mimi, mais ca ne me dérange pas ;o) ) et progressivement je me suis sentie en confiance pour construire des phrases en Japonais. A mon départ, ils m'ont offert un Daruma : c'est ce petit personnage rouge sur la photo. Il sagit de faire un voeu et de dessiner un seul oeil au feutre noir. Lorsque le voeu se réalisera, on pourra dessiner l'autre oeil. J'ai fait mon voeu sur le champs, voeu que je ne peux biensûr réveler. Mais ce que je peux vous dire c'est qu'il est étroitement lié à tout ce que je viens de vous raconter....
Je suis donc au pied du mur : je suis au Japon, je prends des cours à mes frais, je rencontre régulièrement des japonais justement pour parler leur langue. Le mur est tellement près que je sens mon nez tout rapé par ses briques.... et maintenant Monsieur Daruma me regarde depuis ma bibliothèque, me rappellant mon voeu...
PS : pour Mimi, en français être au pied du mur signifie qu'on ne peut plus reculer pour faire quelque chose. On doit "passer ce mur".
22 janvier 2008
Des voilages aux martyrs chrétiens....
Ces derniers jours il a beaucoup été question d'apprentissage de la langue de ce côté de Setagaya. Je réflechis toujours à l'opportunité de prendre des cours particuliers, la décision n'est pas encore prise. En revanche, ça y est, mon ordinateur "écrit" maintenant Japonais et ce grace à la visite providentielle de Claire et Arnaud. Ces derniers ont découvert via mon blog que j'avais maille à partir avec mon routeur Wi-Fi japonais et ont proposé de passer me voir pour arranger ça. C'était d'abord une délicieuse après-midi à faire connaissance et à papoter bébé (ils attendent un heureux évènement), mais Arnaud s'est aussi attablé à l'ordinateur pour y bricoler quelques trucs et en particulier l'installation de l'IME japonais. Mais cékoidonc l'IME ? et bien vous saurez tout ici. Pour faire simple, il me suffit maintenant sous Word de taper phonétiquement (en romanji) ce que je veux dire en japonais, et le pc me propose une translation en hiragana, kata kana et kanji. Me reste plus qu'à bosser mon japonais maintenant ;o) En revanche, mon pc français ne sait pas parler le wi-fi japonais, et malgré toutes ses tentatives Arnaud n'a pas réussi à établir la liaison sans fil. Sa gentillesse n'ayant d'égal que sa ténacité, il m'a proposé une alternative et nous devrions nous revoir bientôt pour retenter cela. L'une des conclusions également est que mon Vaio de juillet 2005 est trop vieux et que je vais peut être envisager l'achat d'un nouveau laptop (il paraît que les mac sont une bonne affaire et parfaitement transposables entre l'Europe et le Japon, ce qui ne serait pas le cas des PC Windows). De plus, cela nous évitera à Nicolas et moi quelques menues disputes autour de l'utilisation d'Internet ... chacun son pc cela me paraît un meilleur deal.
Autre avancée côté langue et je dois dire gros coup de chance : nous avons trouvé un médecin généraliste qui parle couramment français à deux pas de chez nous ! C'est grâce à Claire cette fois ci qui m'a orienté sur ce lien : un moteur de recherche qui, en entrant sa station de métro, la langue et les spécialités recherchées, propose les cabinets médicaux à proximité. Bingo ! non seulement le cabinet dont le médecin parle français est tout proche mais en plus elle parle français couramment ! j'ai eu une conversation téléphonique avec elle sans aucun souci. Ca c'est vraiment rassurant. Une fois les enfants enregistrés à la mairie de Setagaya pour que leurs soins soient subventionnés, nous irons lui rendre visite (c'est sans rendez vous) et commencerons les vaccins pour Dorian. Biensûr je ne manquerai pas de vous raconter cela.
Et là, vous vous demandez bien pourquoi j'ai intitulé mon billet "des voilages aux martyrs chrétiens", vous devez vous dire que je deviens zinzin ;o). J'y viens, j'y viens....
Je vous parlais il y a quelques jours de cette dame japonaise dont j'avais eu les coordonnées via une expatriée suite à une annonce sur Tokyo Annonce. L'idée était de trouver quelqu'un dans mon quartier interessé pour échanger cours ou conversation en Français ou Japonais. Mimi et moi avions convenu de nous voir pour un petit café lundi matin : elle est venue jusqu'à la maison et nous a amené moi et ma petite troupe jusqu'à chez elle. Nous habitons à 5 minutes l'une de l'autre et, ô bonheur, elle m'a fait découvrir non seulement un chemin plus court vers le jardin où nous commençons à avoir nos habitudes, mais, en plus, sur ce même chemin, il y a un petit square, avec balancoires et toboggan également. J'avais dans ma besace quelques fraises à lui offrir, après avoir pris renseignement auprès des habitués du forum France-Japon : ça lui a fait plaisir, mais évidemment elle les a servies et c'est Romane qui en a profité ;o). Nous avons donc fait connaissance, en alternant français, anglais et quelques mots de japonais : c'est une dame qui doit avoir l'âge de ma maman, qui a deux grands enfants, et un petit-fils. Sa maison est magnifique, et je n'ai pas manqué de remarquer les panneaux de papiers en guise de voilage (les voila les voilages !) dans le salon : elle m'a expliqué que cela faisait double paroi et donc permettait une meilleure isolation de la pièce. J'en ai profité pour lui donner en français le vocabulaire relatif aux rideaux. A mon arrivée, je constatai également l'installation d'une crèche dans l'entrée. A ce moment là je me dis qu'ils ont peut être mis cela pour décorer, sans lien particulier avec la religion... mais en entrant dans le salon je vois une photo d'un pélerinage à Lourdes : pas de doute, ils sont chrétiens et catholiques qui plus est. Même si je ne suis pas pratiquante, cela me fait très plaisir, d'autant que je sais la communeauté chrétienne japonaise très réduite, les évangélisateurs n'ayant pas été les bienvenus....C'est ainsi que nous parlons martyrs. Fait interessant elle me demande à quelle congrégation je suis rattachée en France : et oui, pour ces pays qui ont été évangélisés, leur paroisse est avant tout une congrégation, par exemple de Franciscains, alors qu'en France, fille aînée de l'Eglise, on ne raisonne pas toujours comme cela. Pendant ce temps là Romane s'est tenue tranquille, profitant des quelques jouets et crayolas que Mimi lui avait proposé, et Dorian dormait du sommeil du juste dans sa poussette... Bref, une prise de contact très positive, et nous devrions nous revoir vendredi en huit pour un cours de cuisine japonaise ! miam miam (et je prendrai des photos biensûr !).
Et bien franchement, il y a trois mois en commençant ce blog, je n'imaginais pas que j'aurais pu établir en quelques semaines autant de contacts et de repères dans ce pays. Et je dois dire que depuis quelques jours je ne me sens plus complétement désorientée. Tout cela ne peut que m'aider à sauter le pas : utiliser le peu de japonais que je sais, et en apprendre d'avantage...
11 janvier 2008
Quand une idée marche...
...autant la décliner au niveau mondial. C'est ce que fait Danone avec ses petits gervais aux fruits. En France comme au Japon on y trouve des aimants souples avec un pochoir de lettre pour les enfants.
Si je ne me trompe pas, c'est un caractère hiragana. Je me dis "chouette! ca va nous permettre de les mémoriser". Certes mais il y a deux problèmes :
- Romane veut tout le temps l'enlever du frigo pour jouer avec et va certainement les semer dans toute la maison...
- A plus de 200 Yens (1,5 euros) les 4 petits gervais (et 2 fois moins gros qu'en France), ca va faire cher l'alphabet... et il y a bien plus que les 26 lettres de l'alphabet romain ! D'autant que mademoiselle les réclame mais une fois ouverts ne les mange pas...
Et puis ca va être difficile de trouver des mamans pour échanger les doubles !!!
05 novembre 2007
Kawai !
Le déclenchement de l’accouchement a du bon : j’ai pu planifier la pause des cours de Japonais, pour reprendre au mieux de ma forme cet après midi (autant que faire ce peut !). Akiko savait que la semaine dernière je ne serai pas du tout disponible. Ceci dit, en y réfléchissant, j’aurais pu la faire venir à la maternité, ca aurait été rigolo. Pendant cette pause, j’ai un peu travaillé mon japonais, mais pas autant que j’aurai voulu. J’ai réalisé mes petits cartons d’alphabet kata kana (qu’Akiko m’a vérifié et corrigé aujourd’hui), et revu du vocabulaire. Nicolas et moi comparons nos connaissances, juste une saine émulation entre époux. En salle de travail on a sorti les flash cards, mais l’excitation était trop grande… et ca été difficile d’ouvrir mon cahier de japonais à la maternité : ma voisine de chambre était trop sympa ;o)
Donc reprise aujourd’hui. Dorian me facilite bien la tâche en restant d’un calme olympien, il a même avancé d’une heure sa tétée (qui ces derniers jours tombait pile poil à l’heure du cours…) : après l’avoir présenté à Akiko, je commence le cours sereine. Mais trois quart d’heure après le début du cours je l’entends pleurer : il est tout mouillé (la faute à maman qui ne serre pas assez la couche !) . Ma maman le change et me l’apporte pour une rasade de lait supplémentaire. Heureusement que je n’ai aucune pudeur pour allaiter. J’ai peut être choquée Akiko, mais elle n’en a rien laissé paraître. Elle avait l’air plutôt contente de voir de plus près cet adorable boutchou (oui, je sais, ce commentaire est très très très partial). Nous continuons donc le cours, avec quelques adaptations de circonstance : « Dorian wa Pari de umare mashita » : Dorian est né à Paris, ce qui introduit la forme verbale au passé que nous n’avions pas encore vue. Et j’apprends que le lait maternel se dit bo nyu, à savoir le lait de maman. Gyu nyu est le lait de vache « classique ». J’apprécie que le cours s’adapte au moment. La tétée terminée, Dorian retrouve son couffin et nous finissons le cours. Peut être aura-t-il retenu quelque chose ? en tout cas, moi je suis ravie de reprendre mon apprentissage !
16 octobre 2007
Nan sai desu ka? Watashi wa 32 sai desu.
Deuxieme leçon de japonais hier : j'y prends goût, tant mieux... même si je sais que je vais souffrir pendant de longs mois !
Akiko (et non pas Aikiko, j'avais mal compris son prénom, merci à Cable encore une fois ;o) ) est décidément une prof très agréable, même si j'ai été surprise d'apprendre qu'elle n'avait commencé le français que deux ans et demi auparavent. A priori j'apprend, c'est ce qui compte.
Elle a trouvé mon système de cartons pour apprendre l'alphabet ingénieux : l'idée est d'écrire d'un côté le caractère japonais au feutre épais, de l'autre la transcription en romanji (alphabet romain) et quelques notes complémentaires si nécessaires. On apprend ainsi les lettres en mémorisant chaque carton de bristol : on peut les emmener partout avec soi, dans le métro, dans le bus... J'ai utilisé cette méthode lorsque j'ai appris le sanskrit aux Langues Orientales. J'ai mémorisé mes premières lettres en compagnie de Romane, qui à ma grande suprise en a retenu quelques unes. Akiko en a été soufflée... mais finalement à cet âge là les enfants sont des éponges, et cela ne m'étonnerait pas qu'elle soit en capacité d'apprendre bien plus vite que moi.
Sinon, nous avons abordé de nouveaux points de grammaire et de vocabulaire : cela reste simple mais cela me mets en jambes :
- Quelques professions, les étudiants/écoliers, les spécialités à l'université : je suis donc une "sengyô shuhu" (une mère au foyer).
- Demander et dire l'âge : Watashi wa 32 sai desu
- Demander et dire le nom d'une personne, où j'ai appris qu'au Japon on disait le nom de famille avant le prénom, et que mon nom de femme mariée serait nettement plus facile à prononcer pour les japonais, ce qui est l'exact inverse à la France.
- Apprendre à dire l'heure.
Pour vendredi prochain, je vais poursuivre l'apprentissage de l'hiragana et mémoriser les vocables liés à l'heure, ainsi que ceux vus pendant la leçon. Mine de rien, je ne chôme pas !
09 octobre 2007
Première leçon de Japonais
Et bien il était temps ! Nous savons depuis Juin que nous partons à Tokyo et je n'avais pas vraiment pris en main l'apprentissage du Japonais. J'avais juste converti dans mon ipod les pistes d'un CD "80 minutes pour parler Japonais" , et je l'écoutais dans le métro en allant travailler. Pas mal pour se sensibiliser à la langue, mais un peu short pour se débrouiller au supermarché ! Cette fin de grossesse compliquée, qui me bloque à la maison, m'a donné le parfait prétexte pour investir dans des cours particuliers à domicile (la banque de Nicolas ne financera pas... tant pis ! mais l'Etat m'en rembourse 50% grâce à la loi Borloo). Hier donc la jeune et jolie Aikiko est venue pour cette première leçon et après avoir reglé quelques détails logistiques, nous sommes entrées dans le vif du sujet...
Je dois avouer que la première demi-heure m'a véritablement désorientée : j'avais pourtant lu que la grammaire était très simple, compris pendant notre voyage de noces qu'il n'y aurait pas de problème d'accent (ou très peu)... mais j'avais à peine envisagé le délicat problème de l'alphabet ! "Comment ça, il y a trois alphabets ? " ... "et vous mélangez les alphabets dans la même phrase ?" ... "et en katakana, vous ne séparez pas les mots par des espaces ?".... On me dit que je peux maîtriser le Japonais sans me préoccuper de l'écriture. Hem, je veux bien, mais je fais comment pour distinguer les paquets de lessive au supermarché ? et je ne me vois pas apprendre le vocabulaire sans visualiser l'écriture japonaise des mots. J'ai désamorcé la panique, tout bêtement en écrivant "sushi" en katakana et en hiragana : revenir à ce qui est cher à mon coeur, voila qui me rassure ! Finalement ca s'écrit facilement. Et puis j'ai déjà appris le sanskrit dans une autre vie, grâce à un système de cartons bristol très malin (billet à venir sur cela !), je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas apprendre au moins l'hiragana et le katakana. Pour le Kanji, on verra plus tard ...
Nous sommes ensuite passées à du vocabulaire, celui basique de la rencontre : Kon nichi wa, Kon ba wa, Sumimasen... et là j'étais bien plus à l'aise, pusique j'avais appris cela grâce à mon ipod ! Rapidement nous avons construit des phrases simples, et je peux le dire : Watashi wa Fransu-Jin desa !
J'apprécie énormément ce cours particuliers : je peux poser les mille questions qui me passent pas la tête (il faut me suivre des fois, Aikiko est très patiente !) et j'apprécie également de pouvoir aider mon interlocutrice dans son Français, qui à l'oral est de très bon niveau.
Maintenant, en attendant ma prochaine leçon lundi prochain, j'ai un sacré travail : réaliser mon petit alphabet sur carton bristol, apprendre les mots, expressions et tournures de phrases vues avec Aikiko et apprendre les nombres (du moins en Romanji ). Pas de problème, je suis hyper motivée !!!
(Photo : Aikiko et moi pendant le cours : ma maman a eu la bonne idée de sortir son appareil photo, merci à Aikiko de s'être pretée au jeu)










