3 ans au Japon

La vie trépidante d'une Desperate Housewife à Tokyo.

04 février 2008

Reprise ?

En principe, cette semaine marque la fin de mon congé maternité et le début de mon congé parental. Et oui, je ne vais pasCIMG1491 retourner travailler, laisser mon pti Dorian à 3 mois à peine à une nounou, ni sa grande soeur : je suis loin, très loin de ces préoccupations.
On me demande parfois comment je vis cette expérience de femme au foyer... et bien à vrai dire, outre quelques difficultés avec Romane, je me sens très bien dans cette nouvelle peau. Je n'ai certainement pas la même autonomie, ni la même liberté de mouvement, mais l'endroit où je me suis fixée fait toute la différence : le Japon, Setagaya... Mes neurones sont sans cesse en mouvement : repérer le quartier, faire les courses, trouver le petit parc pour Romane, faire de nouvelles connaissances, se débrouiller malgré ma méconnaissance de la langue locale. Le blog aussi, qui me stimule pour observer et mettre en mots mes impressions. Et puis biensûr la culture japonaise que je suis venue ici découvrir. De fait on me demande si j'ai le mal du pays, si je ne me sens pas isolée. D'abord j'ai vraiment peu de temps pour y penser : les enfants, la tenue de la maison et ma socialisation en plein boum ne m'en laissent guère le temps... D'ailleurs, j'ai ressorti le filofax pour m'organiser et je trouve cela plus compliqué que lorsque j'étais salariée car ici je suis seule maître de mon emploi du temps: personne pour m'imposer des réunions et des échéances, je dois les fixer seule... Il n'y a guère que la situation médicale de ma maman qui me donne du vague à l'âme, mais nous nous tenons au courant très régulièrement. Et puis il y a un élément fondamental : j'ai voulu venir au Japon, pour y vivre et vivre sa culture autant que faire se peut. Nicolas a proposé, et j'étais d'accord d'emblée. Je ne suis pas une épouse qui a du suivre son mari et laisser tomber sa carrière pour cela : c'est un projet commun, que j'ai associé à un projet personnel de m'occuper moi même de mes enfants, et qui me tient à coeur autant qu'à Nicolas.  J'aurai peut être un autre discours dans quelques mois mais je ne suis pas partie sans m'assurer que mes compétences ne trouveraient pas preneur à Tokyo. Je suis donc confiante.

Posté par FloaSingapour à 16:16 - Ca n'engage que moi - Commentaires [0] - Permalien [#]
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