3 ans au Japon

La vie trépidante d'une Desperate Housewife à Tokyo.

12 novembre 2008

Lastminute.co.jp, episode 2 (et final)

Suite des aventures du Fabien a Tokyo : dimanche Nicolas s'est dévoué et a garde les petits a la maison... hemmm il devait bien faire 10 degrés dehors, il était bien mieux a l'intérieur (je suis mauvaise langue, il les a emmené au jardin tout de même). J'ai donc pris Fabien sous mon aile pour l'emmener faire "the" ballade dominicale dans Tokyo : Harajuku, Meiji Jingu, puis arret au musee du sabre et enfin shopping a Shinjuku.
Malheureusement il était trop tôt lorsque nous sommes arrives a Harajuku : il n'y avait pas beaucoup de Cosplayers, et ceux présents n'étaient pas encore en train de poser pour les photographes amateurs. Nous avons file direct sur le Meiji Jingu, qui est certainement mon temple shinto favori sur la mégapole. Le calendrier nous était favorable car le 15 Novembre les enfants de 3, 5 et 7 ans sont fêtés, on appelle cela Shichigosan. Ainsi ce jour n'etant pas ferie, le week end le precedant de nombreuses familles parent leur progéniture de leur plus beau kimono (3 et 7 ans pour les filles, 5 ans pour les garçons) et les emmènent au temple pour une bénédiction (est ce le bon terme ?). Pour les garcons de 5 ans, au temps des samourais, il s'agissait d'un veritable rite de passage : a partir de ce jour ils etaient autorises a faire pousser leurs cheveux. Pour les filles de 7 ans, elles remplacaient la simple corde qui nouait leur kimono par un obi, cette centure lourde et fastueuse. Ils étaient donc nombreux les petits japonais en ce dimanche au Meiji Jingu, tous plus kawai les uns que les autres. Un grand magasin du coin fournissait même ballons multicolores. Malgré la faible luminosité (temps gris pourri !), j'ai donc dégainé mon appareil et son zoom assez satisfaisant pour vous ramener ces quelques cliches.

Il y eut bien sur l'inevitable mariage shinto (apparemment les japonais aiment a se marier avec tout plein de touristes autour !), ce qui n'a pas manque d'impressionner mon visiteur.

A quelque 10 minutes a pieds et après un petit onigiri rapidement avale au combini, nous avons visite le musée du sabre. Je l'avoue, les sabres de samourai pour moi c'était une affaire de geek, pas vraiment ma tasse de the, et le lieu ne me motivait guere : vieillot, tout plein de vieux messieurs tres concentres... en realite, dans la petite salle d'exposition, eclairee juste comme il faut, nous avons vu des merveilles. Certes, difficile pour nous d'apprecier l'exception des lames presentees comme tresors nationaux ou "very important cultural property", mais le musee nous a fourni une documentation en anglais qu'il ne nous reste plus qu'a potasser. Non, ce qui nous a vraiment enchante ce sont les accessoires finement decores, et en particulier les Tsuba (garde). Dommage que les indications soient tout en japonais : nous ne savions pas de quelle epoque exactement dataient ces merveilles... A vrai dire, je crois qu'on est sortis un peu geek de cette visite !

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Enfin, nous avons termine la ballade par une viree a Shinjuku, grouillant de monde (le dimanche ici tout est ouvert... et les japonais depensent a coeur joie). Apres un detour par Tokyu Hands (ca y est j'ai enfin un pilon a sesame digne de ce nom et des baguettes qui accrochent vraiment), nous avons arpente le sous sol d'Issetan*, un grand magasin luxueux, l'equivalent de Selfridges pour moi. Nous avons decide de ramener de quoi diner : anguilles, gyozas, legumes cuisines et rouleaux de makis... je crois que nous avons du depenser dans les 10 000 Yens pour trois, mais franchement cela valait vraiment la peine : rien a voir avec les douceurs de notre traiteur de quartier.

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J'etais frigorifiee de cette escapade, mais quel plaisir de se ballader nez au vent sans avoir a surveiller la marmaille... Derniers moments a Tokyo... enfin, j'espere pas la derniere fois quand meme !

Pour la petite histoire, Fabien est reste les deux jours suivants, parcourant Ginza le lundi et dinant avec Nicolas chez En (une excellente chaine d'Izakaya), et le Musee National de Tokyo a Ueno le mardi avant de reprendre l'avion. A son retour au bercail, il nous ecrit ceci "Je voulais voir votre maison, prendre le pouls du Japon, sentir l'atmosphère. Objectif pleinement atteint. Je n'ai qu'envie d'y retourner avec Anne pour découvrir le Japon bucolique de l'arrière pays."Voila qui ne peut que me rejouir.

* Only in Japan : dans le rayon chaussures d'Issetan, j'ai vu une cliente assise qui venait de se decider pour une paire : la vendeuse etait agenouillee devant elle, lui presentant l'etiquette, la cliente a sorti sa carte bleue, l'a donne a la vendeuse qui est allee encaisser le montant a la caisse pendant que la cliente attendait. Vous feriez cela en France vous ?

Posté par FloaSingapour à 22:57 - Découvertes et insolite - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Commentaires

    tu vas nous manquer

    Merci pour ces beaux reportages qui nous font voyager et découvrir le japon à distance. Tes chroniques vont nous manquer c'est sur.
    Bon séjour à Singapour
    bises
    isa

    Posté par isa de montreal, 13 novembre 2008 à 04:10
  • Sympa cette visite.
    Si c'est le Fafa que j'ai connu : un bonjour de ma part!
    Bonne soirée (journée) à tous les 4.

    Posté par Urbanbroc, 13 novembre 2008 à 05:31
  • carte bleue

    Je pense que ça doit être le même principe que pour les cartes de crédit américaines.
    Pas besoin de code, il suffit juste de signer le reçu.

    Posté par Lysia, 13 novembre 2008 à 05:58
  • pas de code

    Vu qu'en France il faut taper uin code c'est impossible. Maintenant, en France on recommande toujours de garder sa carte à portée de vue...

    Posté par Sophiedeno, 13 novembre 2008 à 15:27
  • c'est surtout cela que j'avais en tete (moi pas de carte de credit ici au japon !) . Ici pas de probleme, la confiance est de mise...

    Posté par Flo au Japon, 13 novembre 2008 à 15:39
  • Craquantes, les petites filles en kimono

    Pep aussi m'avait ramené la tenue complète : kimono de soie, obi, chaussures hautes avec chaussettes à doigt séparé, ombrelle en papier huilé...et même une perruque de geisha en papier froissé. Après plus de 50 ans, j'en ai encore la nostalgie....
    As-tu le temps d'en acheter une pour Romane lorsqu'elle sera grande et qu'elle voudra se souvenir de son séjour à Tokyo ?

    Posté par bigmammy, 13 novembre 2008 à 18:01
  • kawai

    jolies photos malgré le temps pourri en effet ! Et je salue encore le dévouement de Nicolas pour s'occuper de ses deux "saucisses"! Et pour les "derniers moments à Tokyo", sachez que nous vous y accueillerons avec plaisir si l'envie vous prenait d'y refaire un saut depuis Singapour... pour un peu de shopping ?(voir commentaire de Bigmammy... ;-D

    Posté par LN, 14 novembre 2008 à 21:33

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