3 ans au Japon

La vie trépidante d'une Desperate Housewife à Tokyo.

28 janvier 2008

Samedi, j'ai cuisiné japonais

aujourd_hui_cuisine_japonaisHarumiEt cela me donne l'occasion d'ajouter un nouveau billet à la catégorie Bibliographie : "Aujourd'hui, je cuisine Japonais".  J'avais acheté ce livre à notre retour de voyages de Noces en Septembre 2006. Ce voyage a été un festival de saveurs et de plaisirs culinaires, que ce soit au sushi bar du coin de la rue qu'au Ryokan à Kyoto. J'avais très envie de manger autre chose que du sushi et ce livre est tombé à pic. Il est écrit par Harumi Kurihara, épouse d'un célèbre présentateur TV Japonais et aujourd'hui parmi les grandes prêtresses des ménagères nippones. Manifestement édité en plusieurs langues, il s'adresse aux lecteurs occidentaux, et propose des alternatives européennes à certains ingrédients qu'on trouve difficilement hors du Japon. Il traite de la cuisine familale japonaise sous tous ses aspects : entrées et amuse gueule, soupes et nouilles, riz, tofu, poissons et fruits de mer, poulet et oeufs, boeuf et porc, sushis biensûr, légumes et enfin desserts et boissons. Sa lecture est particulièrement agréable car l'auteur commente chaque recette d'explications sur l'origine des plats, de conseils et d'anecdotes familiales. Les recettes sont à première vue faciles à réaliser. Pour la cuisinière peu expérimentée que je suis, je ne dirai pas qu'elles sont faciles à réussir mais il va sans dire que je vais tacher d'améliorer mes compétences !

Recevant à nouveau Claire et Arnaud, j'ai jeté mon dévolu sur 4 recettes (pas moins !) : des oeufs à la sauce soja (shoyu tamago no zensai) en amuse gueule, des brochettes de tofu au porc émincé (tofu no tsukune) en entrée, puis du poulet au poivron rouge et vert (Tori to piman no itame ni) accompagné d'épinards frais et d'haricots verts à la sauce de sésame noir. La première difficulté fut de se procurer tous les ingrédients : j'avais pour la plupart un nom en japonais écris en romanji, mais je n'avais pas pris note de l'écriture japonaise. De toute façon, dans une allée de supermarché, il y a tellement de produits ... c'est comme dégotter une aiguille dans une botte de foin. Je me suis faite quand même un peu aider et j'ai finalisé le tout à l'épicerie bio de mon quartier.

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Arrivée à la maison, illico presto j'ai étiquetté mes condiments, cela sera plus simple pour une prochaine fois. Je me suis mise en cuisine en milieu d'après midi, ce que n'a pas manqué de remarquer Romane qui a voulu m'aider et a enfilé son tablier.  Aie, léger problème pour elle : elle ne comprends pas que je ne cuisine pas pour maintenant et pas pour elle. J'ai beau lui dire que nous recevons des invités, rien n'y fait. Comme à son habitude, elle s'attable et réclame "une assiette de graaaaaaaaaaaaande". Après moult énervements, elle finit par s'endormir sur la table du salon... tandis que Dorian a trouvé autre chose à se mettre sous la dent...

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Hem, quelques lecteurs, qui me connaissent bien, doivent douter en lisant ces lignes :  "Florence, en cuisine ? sa recette favorite c'est "Allo Sushi"!". D'autres par contre savent que parfois, il me prend des envies de me mettre aux fourneaux, surtout quand on me donne de bonne recettes (n'est ce pas Cat ? ). Alors pour dissiper les doutes, et malgré le fait que cette photo soit pitoyable (Nicolas, c'est bien aussi de se lever du canapé quand on prend en photo quelqu'un), je vais vous fournir la preuve que j'étais bien une desperate housewife samedi après midi... certainement plus Susan que Bree, mais qu'importe !

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(je tiens à préciser que NON je ne suis pas enceinte sur cette photo !! ;o) )

Ca évidemment été la panique, tout n'etait pas prêt et comme la cuisine donne intégralement sur l'espace salon, je ne sais pas si nous avons reçus Claire et Arnaud dans les meilleures conditions. Qu'importe, nous avons encore l'excuse d'un emménagement récent... Le verdict ?
- les oeufs de soja, plutôt bons, mais à ne pas servir avec un verre de vin rouge (que nous avions proposé en apéritif)
- les brochettes souffraient du fait que nous n'avions pas trouvé de coriandre et que le tofu n'avait pas assez dégorgé. Elles étaient plutôt bonnes, mais manquaient de saveur et de tenue. Nicolas veut réessayer, je m'executerai avec plaisir.
- le poulet était aux dires de mes convives plutôt réussi, mais côté aspect ca n'était pas trop ça (et surtout ca ne ressemblait en rien à ce qui était présenté sur le livre!). J'aurai du le servir avec du riz : je note pour la suite.
- les haricots verts au sésame noir n'étaient pas très bons : j'ai notamment du transiger avec de gros haricots verts alors que j'en voulais des fins, et j'ai du mettre trop de sauce de sésame. Je garde la recette de côté, j'y reviendrai plus tard.
Soit qu'il ait décidé d'être diplomate, soit qu'il ait été honnête, Nicolas a été plutôt indulgent.
L'idée maintenant est de prendre une ou deux recettes par semaine et de m'y essayer...

Aujourd'hui je cuisine Japonais
, par Harumi Kurihara.
Editions Octopus, ISBN 2012602959

 

Posté par FloaSingapour à 14:39 - Bibliographie - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Commentaires

    Essayer quatre recettes qu'on n'a jamais faites quand on reçoit... je te tire mon chapeau. Je me souviens d'un désastre avec un bouquin de cuisine végétarienne une fois... depuis, c'est bien fini (par la cuisine végétarienne, mais les nouvelles recettes pour les dîners).

    Posté par Pascale, 28 janvier 2008 à 16:24
  • C'était très réussi

    Nous nous sommes régalés, crois moi!
    Je n'ai pas trouvé les haricots ratés et j'ai particulièrement aimé le poulet!
    Nous sommes au Japon depuis plus d'un an et il est rare que nous mangions japonais! Alors merci de nous en avoir donné l'occasion!
    Et quel honneur d'avoir été vos premiers invités! A charge de revanche bien sur...

    Posté par Claire, 28 janvier 2008 à 18:24
  • Bon sang ne saurait mentir....

    Courage, ma fille ! moi aussi, quand j'ai débuté, j'étais toute seule. Maman, excellente cuisinière s'il en fut, ne m'avait pas appris grand chose, elle préférait que je me concentre sur mes études ! J'ai ramé au point de n'essayer à faire une mayonnaise qu'il y a quinze ans environ !

    Posté par bigmammy, 28 janvier 2008 à 18:54
  • moi aussi, j'ai ce livre, un ami me l'avait offert y'a 2 ans. Je n'ai jamais fait une recette en entière, je m'en inspire et les réadapte à la sauce française, car j'aimerai mangé tous les jours japonais, mais financièrement c'est impossible donc avoir du français avec un arrière goût de japon, ça relève le repas.

    Posté par yochan, 28 janvier 2008 à 21:00
  • Challenge

    Je n'ai pas vraiment le charisme de cuisinière, contrairement à Madame Kurihara, donc je salue ton courage pour cette invitation à dîner!

    Au Japon, avec la réputation de la cuisine française, beaucoup pensent que les Français sont tous de fins cordons bleus. Je dois reconnaître que c'est vrai pour beaucoup de Français(es) que je connais, qui aiment faire la cuisine, mais pour les autres, c'est un peu dur à vivre. En ce qui me concerne j'ai appris à cuisiner après ma venue au Japon, donc un peu comme toi.

    Je crois que ce livre (la version anglaise) a reçu il y a quelques années le prix international du meilleur livre de cuisine...

    Harumi Kurihara est une ménagère de grand talent, très dynamique et inventive, et j'ai toujours beaucoup aimé son sourire (elle passait assez souvent à la télé).

    Posté par Shizuka, 28 janvier 2008 à 22:16
  • Oh ben moi je suis une piètre cuisinière alors je dis chapeau de se lancer dans un plat japonais avec des ingrédients dont tu ne peux même pas lire l'emballage et surtout pour recevoir.

    Posté par Aurélie, 12 novembre 2008 à 23:24

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