09 mai 2008
Touche pas à mes Crocs !
Il y a quelques semaines, j'ai acheté deux paires de Crocs pour Romane et moi même. "Hein ???? mais c'est laid !!!!" diront certains. Oui, c'est vrai, au premier abord ce n'est pas très joli. L'an dernier à Nice cela m'avait déjà démangé, mais j'avais reculé au dernier moment, justement pour raisons esthétiques. Mais voila, aujourd'hui nous sommes au Japon et la donne a grandement changé. Ces chaussures aérées sont faites dans une résine anti-bacterienne et anti-transpirante : d'après une maman française expatriée ici depuis plusieurs mois, ce sont les seules chaussures supportables en temps de mousson (grosse chaleur et pluie abondante). "On ne peut laisser les pieds de son enfant enferme dans des bottes caoutchouc" me dit elle. Bingo ! la voila mon excuse en béton pour faire fi des récriminations paternelles. D'autant que j'avais lu que la semelle intérieure de ces chaussures est munie de picots, comme les claquettes de piscine, et sont donc particulièrement confortables. Autre avantage critique de ces tatanes : elles s'enfilent très facilement . Elles sont donc idéales pour la maman que je suis ayant à gérer ma marmaille en sortant de la maison (puisque nous nous sommes rapidement mis à la coutume japonaise qui veut que l'on ôte ses chaussures au seuil de la maison). Mais mieux encore ! elles sont idéales pour une puce de 3 ans en plein apprentissage de l'autonomie et en particulier pour l'habillage (Mme Montessori approuverait). Il a seulement fallu quelques jours à Romane pour comprendre comment les enfiler (hem en particulier pour les enfiler dans le bon sens, elle avait une sérieuse tendance à confondre pied droit et pied gauche !). J'ai donc acquis ces deux paires, couleur de Barbalala pour Romane, couleur de Barbamama pour moi.
En les achetant, Hélène qui m'accompagnait, me dit qu'elle a entendu que ces chaussures seraient dangereuses dans les escalators, j'achète quand même, j'en ai envie. Je dois retourner au magasin, ayant pris une paire trop petite pour Romane et effectivement sur le présentoir je trouve un petit panneau informant du problème : les Crocs se coinceraient entre les marches et la paroi de l'escalator et leur souplesse ne protégeraient pas les petons de nos petits bouts. A Singapour une petite fille a vu son doigt de pied arrache dans l'accident. Ces accidents arrivent en particulier lorsque l'utilisateur frotte son pied contre la paroi de l'escalator. Depuis quelques semaines, on trouve ces panneaux au pied des escalators tokyoites (merci Hélène) et le gouvernement japonais a récemment demandé à ce que le design de ces chaussures soit revu. Il faut dire que le Japon est un des plus grands consommateurs de Crocs au monde (3,9 millions de paires vendues).
Mais pourquoi donc ai-je acheté ces chaussures malgré le danger ? Vous le savez, je n'ai pas hérité d'une petite fille sage et disciplinée de nature. Mademoiselle non seulement prend rarement la main dans l'escalator mais en plus les adore et s'y précipite des qu'elle le peut. Et bien tout simplement parce qu'il est de ma responsabilité de parent de veiller à ce que mon enfant ne fasse pas le clown sur ce genre d'engin, Crocs ou pas. Ce qu'elle a très bien compris d'ailleurs. Alors certes il reste le danger pose par des objets lourds tombant sur ses pieds, mais à vrai dire il est identique à celui que nous courrons en portant des sandales, des espadrilles ou des tongs... Je ne vais quand meme pas faire porter à ma fille des chaussures de sécurité en plein ete et ces Crocs ont au moins l'avantage de recouvrir les doigts de pieds, ce que ne font pas les Havainas que j'ai vu aux pieds de nombreuses petites filles l'an dernier...Bref, tout cela n'est pas lie aux Crocs elles mêmes, mais à notre devoir de parent : à partir de quel age physiologiquement et psychologiquement peut on faire porter ce type de chaussures ? pas avant 3/4 ans à mon avis, age pour lequel la cheville est prete à ne plus etre autant soutenue et où l'enfant comprends les consignes de sécurité basiques, pourvu qu'on lui les donne. Cependant j'ai vu des paires de Crocs bien plus petites que celles achetées pour Romane. J'espère que les parents n'en achètent pas des que bébé commence à marcher...
Cette affaire fait un peu sourire tout de même, comme le montre cette vidéo trouvée sur Youtube :
Plus sérieusement, vous trouverez à ce lien (en anglais) un petit rappel des consignes de securite relatives aux escalators, ascenseurs et tapis roulants. En plus on y apprends le pourquoi du comment technique et historique et que s'il n'y avait pas les ascenseurs les villes seraient toutes plates (si si !).
Et je confirme : les Crocs sont super confortables à porter, et j'ose même les porter avec des chaussettes ! Tant pis pour l'esthétique, vive le confort.
28 février 2008
Solidaire
Fichtre ! que n'y avais je pensé avant ! c'est en surfant sur le blog de Damouredo que j'ai vu une icône que je connais déjà très bien...
L'Etoile de Martin est une association que j'ai connu via une de mes amies londoniennes : Martin est un de ses cousins, décédé il y a deux ans d'une tumeur au cerveau... il avait à peine 2 ans. Sophie nous a fait partager sa lutte contre la maladie, ses derniers instants... puis la création de cette association soutenant la recherche sur les cancers pédiatriques et cherchant à améliorer le quotidien des enfants malades. Régulièrement, elle nous donne l'occasion de soutenir cette association et j'essaye de la faire connaitre à mon entourage... j'ai même fait courir une alsacienne chère à mon coeur à la Parisienne en Septembre dernier (j'aurais bien couru, si je n'avais été enceinte de 7 mois !). Mais pourquoi n'avais je pas pensé avant à insérer ce lien sur mon blog ? allez, on mettra ça sur le compte de mon inexpérience de la Blogosphère et on va réparer cela bien vite.
J'en profite pour attirer l'attention de mes camarades expatriés au Japon sur le cas de David, un père de famille anglais, habitant Kyoto, qui nécessite une greffe de moelle osseuse rapidement : Japonais et Caucasiens étant peu compatibles, l'entreprise est difficile. L'initiative consiste donc à ce que les résidents européens au Japon aillent se faire tester pour trouver un moelle compatible. Nicolas et moi en avons discuté hier soir : il faut qu'on s'organise. Si vous n'êtes pas déjà informés de cette initiative, rendez vous au lien suivant : http://help-david.com/.
04 février 2008
Reprise ?
En principe, cette semaine marque la fin de mon congé maternité et le début de mon congé parental. Et oui, je ne vais pas
retourner travailler, laisser mon pti Dorian à 3 mois à peine à une nounou, ni sa grande soeur : je suis loin, très loin de ces préoccupations.
On me demande parfois comment je vis cette expérience de femme au foyer... et bien à vrai dire, outre quelques difficultés avec Romane, je me sens très bien dans cette nouvelle peau. Je n'ai certainement pas la même autonomie, ni la même liberté de mouvement, mais l'endroit où je me suis fixée fait toute la différence : le Japon, Setagaya... Mes neurones sont sans cesse en mouvement : repérer le quartier, faire les courses, trouver le petit parc pour Romane, faire de nouvelles connaissances, se débrouiller malgré ma méconnaissance de la langue locale. Le blog aussi, qui me stimule pour observer et mettre en mots mes impressions. Et puis biensûr la culture japonaise que je suis venue ici découvrir. De fait on me demande si j'ai le mal du pays, si je ne me sens pas isolée. D'abord j'ai vraiment peu de temps pour y penser : les enfants, la tenue de la maison et ma socialisation en plein boum ne m'en laissent guère le temps... D'ailleurs, j'ai ressorti le filofax pour m'organiser et je trouve cela plus compliqué que lorsque j'étais salariée car ici je suis seule maître de mon emploi du temps: personne pour m'imposer des réunions et des échéances, je dois les fixer seule... Il n'y a guère que la situation médicale de ma maman qui me donne du vague à l'âme, mais nous nous tenons au courant très régulièrement. Et puis il y a un élément fondamental : j'ai voulu venir au Japon, pour y vivre et vivre sa culture autant que faire se peut. Nicolas a proposé, et j'étais d'accord d'emblée. Je ne suis pas une épouse qui a du suivre son mari et laisser tomber sa carrière pour cela : c'est un projet commun, que j'ai associé à un projet personnel de m'occuper moi même de mes enfants, et qui me tient à coeur autant qu'à Nicolas. J'aurai peut être un autre discours dans quelques mois mais je ne suis pas partie sans m'assurer que mes compétences ne trouveraient pas preneur à Tokyo. Je suis donc confiante.
24 janvier 2008
un peu absurde...
Et bien ce sont des rapides à la Mairie de Setagaya : hier, alors que le matin même j'avais fait enregistrer les enfants, je recois un courrier m'informant de la visite médicale pour Dorian subventionnée par la mairie, tout en japonais évidemment. Mais il y a une étiquette sur l'enveloppe m'informant de son contenu et une petite note à l'intérieur...
Elle dit :
"Voila la notice pour la visite médicale de votre enfant. Une version en anglais est disponible aux coordonnées ci dessous. Si vous en avez besoin d'une en anglais, merci de nous appeller en japonais. [...] Si vous ne parlez pas japonais, merci de vous adresser au bureau d'information des étrangers à ce numéro".
Compte tenu de notre nationalité, n'aurait il pas été plus aisé d'insérer directement la notice en anglais et de se passer du billet ? Ceci dit, je ne me plains pas vraiment, j'ai l'impression que la mairie de Setagaya fait beaucoup pour les résidents étrangers par rapport à d'autres mairies. Et puis j'en parlerai à mon médecin (quand je l'aurai localisé) pour qu'elle appelle à ma place ;o)
03 décembre 2007
Je me demande si je ne suis pas folle en fait.
Derniers jours, je vois mes amis, ma famille pour "la derniere" fois. Et je commence à le formuler tout haut et tout bas dans ma tête : vous allez me manquer. Pour la première fois depuis des mois que je prépare cette expatriation, j'ai peur de souffrir de ce manque. N'ai je pas trop compté sur Internet pour maintenir le lien ? on n'entends pas les rigolades sur Internet, on ne partage pas la même bouteille de vin sur Internet, on ne voit pas l'étincelle de plaisir dans les yeux rien qu'à passer un moment ensemble sur Internet...
Je retrouve, enfin, une vie de famille en allant au Japon. Voila ce qui va compenser.
Mais ce n'est pas évident tout de meme.
23 novembre 2007
Non, je ne vous abandonne pas....
Plus que 13 jours avant le décollage vers Tokyo. J'essaye de voir un maximum de monde, surtout mes amies. Je ressens une sorte d'angoisse plus ou moins forte de leur part à l'idée que nous partions si loin, un peu comme si nous n'allions pas nous revoir avant des années, voire jamais nous revoir. La marraine de Romane en est presque traumatisée, elle dit même qu'elle psychote ! il est vrai qu'au fil des derniers mois elle a développé une bonne relation avec elle, c'est quelque part dommage de la distendre. Pourtant elle habite à Bordeaux, nous ne voyions pas chaque semaine. Ma maman s'y est mise aussi : "Oh pauvre petit Dorian que je ne verrai pas grandir !' . Nous partons pour 3 ans, et elle pense qu'elle ne le verra plus quasiment ! Et même mes copines d'Internet sont un peu tristes, alors que je vais continuer à pointer régulièrement "dans le bocal"...
Alors, oui, c'est vrai qu'on ne pourra pas venir en week-end, que pour s'appeller il faudra tenir compte du décalage horaire et compter sur Skype pour limiter les couts. Pour autant j'ai l'intention de passer les mois d'été en France, et de rendre visite à tout le monde, justement pour que les enfants aient "une base" solide en Europe. Mon amie Sophie, qui a vécu aux US longtemps étant enfant, pense que c'est indispensable.
Mais surtout, autant je sais que mon entourage va me manquer au jour le jour, autant je ne ressens pas d'angoisse particulière. Pas de vertige, pas de tristesse à l'idée de m'éloigner... étrange non ? Quelque part, je compte sur Internet pour continuer à prendre des nouvelles, faire vivre aussi ce que je vis, échanger régulièrement. Je suis aussi très optimiste sur les visites que nous aurons (même si la destination est chère !) . Mais le fond du fond c'est que je sais que les gens que j'aime, je ne les perds pas de vue, même si je ne les vois pas régulièrement. En tout cas, ce que j'apprécie particulièrement c'est de reprendre les choses là où elles en étaient lorsque je suis partie (car depuis 1999 j'ai quand meme vécu dans 3 villes différentes !) . Non je ne vous abandonne pas, et je reviendrai, et je ne me ferai pas oublier, ni ne vous oublierai....
Il est enfin une chose importante pour moi, c'est la sincérité des gens face à mon départ : non pas que cela me flatte, mais cela me prouve que j'arrive à leur apporter quelque chose, de l'amitié, de l'affection, et cela est très important pour moi.
28 septembre 2007
Pourquoi s'expatrier ? 2e partie
Dans l'épisode précédent, j'expliquais comment l'idée nous était venue de nous installer au Japon. L'attraction vers le pays d'accueil est certainement plus importante que l'envie de quitter le pays d'origine. Cependant, c'est interessant de s'y pencher, surtout que ce n'est pas notre première expatriation.
Si pour la première (Londres) nous sommes partis sans nous poser de questions sur notre pays d'origine, lors de notre "retour" en 2005 les perspectives ont sérieusement changé.
Déjà, nous ne sommes pas complétement rentrés : Nicolas a prolongé son séjour pour terminer son MBA, et à son issue, après pusieurs dizaines de candidatures, il n'a pas décroché un seul entretien d'embauche pour un poste à Paris. Certes, deux opportunités se sont présentées, à l'interne du groupe auquel il appartenait, mais elles n'ont pas tenu au regard de ses légitimes aspirations, tant sur le plan salarial que sur le fond des emplois proposés. Une des raisons principales de notre départ de France réside donc dans l'absence d'opportunités professionnelles.... alors même que Nicolas a de multiples contacts avec des chasseurs de têtes anglais et asiatiques et que ses compétences sont recherchées... De fait, nous ne savons même pas si un jour il retrouvera une place dans le monde professionnel français... et tout ca avec un diplôme d'ingénieur, d'expertise comptable et un MBA de premier plan (5e mondial)!
Quant à moi, j'ai repris un poste dans ma societé, l'une des plus importantes du CAC 40, en tant que conseiller RH. Et je dois avouer que le choc culturel du retour fut bien là. Attention ! je ne vais pas dire qu'il y a le paradis d'un côté et l'enfer de l'autre, bien loin de moi cette idée. Je retrouvais certaines caracteristiques de la vie professionnelle française avec beaucoup d'enthousiasme. Je retrouvais en particulier cette "Logique de l'honneur" bien française décrite par Philippe d'Iribarne, qui interesse nettement plus le cadre français à l'ensemble de son environnement et me manquait terriblement en Angleterre. Cependant, mon retour fut couplé à un nouvel état d'esprit et de nouvelles contraintes : celles de mère de famille. Dans ce contexte, je crois n'avoir jamais retrouvé l'interêt premier que je portais à ma societé et en particulier à ma division. Auparavent, les jeux d'acteurs, les intrigues entres petits chefs, les envolées syndicales, tout cela me passionnait. Or depuis mon retour, j'étais de par mon expérience anglaise beaucoup plus orientée sur les résultats de mes actions, et de par mon statut de maman, beaucoup plus détachée du théâtre de l'entreprise. Cette période de remise en question professionnelle ne m'amenait cependant pas à envisager de me ré expatrier... mais rendait le retour en Angleterre très tentant (malgré les difficultés de garde d'enfant là-bas).
A cela il faut rajouter trois éléments :
- les prix de l'immobilier à Paris... exhorbitants alors même que nous gagnons bien notre vie... et donc l'impossibilité de nous loger selon nos souhaits... alors tant qu'à faire pourquoi ne pas vivre carrément ailleurs...
- l'immobilisme social français, qui trouva son paroxysme lors de la crise du CPE ... il n'est pas certain que la nouvelle équipe en place parvienne à sortir la France de son encroutement, les sacrifices à faire sont trop nombreux et touchent tous les corporatismes... certes dans d'autres pays comme l'Angleterre tout n'est pas aussi bien balisé socialement (système de santé, cout de l'éducation, coût de la vie) mais au moins il y a du travail pour ceux qui veulent travailler... et sans ce dynamisme social la France, qui a pourtant beaucoup d'atouts, n'arrivera à rien...
- a cela s'ajoute la crise politique que représente le CPE puisque les administrés (ou du moins une partie de ces administrés) récusaient violemment ceux là même qu'ils avaient élu et gagnaient la bataille. J'ai été choquée de cette contestation, alors même qu'en Grande Bretagne l'action gouvernementale et le vote du parlement sont respectés, tout en permettant une expression libre des dissidences de point de vue.
Bref, on ne se sent plus à l'aise dans ce pays ... alors on part voir ailleurs...
Tout cela est un peu lapidaire, mais résume le pourquoi du départ. A l'heure où la communeauté française de Londres représente une bonne ville moyenne française, et surtout composée de jeunes diplômés, et alors même que les conditions de vie ne sont pas forcément folichonnes (loyers, système de santé, transport, climat), notre départ en expatriation et celui d'autres familles est symptomatique d'un certain malaise d'une frange de la population active. Il serait peut être temps que l'Etat français comptabilise et analyse ces flux de départ...
(le débat est ouvert, vos commentaires sont bienvenus...)
A bientôt !
25 septembre 2007
Pourquoi s'expatrier ? 1ere partie
J'ouvre ici un billet qui va me demander un peu de réflexion. Car finalement pourquoi partir ? pourquoi quitter ses proches, ses repères et une petite vie plutot confortable en Europe pour aller vivre si loin et dans une culture si différente? On peut prendre la question sous deux angles : pourquoi aller au Japon? pourquoi quitter la France ?
Pourquoi le Japon ? parce que finalement je ne suis pas une spécialiste de ce pays, je n'en parle pas un mot d'ailleurs ! Il n'y a pas de raisons, d'arguments : il y a une histoire et des évènements qui s'enchainent. Tout cela a commencé avec des sushis. Et puis pas n'importe lesquels en fait : ceux du Foujita 2... restaurant de notre premier rendez-vous avec Nicolas. Nous nous sommes découverts une passion commune pour ces petits bouts de poisson cru. Puis, Londres, notre premiere expatriation, presque fortuite, et encore des sushis : au Matsuri, à Holborn (totalement décadent !) et ceux que Nicolas a commencé à confectionner (histoire d'économiser un peu de sous :o) ) . Revenue en France, tout en laissant Nicolas à Londres, le plateau de sushi hebdomadaire est devenu un rituel, ainsi que la chasse à la bonne table japonaise à Paris... Et naturellement il nous fallait manger de ces petites choses sur leur lieu d'origine ! d'où le voyage de noce à l'été 2006. Et je dois avouer, mis à part les sushis, j'avais tout à découvrir ! Et là, ma fascination pour ce pays a commencé : un pays si étranger et si familier à la fois. Tous les repères occidentaux y sont et pourtant l'occidental y est complétement analphabète... Et puis il y a l'immensité de la culture japonaise, le zen, le monde flottant, les geishas, le no... je cite ce que je connais à peine, ce que j'ai juste commencé à découvrir. Nicolas lui se plonge dans les mangas, moi je veux tout connaitre de la céramique japonaise. Alors, l'idée est parue naturelle : nous pouvons y vivre, tout y est, et nous pourrons en même temps tout y découvrir....
Voila... to be continued !







